dimanche 31 janvier 2021

Plus jamais ?

 

C'est cette vidéo du Professeur Christophe Lançon qui a initié ma récente réflexion sur le tabac et mon encore plus récent arrêt de la cigarette :



Déjà ne fumer que 50 cigarettes en 18 jours ,du 2 au 20 novembre, était un exploit ! Je fumais 35 cigarettes par jour le 1er novembre. 
Depuis cette date je n'ai fumé que 5 cigarettes depuis. 4 en discutant chez des amis et un petit cigario, le soir de Noël.  



A l'avenir, je ne m'interdis pas une clope de temps en temps, même si la dernière que j'ai fumée hier avec Pédro m'a fait mal à la tête.  En gros, pour toute chose je ne m'interdit plus rien ou plutôt je ne me mets plus la barrière du " Jamais plus jamais ! "
Ce n'est pas parce qu'une chose est possible qu'elle arrive. 
Ainsi le champ de tous les possibles reste ouvert.

jeudi 28 janvier 2021

... une oasis ! (2)

" Nous avons besoin de vivre dans des petites oasis de vie et de fraternité. Notre avenir ce sont les petites compagnies de théâtre, les petites associations, les films avec des petits budgets, les petits bistrots, les petits restaurants, les petits chapiteaux, les petits commerces, les petites entreprises, les petites maisons, les petites voitures, les petites plages, les petits bateaux, les petits ilots entre le ciel et l'eau. Tout toujours accessible à tous. 
On peut très bien vouloir rester petit et avoir de très grandes ambitions. Ce sont, par exemple, les nouvelles petites structures agricoles qui vont nous permettre de nous protéger de la lente destruction de la planète que nous craignons tous. Le petit commerce au service de la qualité et non de la quantité. Il faut en finir avec les grands nombres, les grands chiffres, les grands calculs.

Nous ne sommes pas fait pour vivre comme des fourmis au service d'une seule tête grossièrement pensante. Nous sommes fait pour vivre dans des cercles restreints à taille humaine comme on dit. La fraternité vraie peut-être revigorante au sein des petits groupes.
La répartition des richesses devient une obligation absolue si nous ne voulons pas sombrer dans de nouvelles dictatures mais aussi la multiplicité des groupes, des idées, le changement continu, l'intermittence des compétences du pouvoir au pouvoir. 



La pandémie nous ramène à notre solitude, elle nous fait ressentir vivement le manque de l'autre, des autres et nous fait entrevoir le danger de violence et de brutalité que représente les grands rassemblements, les grandes utopies, les grandes surfaces commerciales, les grands bénéfices, les grandes fortunes, les grandes institutions où les pouvoirs doivent obligatoirement assujettir, abrutir ou exploiter pour s'imposer. "

 Edgar MORIN