jeudi 29 septembre 2016

Psychiatrists tried to kill phase3 (le vernissage)

Ce sentiment de révolte personnelle face au système peut conduire à se retrouver seul contre tous. Il engendre alors la partie punk du ZenPunk.  Cette " distorsion mentale " et  la mise en danger permanente qui en découle, sont pourtant les fondements de toute démarche artistique. Le prétexte de la création artistique reste, d'ailleurs,le seul moyen d'éviter toute représaille de la part d'une société définitivement malade. Les limites entre Art et folie sont souvent ténues. Parfois, elles sont  à peine perceptibles.

Il y avait, ce mardi 20 septembre 2016, tous ceux qui ont encore un questionnement sur nos fondamentaux. Parce qu'il font fi du vernis des conventions et que pour eux, le paraître n'a aucune importance, ils sont Humanité.



La partie zen du ZenPunk me fait leur dire que je les aime et je les remercie du fond du cœur d'avoir participé au vernissage de " Psychiatrists tried to kill phase3 " à l'Atypik. 

lundi 12 septembre 2016

NOTAV Chapareillan - 12/09/2016






Psychiatrists tried to kill phase3

2011 : 
Bordel dans ma tête ... depuis si longtemps ! 
Reprendre une activité artistique n'est pas si évident même si l'envie est vieille et la frustration date pratiquement de la toute première hospitalisation en janvier 1985.





Surement trop de questionnements / Introspection profonde avec son lot de tempêtes familiales induites / J'ai eu du mal à reprendre le dessus, à reprendre les pinceaux, sans me les emmêler. 
Vingt-cinq se sont écoulés depuis la dernière exposition à la mairie de Tullins (en 1991). 

Début 2015: Arrêt total des médicaments. Malgré l'aide de ce psy que j'ai connu interne et qui aujourd'hui commence à songer à la retraite, mon psychiatre, c'est difficile !


En été  2015, juste après ce burn-out nucléaire et de drôles d'intuitions qui se confirment de jours en jours, le Labo [n°2] à Grenoble, est devenu mon lieu de travail.





2016 :  Je ne serai jamais assez reconnaissant envers la Casemate de Grenoble et Jeany JEAN-BAPTISTE qui m'ont permis de participer à la cinquième édition du Forum des Projets, le 6 avril, pour y présenter mon projeti-Roaders in Grenoble "

En greffant des réflexions sur la mobilité urbaine et ceux du ZENPUNK, la présentation du 25 mai avec CitéLib by Ha:mo,  marque mon retour vers une pensée plus construite et plus apaisée.
Merci à toutes les personnes de Toyota et aussi à mon vieux complice Axel MOTTE.



  



Ne pas avouer que l'arrêt des neuroleptiques, à changer ma manière d'être serait mentir, mais ne pas dire non plus qu'il m'a permis une sorte de renaissance, le serait aussi. Je pense avoir rencontré plus de personnes pendant ces deux dernières années de ma vie que pendant les 51 premières.
Je n'ai jamais aussi bien ressenti les sentiments et les émotions que je ne les ressens aujourd'hui. 

Cependant, retourner encore une fois dans le passé pour comprendre encore mieux la Matrice et faire le point s'impose.

Je vous convie donc à une nouvelle expérience à l 'Atypikle 20 septembre 2016 à 19 heures.         

Le 20 septembre 2016 à 19:00
                                          

lundi 5 septembre 2016

Tu me donnes ton vote. Et après tu fermes ta gueule !



L'Obscurantisme est le meilleur moyen de gouvernance qui n’ait jamais été imaginé. Il consiste à plonger le cerveau humain dans un état spécial, dans une sorte de stupeur ou d’atrophie. Tout ce qui est susceptible d’ouvrir les yeux de l’individu, tout ce qui lui permettrait de revendiquer son droit à l’existence devient inconvenant. L’obscurantisme ne se borne pas à laisser en friche l’intelligence humaine, il cherche à l’asservir. Il prétend que le peuple n’a pas besoin d’éducation et qu’il n’est pas nécessaire de s’instruire pour exister: « On peut être un parfait cultivateur sans connaître un mot d’histoire ou de géographie. Pour être tapissier, métallurgiste ou maçon, l’étude de la littérature et des sciences naturelles est loin d’être indispensable ... ». 
Ce sont avec de tels arguments que, pendant des siècles, les hommes ont été cantonnés dans leur médiocrité, sans pouvoir s’affranchir d'aucun fardeau.
Qui peut dire l’étendue de ce gaspillage de forces intellectuelles, sacrifiées férocement, à l’intérêt mal compris des quelques parasites dominants ?
C'est toujours en abêtissant les peuples que nos classes dirigeantes cherchent à consolider leurs privilèges. Le discours consensuel général, cette sorte de pensée unique, commune à presque toutes les classes politiques mondiales, affirment que notre bonheur doit impérativement passer par plus de croissance, plus de productivité, plus de pouvoir d’achat, plus de consommation.
Celui qui croit à la nécessité et à la bienfaisance du consumérisme ne songera certainement pas à briser ses chaînes. Il sera plus facile à gouverner que l’asservi qui ronge impatiemment son frein en haïssant l’iniquité et la tyrannie dont il est victime, prêt à se révolter dès que se créera une opportunité.
L’altruisme devrait prendre le pas sur l’égoïsme, la coopération sur la compétition, les loisirs sur l’obsession du travail, l’importance de la vie sociale sur la consommation illimitée et égoieste, le goût pour un travail soigné sur l’efficience productiviste, le durable et le raisonnable sur l’esbroufe et la frime, pourtant nos envies et nos valeurs sont devenues systémiques. Elles sont suscitées et stimulées par le système et, en retour, elles contribuent à le renforcer. Rajoutons à cela la facilités d'obtention des crédits et les difficultés qu'ils entraînent une fois le doigt mis dans le pot de confiture, la crainte du lendemain, et nous comprendrons pourquoi l’obscurantisme est le fondement même de la résignation. Le libéralisme et ses compromissions ne modifient pas le statut de l’individu autrement que financièrement. La projection capitalistique ne se faisant que dans le court terme, l’impossibilité d’élaborer un vrai modèle de société nous envoie directement dans le mur.