dimanche 29 mai 2016

Démocratie Participative

Désir d'avenir ? Vrai foutage de gueule. Je n'ai pu y rester connecté et inscrit qu'une petite heure ... et encore:   >>  Une question un peu embarrassante à Ségo  >>  Exclusion définitive  >> IP backlistée  >>  FIN 

Mise à l'heure quant au numérique comme outil de démocratie.

Heureusement qu'il y a eu quelques expériences plus heureuses comme sur Seemic.tv ou (et) surtout PhreadzSur ces sites de vidéos différées, nous avons réellement échangé, bien plus rapidement que sur un tchat écrit et donc avec bien moins de formalisme aussi. Il y avait là des personnes de tous les horizons, ... de tous les pays. Beaucoup, même si au début, ce n'était pas gagné (Ça ne l'est jamais) sont devenus de véritable et nous nous voyons maintenant dans le " vrai monde " (qui est pourtant le même).



La vidéo différée était un réel outil démocratique (si on veut utiliser ce mot). Un outil d'échanges qui nous apprenait à écouter l'autre et à confronter nos idées (toutes !), un véritable "Phalanstère numérique "

Pas la peine de Googliser. Tout cela n'existe plus. Bizarre non ? (.Nos maîtres sont très forts).

Sortons dans la rue et parlons entre nous ! 

Ça fonctionne encore. J'imagine que sous quelques prétextes sécuritaires, ça aussi on ne va pas tarder à nous l'interdire.

mardi 24 mai 2016

i-Roader à Grenoble

L'i-Road est un concept-car à 3 roues de TOYOTA. En phase d'expérimentation uniquement dans un quartier de Tokyo et ici à Grenoble, j'ai la chance d'être l'un de ses 3 premiers ambassadeurs grenoblois (depuis octobre 2014). Utiliser ce drôle de petit véhicule électrique pour mes déplacements a, certe, modifié mes pratiques urbaines mais a aussi changer mon regard sur la ville et la manière dont nous pourrions aborder l'avenir.

L'usage de la voiture dans les villes est polluant et égoïste puisqu'elle ne transporte, le plus souvent, qu'une seule personne. La voiture est lente. Des études montrent que la vitesse moyenne d'une auto en ville ne dépasse guère les 20 km/h.


Gabegie énergétique, agression envers les plus faibles, hérésie sociale !


Bruits de la ville : Il y a longtemps, que je ne roule plus en voiture dans Grenoble. J'utilise un scooter (125 cm ³ / 4 temps) pour me rendre au travail sur la zone industrielle pompeusement nommée Innovallée. Pour beaucoup de ceux qui y travaillent la première souffrance de la journée est liée aux accès aberrants par des routes qui n'en ont que le nom, à la desserte par les transports en commun à peine digne du XXème siècle et aux parkings improbables et insuffisants. Le scooter est rapide et grisant mais dangereux (surtout sur les routes mouillées devenues glissantes par les scories du diesel) et même si je n'en ai pas modifié l'échappement, il fait pas mal de raffut. Sur les véhicules électriques, si l'on omet le roulement ou le son de la jolie montée en puissance du moteur, l'absence de bruit est un vrai bonheur. (Silence is sexy). Avec le retour du " bruit des métiers ", les cris des gamins et même le chant des oiseaux, l'électricité ramènera-t-elle un peu de sérénité dans nos villes ?

Changer les repères hiérarchiques et sociétaux et muter vers une société où le faible devient prioritaire: lors de mes déplacements en i-Road, je m'efforce de toujours laisser passer les piétons et les vélos qui coupent ma trajectoire. Cette pratique qui inverse les usages communs alors qu'elle est pourtant désirée par le code de la route, peut être tenue comme un exercice cognitif de désapprentissage). Et avec un large sourire, c'est encore mieux ! (Le sourire déclenchant le sourire, je m'aperçois que celui de l'autre me fait du bien). Et si je gène l'automobiliste pressé qui me suit, Tant pis pour lui !

La notion de "bien commun", qui se développe avec l'Auto partage, doit nous faire nous demander si, tout simplement, nous supporterions les sévices ou les incivilités que nous infligeons aux autres.



Une qualification différente et apaisante de nos espaces urbains surpeuplés et pollués se pose comme indispensable. Entre Zen et Punk, une philosophie du " Vivre ensemble" verra rapidement le jour. Je l'ai déjà entrevue en pilotant l'i-Road.
J'aimerai, en modeste colibri, y contribuer et aussi tout en la peaufinant, la décrire, non pas à la manière d'un ethnologue urbain avec des données chiffrées, mais plutôt par un biais artististique, avec mes émotions.




Parce qu'ils nourrissent en nous des habiletés de locomotion et des interactions qui, de jour en jour, deviennent de plus en plus positives et emphatiques, les trajets en i-Road nous font peu à peu comprendre, qu'il y a bien longtemps, juste avant le Big Bang, nous étions tous le même tout petit point dans l'univers.


Vous trouverez plusieurs phases évolutives et surement, à terme très différentes de cette étude en suivant les liens suivants :


 

https://www.facebook.com/iRoaders/

dimanche 15 mai 2016

1 - Le Nucléaire Civil Français - Choix énergétique & arrières-pensées militaires [1945-1958]

Après-guerre, Raoul Dautry, Ministre de la Reconstruction et de l'Urbanisme, informe le général de Gaulle (président du Gouvernement provisoire) que le nucléaire bénéficierait à la reconstruction ainsi qu'à la défense nationale.

De Gaulle demande à Frédéric Joliot-Curie de proposer une organisation de l'industrie française du nucléaire. Ainsi, le 13 octobre 1945, le Commissariat à l’Energie Atomique (CEA) est créé. Cet organisme a officiellement pour but de poursuivre les recherches scientifiques et techniques en vue de l’utilisation de l’énergie atomique dans divers domaines de l’industrie, de la science et de la défense.
Sur la base d’un fonctionnement avec un combustible d’oxyde d’uranium naturel modéré à l’eau lourde, la première pile atomique française Zoé diverge le 15 décembre 1948 à Fontenay-aux-Roses.




Si elle ne dégage que quelques kilowatts, elle va permettre des études poussées sur les réactions en chaîne et permettre la production de radioéléments pour la recherche et l’industrie. Le raffinage de minerai d'uranium africain est réalisé dans une enclave de la Poudrerie du Bouchet à Ballancourt-sur-Essonne. En novembre 1949, y seront isolés les 4 premiers milligrammes de plutonium.

Le procédé du "combustible irradié" de Zoé permet d'en extraire le plutonium nécessaire pour la première bombe atomique française.

La guerre froide et les essais de la première bombe soviétique en 1949 amènent la France à ne plus conserver la position pacifique du CEA, comme affirmée par Joliot-Curie, qui, pour des déclarations favorables à l'Union soviétique, devra démissionner en 1950.
Le CEA prend alors une orientation militaire.

Pour des raisons techniques, financières, et pour la production du fameux plutonium militaire, la filière sera celle des piles au graphite.

Si en 1952, le plan quinquennal ouvre la voie à la bombe atomique française, la décision de sa fabrication ne sera prise qu'en 1954 après la défaite de Dien Bien Phu.



Les premières études de neutronique et de criticité sont entreprises dans les centres de Valduc et de Moronvilliers en 1957.

( à suivre ... )