lundi 5 décembre 2016

Lanceuse d'alerte - Salon du livre - Irène FRACHON

Etre en avance m'est inhabituel mais comme le pote qui m’hébergeait à Paris, voulait aller prier ce matin du dimanche 27 novembre, je suis arrivé au salon du Livre des Lanceurs d'Alertes vers onze heures. Il y avait un soleil froid sur Paris.

                 Je m'assois d'abord sur un banc pour discuter un peu avec un mec pensif et fatigué sur l'esplanade Roger Linet.


Avec seulement le jus de légume de mon pote crudivore dans le ventre, je n'ai pas spécialement envie de perdre mon temps à philosopher avec quelqu'un qui reste songeur et de marbre.

Pour faire court, je lui demande s'il ne se les caille pas trop; Parce que, moi, même avec ma doudoune et, dessous, ma polaire grenobloise (fabriquée en chine) je me les gèle grave.
Je lâche le gars et rentre dans un café qui s'appelle " le Fidèle ". (Ça casse trop !).

Le café est bon. Du coin de l'œil, j'observe un jeune homme au teint livide que deux autres personnes interviewent.

Dernière moi et comme souvent dans ce genre de café, une cloison légère me sépare de trois types qui discutent d'un des versets du Coran.

                                 >>>  [ Envie de fumer ]

Quand je règle mon café au comptoir. Je remarque deux pieds nus qui jouent de manière presque sexy avec le cuir de mocassins bruns. (Je crois être un peu fétichiste des pieds féminins).
Une femme blonde me tourne le dos, elle est entourée de deux gars. C'est Irène Frachon ...  

J'ose :  
  -  « Madame Frachon ? »
  -  « Oui ? » me répond-elle.
 -  « Je suis désolé de vous déranger en pleine discussion, mais puis-je juste vous dire un mot, un seul  ? »
        Elle sourit
 -  « Merci, Madame »



Quand je sors, un pigeon est en train de chier sur la tête du jeune roi qui bientôt deviendra un travailleur épuisé.


mercredi 23 novembre 2016

Ce monde parfait !

« Il faut mettre la société au service de l'école et non pas l’école au service de la société » disait Gaston BACHELARD. Pourtant, aujourd'hui, l’école nuit au développement personnel des enfants. Elle prône, de plus en plus tôt, une mise en phase avec un model unique, vise l’optimisation de la performance et laisse de moins en moins de place pour la réflexion, le sentiment et l'expression.


Juddu Krishnamurti
Formater les enfants pour en faire de bons conso-acteurs et appeler cela l’ « intégration sociale » est une supercherie: Le moule scolaire interdit toute dérive idéologique autre que celle qui prône l’ultralibéralisme à tout crin et la consommation de masse.



L'Histoire, la Philosophie, les Arts ou la Littérature ne seront bientôt plus dispensés dans les écoles car ces matières peuvent éveiller la curiosité des plus jeunes et risquent, par la suite, d'en faire de vilains réfractaires.

La différence, cette source d'inspiration et de créativité, pourtant tellement vitale pour changer ce monde en pleine déliquescence, n'est plus admise.

Les restrictions imposées aux enfants font parfois penser que l'autisme serait une réponse presque reptilienne du tout petit face à l'agression sauvage dont il est victime. Avec son classique repli vers un monde personnel meilleur, l'autisme serait, alors, le premier refuge de la conscience naissante.
Accepter ou pas un monde qui place l'argent, le pouvoir et la violence comme les plus belles des valeurs est une option de vie que l'on devrait pouvoir mûrir librement. Ce choix est pourtant interdit et est même répréhensible. Les programmes de l'Education Nationale sont obligatoires jusqu'à l'âge de 16 ans . Ne pas y adhérer est un pari dangereux où le jeune adulte insoumis risque de se voir renvoyé sur le banc de touches de manière violente et rapide.




La loi et la justice protègent la société contre ceux qui ne se conforment pas aux règles imposées par les plus puissants. La sanction la plus courante demeure l'emprisonnement mais, de tout l’arsenal juridique, les soins psychiatriques sans consentement et plus particulièrement l’hospitalisation d’office (appelée aujourd’hui « soins psychiatriques sur décision d'un représentant de l'état ») sont les plus abjects. Sous prétexte d'une déviance, ils répondent, à l’avance, et souvent arbitrairement, à une éventuelle mise en danger du système par ceux qui pourtant le constitue et pourraient même le faire évoluer demain.

« Sur le fondement d'un certificat médical circonstancié émanant d'un psychiatre, le préfet prononce par arrêté l'admission en soins psychiatriques d'une personne dont les troubles mentaux nécessitent des soins, compromettent la sûreté des personnes ou portent gravement atteinte à l'ordre public », ainsi, sans qu’aucun reproche ne puisse lui être fait, hormis celui de ne pas penser « comme il faut », les psychiatres, souvent avec l’aide de la police, se chargent du sale boulot et de la « reconduite dans le droit chemin » et de faire ré adhérer le déviant au modèle. La psychiatrie est le bras séculier des lobbies et des politicards. Elle incarcère et reprogramme les plus rebelles d'entre nous sous prétexte, qu’un jour, ils pourraient être dangereux. 

Quand le dispositif psychiatrique se referme, nous comprenons que nous venons de nous faire prendre et que notre calvaire durera jusqu’à la mort. Notre vie sera différente de celle que nous projetions et notre destin sera bouleversé.  
Plus nous nous agiterons, plus nous protesterons, plus nous tenterons de nous justifier, plus violente sera notre souffrance.

De la contention aux neuroleptiques, l’arsenal barbare de la psychiatrie est vaste et puissant.
Les plus rétifs, mutilés par l'ablation d'un bout du cerveau, seront définitivement transformés en de dociles légumes. Malgré toutes les croyances, la lobotomie est toujours pratiquée. La recommandation 1235 de 1994, relative à la psychiatrie et aux droits de l’homme (Assemblée parlementaire du conseil de l’Europe) l'évoque et stipule d'ailleurs qu’elle, et la thérapie par électrochocs, peuvent être pratiquées « si le consentement éclairé  a été donné par écrit par le patient lui-même ou par une personne choisie par le patient pour le représenter, un conseiller ou un curateur et si la décision a été confirmée par un comité restreint non composé uniquement d'experts psychiatriques ». 




S'il faut quelques fractions de secondes, et un verre d’eau, ou le temps d'une injection, pour commencer un traitement par neuroleptiques mais, après, il sera pratiquement impossible de l'arrêter.

La rechute inévitable qu’entraînerait l'arrêt du traitement est l'une des nombreuses épées de Damoclès brandies par le personnel des hôpitaux psychiatriques. L'est aussi celui de l'instauration d’un état de pathologie chronique. Ainsi effrayé, le patient ne pourra qu'adhérer au programme de soins. Comme révélée, il y déjà longtemps, par Henri LABORIT ou Stanley MILGRAM, parler de « neuro-plasticité provoquée » pour créer la soumission n’est pas aberrant. 
La perte de confiance en soi provoquée par l'autoritarisme abusif des personnels de santé trouve ses fondements dans la peur, la menace et l’infantilisation avec tout un contingent de phrases et de gestes qui seraient presque anodins dans un autre contexte. 
La chambre d'isolement est une brimade courante. 
La contention fait qu'à cause du manque de personnel, le patient peut se retrouver sanglé sur un lit pendant plusieurs semaines. On lui mettra une couche culotte et on lui injectera un produit anticoagulant chaque jour. 

La description d'un futur, de toute façon pourri, peut aussi conduire certains patients au suicide. Les psychiatres, bien sûr, diront, alors, que c'est à cause de la dépression liée à la maladie. 

Dans la société, le lien social n'existe plus. Les rapports y sont de plus en plus superficiels et les contraintes de plus en plus fortes mais c'est bien pire dans les institutions. Il y a là tellement de misère humaine et de maltraitance dans les hôpitaux psychiatriques que peu arriveront a y supporter un séjour. Le dictât des autorités est tellement illégitime qu'il ne peut être qu'abusif. 

Soit tu adhères à cette société, soit, comme tu ne peux la quitter, la psychiatrie t’en éliminera, sans aucune concession ni le moindre regret ».    

mardi 22 novembre 2016

Le moteur à explosion: Culte d'un autre siècle

Outre le fait qu'elle soit le moyen de transport le plus meurtrier,  la bagnole et le développement urbain à l'américaine qu'elle a entraîné ont largement contribué à enlaidir et à polluer la France.

Mon père, qui roulait beaucoup parce qu'il était représentant, aimait nous faire visiter l'hexagone et une partie de l'Europe. Il nous trimbalait  sur les routes.
Je me rappelle que nos discussions, rares échanges avec Papa, devenaient quasi philosophiques, ces nuits où il devenait une simple oreille parce qu'à part un bout de ses bras sur le volant, je ne voyais rein d'autre de lui. Ces moments privilégiés quand le reste de famille dormait, juste avant le petit déjeuner à l'aube, dans un " Routier " de sa connaissance étaient chouettes mais c'était, il y a longtemps !

Mais je me souviens aussi de ma petites sœur qui vomissait souvent et de la fumée de cigarettes brunes dans le confinement de l'habitacle. Les voyages étaient longs et fatigants

                                                                                  ... " Dis Papa, c'est encore loin la mer ? "


Plus tard, à mon tour, le métier m'amena à parcourir les routes de France. La voiture était un simple outil.


Paul Arzens en parlait même comme d'un vulgaire " instrument ménager ".


  1968 - Paul Arzens et les véhicules électriques from phase3 on Vimeo.


Si, comme évoqué dans cette vieille vidéo, elle confère, toujours, à certains un aura de virilité et de puissance, les déplacements urbains ne lui sont plus adaptés.





Il est temps de repenser nos déplacements.

lundi 7 novembre 2016

Merciiiiii !

 J'ai eu tellement de périodes de solitudes et de doutes dans ma vie psychique, qu'il n'y a pas à dire, vous m'avez tous bien réchauffé l'âme, le soir du vernissage.

Merci à vous !


Si Judith n'avait pas toujours été là pour me soutenir (et m'engueuler parfois aussi) je ne pourrais pas écrire ces quelques lignes aujourd'hui. Merci à elle.
Pourquoi ? Parce que j'aurais, à coup sûr, réussi à appliquer ce cher principe l'éphémérité à ma propre existence.
D'autres n'ont pas eu ma chancemerci à eux, aussi.
Merci également à Mohamed Aouine pour son article le 8 octobre dans le Dauphiné Libéré.


Maintenant, je vais réellement recommencer à peindre.

mardi 1 novembre 2016

“ Most Young Kings Get Their Heads Cut Off ”

" La plupart des jeunes rois auront la tête coupée. " Jean-Michel Basquiat 


En 1991, je tentais de reprendre mes études à l'école des Beaux-Arts de Grenoble. J'ai eu la chance d'y rencontrer ce petit gars trapu, rigolo et dynamique. Je crois me rappeler qu'il suivait plus où moins les cours en 5ème année, alors que je tentais de valider un premier cycle que j'avais dû abandonner en 1985 pour cause d' hospitalisation. Je ne suivais que très peu les cours. J'étais plus occuper à peindre dans une des salles de l'école que j'avais assez sauvagement investie. Les autres élèves se plaignaient de ma présence et du raffut que je faisais. Je produisais, avec rage, quelques toiles.
Je pense que, depuis, elles ont dû être détruites :



Parmi les rares personnes qui appréciaient mon travail, il y avait ce black costaud, grand fan de peinture new-yorkaise avec qui j'aimais discuter peinture et musique. Il était très enthousiaste vis à vis de mon travail. Un soir, il m'a donné 2 feuilles sur lesquelles, d'une écriture, belle mais raturée, était calligraphié le texte suivant :

« Un jour que je faisais le tour des salles de l’école des Beaux-arts de Grenoble, je fus saisi par le travail de Pierre-Louis, alias phase III. L'intéressant, dans cet espace est l'impression que tout fait partie de son œuvre. Je trouve une certaine rythmique du corps, une simplicité qui est traduite en « body language » par lui. Rappeur d’aujourd’hui, phase3 est un tagueur, un vrai. Son travail est de l’ordre de la performance. Il fait du direct, du live, de l’ordre du Straight Language. phase3 invite le spectateur à la danse, au mime dans l’espace, avec une certaine dose d’humour. L’humour qu’a l'ego triomphant, comme dans l’œuvre de Jean-Michel Basquiat. Dans son travail réside une certaine pureté, modestie. C’est peut-être là qu’est la force intérieure de son corps blanc ouvert ».

Excuser du peu, de la prétention du peu ! Ce soir là, pour le remercier, je l'invitai à boire un verre ou deux dans un bistro proche de l'école. Comme à l'époque, j'avais pu emprunter le caméscope de mon père, il en subsiste cette vidéo :



Oui, la Plupart des jeunes Rois auront la Tête Coupée. 

Peu de temps après, n'arrivant pas à me décrocher des psychiatres auxquels mes chers parents m'avaient confiés, je suis retombé malade tandis que Pacôme, lui, montait à Paris.



La crainte d'être expulsé l'a contraint à peindre dans la rue, l'alcool aussi. Il est devenu SDF en 1998.



Exténué et dépossédé de son oeuvre, il est mort le 16 octobre 2003, à 38 ans, en phase terminale d'un cancer généralisé. Sa côte flambait alors sur le marché de l'art.

Quand, plus tard, j'ai appris son décès, j'ai collé les 2 feuilles du texte qu'il m'avait donné sur deux feuilles format raisin et je les ai massacrées ... 


Visible actuellement à l'exposition de l'ATYPIK? 10 place Edmond Arnaud à Grenoble


R.I.P. man !


Voici quelques unes des dernières œuvres de Pacômes :







Sources : 




vendredi 21 octobre 2016

C'est BASQUIAT qu'on assassine


En 2010, à l’occasion de la rétrospective Basquiat, au Musée d'Art Moderne de la ville de Paris, Bruno Bischofberger, marchand, galeriste, et collectionneur racontait la rencontre entre Jean-Michel Basquiat et Andy Warhol    >>



Basquiat aurait 56 ans le 22 décembre 2016.




samedi 1 octobre 2016

Early GREFFITI [GREnoble graFFITI]

Beaucoup éjaculent dans leur slip en se croyant révolutionnaires,
Street Artistes ou acteurs-citoyens (je ne supporte plus ce mot qui n'a plus aucun sens). Tous s'imaginent indispensables au changement de paradigme. 
Actuellement, ici à Grenoble, comme ailleurs, j'imagine, il y a toute une bande de jeunes branleurs, casquette visée sur la calvitie précoce, au spray existentialiste et dégoulinant; Tout un tas de chanteurs néo-réaliste cul cul, qui parce qu’ils n'ont pas grand chose à dire, se font voler la vedette en 2 temps 3 mouvements par n'importe quel cycliste du NOTAV pourtant épuisé par plus de 150 kilomètres de routes transalpines à vélo :



La question n'est finalement pas de savoir si le Street-Art est une mode ou pas, tout mouvement pictural finissant par être récupéré. La question porte plutôt sur sa pertinence:
Dans une urbanité où la co-construction et les associations se veulent règles d'or, je reconnais que voir les murs salopés de peinture mal appliquée m'est douloureux.

L'urgence du graffiti est-elle toujours là ? 


Pignon Ernest
L'égotisme obsolète ? Les nacelles élévatrices et les balisages policiers de nos lieux de vie pour permettre de telles gouniaferies ont-elle lieu d'être ?
Pourtant ils sont.  

L' histoire, réécrite par les marchants, ne dira jamais que dès 1982, le pseudonyme phase3 était déjà sur les murs de Grenoble et que, par ce cher principe d'éphémérité, aujourd'hui, il n'en reste plus une trace. Depuis 1984 et mes déboires avec la Mairie de la ville, je me tiens à carreau, militant dans la discrétion du black net et dans l'anonymat (presque) absolu, pour ce que je crois juste :


Les sous-Banksy sont aujourd'hui légions:

GOIN

Le numérique, internet et le hacking nous donnent aujourd'hui des moyens bien plus efficaces de court-circuiter les médias habituels,  journalistes, critiques, médiateurs, curateurs, et autres galeristes. 
Le Street art, lui, fait exactement le contraire et se rue vers le système commercial, les galeries, les musées et les honneurs les plus divers. 


En tant que pionnier, j'ai tellement pris de baffes dans la gueule, par la critique immature et sclérosée dans la "tendance" d'une époque et, aussi, par mes pairs, qu'aujourd'hui je reste méfiant, assez peu enclin à communiquer et à me vendreL'idée de participer à un quelconque festival ou qu'une seule de mes œuvres puisse être récupérée est d'ailleurs devenue une hantise. 
J'ai vu nombres de mes idées s'imposer ou spoliées sans jamais aucune référence à mon travail. Une mise à l'index qui vient plus de ma naïveté que d'une réelle intransigeance. A l'époque, je n'étais qu'un petit con prétentieux. La vie m'a dressé, et bien dressé. Je suis toujours aussi con mais, maintenant, je suis vieux.

Pendant de longues périodes d'incapacité à la création, je me questionnais sur l’intérêt de la peinture. Je me demandais qu'elle devait en être son message. Les neuroleptiques inhibaient ma sensibilité et m'interdisaient toute production. Je reconnais, aussi, avoir nourri pas mal de rancoeurs et de frustrations. 

Même si je sais que l'évolution de l'espèce entière prime sur celle de la personne, je remarque qu'ils sont légions les cloportes engraissés par le travail des autres. Le marketing vampirise les plus honnêtes travaux de recherche et même la pensée de ceux qui sont les seuls vrais créateurs.

lundi 12 septembre 2016

NOTAV Chapareillan - 12/09/2016






Psychiatrists tried to kill phase3

2011 : 
Bordel dans ma tête ... depuis si longtemps ! 
Reprendre une activité artistique n'est pas si évident même si l'envie est vieille et la frustration date pratiquement de la toute première hospitalisation en janvier 1985.





Surement trop de questionnements / Introspection profonde avec son lot de tempêtes familiales induites / J'ai eu du mal à reprendre le dessus, à reprendre les pinceaux, sans me les emmêler. 
Vingt-cinq se sont écoulés depuis la dernière exposition à la mairie de Tullins (en 1991). 

Début 2015: Arrêt total des médicaments. Malgré l'aide de ce psy que j'ai connu interne et qui aujourd'hui commence à songer à la retraite, mon psychiatre, c'est difficile !


En été  2015, juste après ce burn-out nucléaire et de drôles d'intuitions qui se confirment de jours en jours, le Labo [n°2] à Grenoble, est devenu mon lieu de travail.





2016 :  Je ne serai jamais assez reconnaissant envers la Casemate de Grenoble et Jeany JEAN-BAPTISTE qui m'ont permis de participer à la cinquième édition du Forum des Projets, le 6 avril, pour y présenter mon projeti-Roaders in Grenoble "

En greffant des réflexions sur la mobilité urbaine et ceux du ZENPUNK, la présentation du 25 mai avec CitéLib by Ha:mo,  marque mon retour vers une pensée plus construite et plus apaisée.
Merci à toutes les personnes de Toyota et aussi à mon vieux complice Axel MOTTE.



  



Ne pas avouer que l'arrêt des neuroleptiques, à changer ma manière d'être serait mentir, mais ne pas dire non plus qu'il m'a permis une sorte de renaissance, le serait aussi. Je pense avoir rencontré plus de personnes pendant ces deux dernières années de ma vie que pendant les 51 premières.
Je n'ai jamais aussi bien ressenti les sentiments et les émotions que je ne les ressens aujourd'hui. 

Cependant, retourner encore une fois dans le passé pour comprendre encore mieux la Matrice et faire le point s'impose.

Je vous convie donc à une nouvelle expérience à l 'Atypikle 20 septembre 2016 à 19 heures.         

Le 20 septembre 2016 à 19:00
                                          

lundi 5 septembre 2016

Tu me donnes ton vote. Et après tu fermes ta gueule !



L'Obscurantisme est le meilleur moyen de gouvernance qui n’ait jamais été imaginé. Il consiste à plonger le cerveau humain dans un état spécial, dans une sorte de stupeur ou d’atrophie. Tout ce qui est susceptible d’ouvrir les yeux de l’individu, tout ce qui lui permettrait de revendiquer son droit à l’existence devient inconvenant. L’obscurantisme ne se borne pas à laisser en friche l’intelligence humaine, il cherche à l’asservir. Il prétend que le peuple n’a pas besoin d’éducation et qu’il n’est pas nécessaire de s’instruire pour exister: « On peut être un parfait cultivateur sans connaître un mot d’histoire ou de géographie. Pour être tapissier, métallurgiste ou maçon, l’étude de la littérature et des sciences naturelles est loin d’être indispensable ... ». 
Ce sont avec de tels arguments que, pendant des siècles, les hommes ont été cantonnés dans leur médiocrité, sans pouvoir s’affranchir d'aucun fardeau.
Qui peut dire l’étendue de ce gaspillage de forces intellectuelles, sacrifiées férocement, à l’intérêt mal compris des quelques parasites dominants ?
C'est toujours en abêtissant les peuples que nos classes dirigeantes cherchent à consolider leurs privilèges. Le discours consensuel général, cette sorte de pensée unique, commune à presque toutes les classes politiques mondiales, affirment que notre bonheur doit impérativement passer par plus de croissance, plus de productivité, plus de pouvoir d’achat, plus de consommation.
Celui qui croit à la nécessité et à la bienfaisance du consumérisme ne songera certainement pas à briser ses chaînes. Il sera plus facile à gouverner que l’asservi qui ronge impatiemment son frein en haïssant l’iniquité et la tyrannie dont il est victime, prêt à se révolter dès que se créera une opportunité.
L’altruisme devrait prendre le pas sur l’égoïsme, la coopération sur la compétition, les loisirs sur l’obsession du travail, l’importance de la vie sociale sur la consommation illimitée et égoieste, le goût pour un travail soigné sur l’efficience productiviste, le durable et le raisonnable sur l’esbroufe et la frime, pourtant nos envies et nos valeurs sont devenues systémiques. Elles sont suscitées et stimulées par le système et, en retour, elles contribuent à le renforcer. Rajoutons à cela la facilités d'obtention des crédits et les difficultés qu'ils entraînent une fois le doigt mis dans le pot de confiture, la crainte du lendemain, et nous comprendrons pourquoi l’obscurantisme est le fondement même de la résignation. Le libéralisme et ses compromissions ne modifient pas le statut de l’individu autrement que financièrement. La projection capitalistique ne se faisant que dans le court terme, l’impossibilité d’élaborer un vrai modèle de société nous envoie directement dans le mur.

mercredi 17 août 2016

Graffiteurs ou peintres muraux ?

Le public ne reconnait un mouvement artistique que quand il mort.

Depuis Banksy, les médias relatent de plus en plus d'événements liés aux Arts Urbains: expo de Street Art, ventes de graffitis. Les institutions investissent ce nouveau filon sans chercher à le comprendre ou à l’expliciter, un produit comme un autre. La Culture devient divertissement.  On assiste à l'aberration de ventes aux enchères et d'expositions de ce que, par essence, ne peut exister que dans la rue.

Tandis que les écoles de graphisme dégueulent la culture urbaine  et son esthétisme, la transposition malheureuse que toute une bande de sales personnages agissant individuellement ou en associations, subventionnées de préférence,  dévoie d'autant plus le Street-art en des voies mercantiles.  Avec une fausse rébellion et la mise en scène de l'illégalité, cette génération est maintenant si proche du système économique qu’elle se confond avec celui qu'elle dit combattre.

Comme l'est aujourd'hui le numérique, la bombe de peinture fut un outil pour la création picturale. Facteur de vitesse, les spray nous ouvraient de nouveaux champs par l'accélération du rythme de l'exécution des œuvres. Même si, parce qu'il s'agissait le plus souvent de peinture glycérophtalique qui demandait plus d'attention au séchage (et qui pouvait couler), en ces début des années 80,  la " bebom " accélérait l'exécution et par effet de bord apportait une nouvelle donne médiatique.

Les objets dérivés, rarement la figure elle-même, ont créé une économie entière. 

Proche de l’industrie du divertissement, les street-artistes décorent les salons et les façades des bourgeois et leur lèchent le cul pour qu'ils achètent une de leurs toiles vides de sens
Ils ont un métier, reconnus et  enseignés dans les écoles.
Si le numérique, internet ou le hacking nous donne aujourd'hui le loisir de court-circuiter les médias habituels (journalistes, critiques, médiateurs, curateurs, et galeristes), le Street-art, lui, fait exactement le contraire et se rue vers le système commercial, les galeries, les musées et les honneurs les plus divers. 


Rechercher la satisfaction immédiate:  La jouissance express dans l’espace public avec un minimum d'efforts de réflexion et de création, sans revendication, ni éducation, nous conduit au cul de sac sociétal de l'hédonisme.  

" Le street art est à peu prêt au graffiti ce que Doc Gynéco est aux Black Panthers ".




Le graffiti vrai n’était pas commercialisable et les politicards, ou leur police, n'étaient pas des amis. Quelques graffiteurs historiques, quand ils ont survécu, restent les messagers de la contre-culture et du changement. Leurs réflexions et leurs engagements sont la dernière chance de modification de notre société de moutons !

samedi 13 août 2016

2 - Le Nucléaire Civil Français - Les premières centrales Graphite-Gaz [1958-1973]

Après le succès des réacteurs expérimentaux du CEA (Zoé, Marcoule ... ), c'est l’entreprise publique chargée de la production d’électricité, EDF, qui est mandatée pour mettre en place le programme électronucléaire français avec des réacteurs du type Uranium Naturel Graphite Gaz (UNGG). 

 De 1966 à 1971, six réacteurs sont mis en service : trois sur le site de Chinon, deux à Saint-Laurent-des-Eaux et un à Bugey.
Le nucléaire fournit alors 5 % de l'électricité produite en France.


Chinon A1 surnommé " La Boule " diverge en septembre 1962
La décennie 1960-70 voit aussi la naissance de 9 réacteurs expérimentaux : 

 - Osiris, à Saclay, qui produit des radioéléments pour l'industrie et l' utilisation médicale du Technétium 99m et du Silicium dopé.

 - Sur le tout nouveau site de Cadarache, près de Manosque, outre le réacteur à neutrons rapides, Rapsodie (précurseur de Phénix et Superphénix), Minerve, Pégase, Harmonie, Masurca et Cabri sont destinés aux études de neutronique et de criticité des différentes filières. Ils amèneront à la deuxième, et, surtout, à la troisième génération de centrales, issue de l'ingénierie américaine (Westinghouse) : Les réacteurs à eau pressurisée REP (PWR pour Pressurized Water Reactor en anglais) seront exploités en France à partir de 1977.

(à suivre ... )

samedi 11 juin 2016

La " Fête des Tuiles " vue du balcon d'un indigène du 38100 :

Je propose que l'année prochaine la Fête des Tuiles se tienne ailleurs dans Grenoble (à Villeneuve par exemple, puisque là-bas le Participatif fait fureur et qu'elle raflait la quasi-totalité  des projets participatifs cette année).
Plus aucun habitant de la partie 38100 de ce truc qui n'est devenu qu'une " minable fête des commerçants " n'y adhère.  Certains de mes voisins étaient même partis à la campagne ce samedi 4 juin.



S'il y en avait quelques-uns en 2015, le nombre de ballons aux balcons sur le cours de la Libération cette année était très significatif (aucun !) quant à notre envie de cette Foire aux jambons même pas digne de Vaulnaveys-le-Haut. 
Beaucroissant fait également beaucoup mieux depuis des siècles et n'a jamais bricolé de bouteille de gaz à la dernière minute pour en faire les barbecues promis par la Fusée mais finalement manquants.

Faire vivre la plus grande artère d'une ville demande une attention sur l'année entière, que l'on sache de quoi on parle et connaitre ce qu'il se fait ailleurs.
Grenoble devait proposer une offre bien supérieure.

Etre été accueilli par une jeune stagiaire dans les locaux cossus (également qui n'était pas encore à Grenoble lors de la première édition de la " Fête des Tuiles " et des les gamins d'une association cossue dont le responsable s'est échappe dès les 5 premières minutes m'avait déjà enlevé toute illusion.


Faire la fête des tuiles ailleurs nous évitera également la cacophonie du weekend et la sensation très désagréable que notre quartier n'est considéré que comme un " garage à cons ".  Il faut quand même dire que l'association de quartier Aigle-Foch-Libération met du sien dans l’attribution de ce qualificatif puisque le 11 (donc une semaine après la Fête des Tuiles ) elle organise la seule activité de l'année : un vide grenier.

Merci également pour les aboiements de clébards de 7:00 du matin à 19:00, ce jour-là, au 6 Libération. Tout cela est dommage, initialement, l'idée de la municipalité paraissait bonne.


Save the last spray for me !

Quand le public reconnait une forme artistique, c’est qu’elle est morte.

Depuis Banksy, les médias relatent de plus en plus d'événements liés aux Arts Urbains: expo de Street Art, ventes de graffitis. 

La bombe de peinture (comme le numérique, par exemple) n'est qu'une technique.
Facteurs de vitesse, le spray ouvre, cependant, de nouveaux champs aux artistes. Ce support ouvrait la porte ouverte à un changement de donne médiatique. Si Internet laisse le champ aux artistes de court-circuiter les médias habituels : journalistes, critiques, curateurs et galeristes. Ils connaissent maintenant aussi parfaitement les codes du graffiti.
Tandis que les écoles de graphisme dégueulent cette culture et son esthétisme, la transposition (souvent malheureuse) que toute une bande de sales personnages agissant individuellement ou en réunion (associations subventionnées de préférence) fait que l'essence même du graffiti est dévoyée à des fins mercantiles.

Les street artistes se ruent vers le système commercial, les galeries, les musées et les honneurs les plus divers.



Malgré les apparences du graffiti, et quand l'illégalité est soigneusement mise en scène, cette génération est si proche du système économique qu’elle se confond avec lui.
Les acteurs historiques de la scène graffiti ne s’y trompent pas et détestent le street art, cette dégénérescence commerciale de leur pratique.  Il ne faut pas se tromper et savoir que ce succédané n'a qu'un objectif: Le marché de l'art et prendre du pognon là où il en reste.

Rechercher la jouissance collective dans l’espace public n’est pas revendicatif mais hédoniste. " Le street art est à peu prêt au graffiti ce que Doc Gynéco est aux Black Panthers ".

Depuis 2010, la popularisation du street-art et la professionnalisation de ses acteurs suivent un business plan bien établi. La commercialisation bat son plein.

Les institutions culturelles aussi investissent dans ce nouveau filon sans même chercher à le comprendre ou à l’expliciter. Le street art devient peu à peu le nouvel opium du peuple. Par définition (et ethnologiquement), le street art ne peut exister que dans et par la rue.
Le graffiti n’est pas un produit à commercialiser.



Comme toujours, les marchants s'en moquent. Une économie s’est créée, très proche de l’industrie du divertissement.  Les crétins du street art décorent les salons bourgeois. Ils font   un métier reconnus au point qu'on le trouve désormais enseignés dans certaines écoles.


Des tas d’institutions, de municipalités, de sponsors, de galeries et de débouchés commerciaux offrent désormais la perspective d’un métier respectable. Les festivals fleurissent, et offrent à toute une nouvelle génération d’artistes des surfaces d’expression. Les pionniers du graffiti n'ont pas ça. 
La police n'était jamais leurs amis.



Berriat 83 - Extrait du catalogue

Petite confession, les graffiteurs historiques s'en moquent totalement car eux (quand ils ont survécu) restent des artistes.  Oui, ils sont bien loin de tout cela et c'est, croyez-moi, une vraie chance pour cette société de moutons !

dimanche 29 mai 2016

Démocratie Participative

Désir d'avenir ? Vrai foutage de gueule. Je n'ai pu y rester connecté et inscrit qu'une petite heure ... et encore:   >>  Une question un peu embarrassante à Ségo  >>  Exclusion définitive  >> IP backlistée  >>  FIN 

Mise à l'heure quant au numérique comme outil de démocratie.

Heureusement qu'il y a eu quelques expériences plus heureuses comme sur Seemic.tv ou (et) surtout PhreadzSur ces sites de vidéos différées, nous avons réellement échangé, bien plus rapidement que sur un tchat écrit et donc avec bien moins de formalisme aussi. Il y avait là des personnes de tous les horizons, ... de tous les pays. Beaucoup, même si au début, ce n'était pas gagné (Ça ne l'est jamais) sont devenus de véritable et nous nous voyons maintenant dans le " vrai monde " (qui est pourtant le même).



La vidéo différée était un réel outil démocratique (si on veut utiliser ce mot). Un outil d'échanges qui nous apprenait à écouter l'autre et à confronter nos idées (toutes !), un véritable "Phalanstère numérique "

Pas la peine de Googliser. Tout cela n'existe plus. Bizarre non ? (.Nos maîtres sont très forts).

Sortons dans la rue et parlons entre nous ! 

Ça fonctionne encore. J'imagine que sous quelques prétextes sécuritaires, ça aussi on ne va pas tarder à nous l'interdire.

mardi 24 mai 2016

i-Roader à Grenoble

L'i-Road est un concept-car à 3 roues de TOYOTA. En phase d'expérimentation uniquement dans un quartier de Tokyo et ici à Grenoble, j'ai la chance d'être l'un de ses 3 premiers ambassadeurs grenoblois (depuis octobre 2014). Utiliser ce drôle de petit véhicule électrique pour mes déplacements a, certe, modifié mes pratiques urbaines mais a aussi changer mon regard sur la ville et la manière dont nous pourrions aborder l'avenir.

L'usage de la voiture dans les villes est polluant et égoïste puisqu'elle ne transporte, le plus souvent, qu'une seule personne. La voiture est lente. Des études montrent que la vitesse moyenne d'une auto en ville ne dépasse guère les 20 km/h.


Gabegie énergétique, agression envers les plus faibles, hérésie sociale !


Bruits de la ville : Il y a longtemps, que je ne roule plus en voiture dans Grenoble. J'utilise un scooter (125 cm ³ / 4 temps) pour me rendre au travail sur la zone industrielle pompeusement nommée Innovallée. Pour beaucoup de ceux qui y travaillent la première souffrance de la journée est liée aux accès aberrants par des routes qui n'en ont que le nom, à la desserte par les transports en commun à peine digne du XXème siècle et aux parkings improbables et insuffisants. Le scooter est rapide et grisant mais dangereux (surtout sur les routes mouillées devenues glissantes par les scories du diesel) et même si je n'en ai pas modifié l'échappement, il fait pas mal de raffut. Sur les véhicules électriques, si l'on omet le roulement ou le son de la jolie montée en puissance du moteur, l'absence de bruit est un vrai bonheur. (Silence is sexy). Avec le retour du " bruit des métiers ", les cris des gamins et même le chant des oiseaux, l'électricité ramènera-t-elle un peu de sérénité dans nos villes ?

Changer les repères hiérarchiques et sociétaux et muter vers une société où le faible devient prioritaire: lors de mes déplacements en i-Road, je m'efforce de toujours laisser passer les piétons et les vélos qui coupent ma trajectoire. Cette pratique qui inverse les usages communs alors qu'elle est pourtant désirée par le code de la route, peut être tenue comme un exercice cognitif de désapprentissage). Et avec un large sourire, c'est encore mieux ! (Le sourire déclenchant le sourire, je m'aperçois que celui de l'autre me fait du bien). Et si je gène l'automobiliste pressé qui me suit, Tant pis pour lui !

La notion de "bien commun", qui se développe avec l'Auto partage, doit nous faire nous demander si, tout simplement, nous supporterions les sévices ou les incivilités que nous infligeons aux autres.



Une qualification différente et apaisante de nos espaces urbains surpeuplés et pollués se pose comme indispensable. Entre Zen et Punk, une philosophie du " Vivre ensemble" verra rapidement le jour. Je l'ai déjà entrevue en pilotant l'i-Road.
J'aimerai, en modeste colibri, y contribuer et aussi tout en la peaufinant, la décrire, non pas à la manière d'un ethnologue urbain avec des données chiffrées, mais plutôt par un biais artististique, avec mes émotions.




Parce qu'ils nourrissent en nous des habiletés de locomotion et des interactions qui, de jour en jour, deviennent de plus en plus positives et emphatiques, les trajets en i-Road nous font peu à peu comprendre, qu'il y a bien longtemps, juste avant le Big Bang, nous étions tous le même tout petit point dans l'univers.


Vous trouverez plusieurs phases évolutives et surement, à terme très différentes de cette étude en suivant les liens suivants :


 

https://www.facebook.com/iRoaders/

dimanche 15 mai 2016

1 - Le Nucléaire Civil Français - Choix énergétique & arrières-pensées militaires [1945-1958]

Après-guerre, Raoul Dautry, Ministre de la Reconstruction et de l'Urbanisme, informe le général de Gaulle (président du Gouvernement provisoire) que le nucléaire bénéficierait à la reconstruction ainsi qu'à la défense nationale.

De Gaulle demande à Frédéric Joliot-Curie de proposer une organisation de l'industrie française du nucléaire. Ainsi, le 13 octobre 1945, le Commissariat à l’Energie Atomique (CEA) est créé. Cet organisme a officiellement pour but de poursuivre les recherches scientifiques et techniques en vue de l’utilisation de l’énergie atomique dans divers domaines de l’industrie, de la science et de la défense.
Sur la base d’un fonctionnement avec un combustible d’oxyde d’uranium naturel modéré à l’eau lourde, la première pile atomique française Zoé diverge le 15 décembre 1948 à Fontenay-aux-Roses.




Si elle ne dégage que quelques kilowatts, elle va permettre des études poussées sur les réactions en chaîne et permettre la production de radioéléments pour la recherche et l’industrie. Le raffinage de minerai d'uranium africain est réalisé dans une enclave de la Poudrerie du Bouchet à Ballancourt-sur-Essonne. En novembre 1949, y seront isolés les 4 premiers milligrammes de plutonium.

Le procédé du "combustible irradié" de Zoé permet d'en extraire le plutonium nécessaire pour la première bombe atomique française.

La guerre froide et les essais de la première bombe soviétique en 1949 amènent la France à ne plus conserver la position pacifique du CEA, comme affirmée par Joliot-Curie, qui, pour des déclarations favorables à l'Union soviétique, devra démissionner en 1950.
Le CEA prend alors une orientation militaire.

Pour des raisons techniques, financières, et pour la production du fameux plutonium militaire, la filière sera celle des piles au graphite.

Si en 1952, le plan quinquennal ouvre la voie à la bombe atomique française, la décision de sa fabrication ne sera prise qu'en 1954 après la défaite de Dien Bien Phu.



Les premières études de neutronique et de criticité sont entreprises dans les centres de Valduc et de Moronvilliers en 1957.

( à suivre ... )

samedi 7 mai 2016

City of Death


En 2014, j''ai fait beaucoup d'influencing sur internet en faveur d' Eric Piolle avant et pendant la campagne qui l'a fait devenir Maire de Grenoble (Il était à l'origine largement outsider). Je le croise plusieurs fois par semaine, lors de meeting ou simplement dans les rues de la ville et je pense qu'il est un bon Maire pour ma ville. Malgré une tache énorme et les ravages de la trop longue et malhonnête gouvernance socialiste il semble avoir gardé une certaine naïveté. Celle de ceux qui ne viennent pas du sérail des politicards.

De jour en jour, Grenoble change et les actions d'Eric Piolle me plaisent. 

                                                     

Quelques petites choses me font encore râler (je sais si bien râler !) Principalement dans le domaine de la Culture, mais l'Histoire corrigera ces petits bémols. 

Grâce à Daniel IBANEZ avec qui nous avons suivi nos amis cyclistes du NOTAV jusqu'à Valence, j'ai compris que je dois agir plutôt que de gueuler comme un con. 


Pour commencer, en mai, j'ai présenté un projet d'autoroute à vélos à l'occasion de la Ruche aux projets participatifs 2016. Assez bizarrement (et à 3 points prêts) il a été changé de catégorie au dernier moment (petits projets vers gros projets) et pendant la présentation la vue ci-dessus n'a pas pu être projetée alors que tout mon argumentaire était basé sur elle. Comme on le voit sur la vidéo, j'en ai été fort dépité et passablement énervé pendant la présentation au public.




Malgré tout cela, il ne me manquait que 3 points (sur 250) pour que le projet soit validé. Dommage !

mardi 26 avril 2016

Envoyez ces jeunes con(-suméristes) faire le plein à la


Michèle RIVASI, que j’ai eu la chance de rencontrer le 23 octobre, à Chambéry, et le 6 décembre, à Eybens, grâce à Daniel IBANEZ (Notav), dans le cadre des élections régionales, explique que, malgré le " Green Washing " et l' hypocrisie générale de la COP21,  les idées écolos se distillent peu à peu (et surtout chez les enfants). C’est tardif et très compliqué ! Surtout quand on connait la puissance des différents lobbies industriels et l'asservissement de leur larbins politiciens.



La notion même de politique est dépassée face à la catastrophe climatique et écologique qui arriveParce qu'ils ont des enfants, j'ai des amis ” de Droite ” (hé oui !) qui sont bien plus préoccupés par l’avenir de cette planète que pas mal des petits cons-uméristes qui se la pètent grave au volant de leur 4x4 en bouffant des bananes de Casabio.



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lundi 18 avril 2016

JL BASDEVANT - Un grand (et gentil) savant

Peu après Fukushima, j'ai eu la chance de discuter à propos du nucléaire civil avec Jean-Louis Brasdevant sur Opinews.tv, pendant plus de 2 heures.
Depuis, comme il le dit lui-même, il a " viré sa cuti ".
Cette soirée en vidéo live sur Opinews.tv semble avoir été incroyablement initiatique et décisive, pour lui comme pour moi.

Cette émission sur France-Culture :



est très émouvante, presque magique, car depuis cette soirée, même si je ne lui arrive pas à la cheville, nous avons eu un parcours très similaire. Malgré son petit rire narquois, parfois énervant, Jean-Louis Basdevant est un très grand savant ! (Merci également à la journaliste Ines Benadjaoud qui présentait la soirée).


- 20 avril 2016 : " Je dois rajouter un petit mot sous cette note, car non seulement, parce qu'il a su revoir et changer sa position sur le nucléaire, Jean-Louis Basdevant est un vrai savant. Mais il est aussi un Gentil savant : en effet, j'ai eu, quelques heures après la publication de ce post, la très agréable surprise d'avoir un petit échange avec ce Monsieur. "

Plutôt que de le transcrire ici, je préfère garder ses mots pour moi mais je ne peux pas, cependant, résister à l'envie de vous faire découvrir Jean-Louis Basdevant sous une autre facette : 


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