mardi 19 mai 2015

Graffiteurs ou peintres muraux ?

Quand le public reconnait une forme artistique (comme ce fut le cas, il y a peu, pour le tatouage), c’est qu’elle est déjà morte depuis longtemps.

Depuis Banksy, les médias relatent de plus en plus d'événement lié aux Arts Urbains: expo de Street Art, ventes de graffitis ou répression du vandalisme. Le spray et l'ordinateur ne sont que 2 technologies, pourtant, ils ouvrent de nouveaux champs aux artistes. Facteurs de vitesse, elles sont aussi la porte ouverte sur un changement de donne médiatique. Si Internet laisse le champ aux jeunes artistes de court-circuiter les médias habituels de l’art : journalistes, critiques, curateurs et galeristes et s’ils connaissent parfaitement les codes du graffiti, les écoles de graphisme, dégueule de cette culture et de son esthétisme. 
Cette transposition dans leurs travaux et leur prétention à devenir artistes professionnels leur font dévoyer, les codes même du graffiti pour en entreprendre la mercantilisation. Alors que ceux du graffiti ne recherchaient pas la commercialisation, les street artistes se ruent vers le système commercial, vers les musées et les honneurs les plus divers. 



Malgré les apparences du graffiti et les risques de l’illégalité soigneusement mis en scène. Cette génération d’artistes est devenue si proche du système qu’ils se confondent l’un avec l’autre. Les acteurs historiques de la scène graffiti ne s’y trompent pas et détestent le street art, dégénérescence commerciale de leur pratique. I
l ne faut pas s’y tromper, le street art est un succédané de graffiti, dont le principal objectif est la mercantilisation de celui-ci. 
Recherche de jouissance collective de l’art dans l’espace public, le street art n’est plus revendicatif mais hédoniste. " Le street art est au graffiti ce que Doc Gynéco est aux Black Panthers ".

Depuis 2010 environ, on peut dire que l’objectif de la popularisation du mouvement street art et de la professionnalisation de ses acteurs est atteint. La commercialisation bat son plein. Les institutions culturelles investissent ce nouveau filon sans chercher à le comprendre ou à l’expliciter. Le street art devient un produit comme un autre. On assiste désormais partout, non sans aberration, à des ventes aux enchères, des expositions de street art, alors que par essence, le street art ne peut exister que dans la rue, et que le graffiti n’est pas un produit commercial.



Comme toujours, les marchants s'en moquent. Une économie s’est créée, très proche de l’industrie du divertissement. Les artistes du street art ornent désormais les salons bourgeois.
Le graffiti et le street art sont devenus des métiers comme d’autres, reconnus au point que l’on les trouve désormais enseignés dans certaines écoles d’art.
Des tas d’institutions, de municipalités, de sponsors, de galeries et de débouchés commerciaux offrent désormais la perspective d’un métier respectable. Les festivals fleurissent, et offrent à toute une nouvelle génération d’artistes des surfaces d’expression que les pionniers du graffiti n'ont jamais connu.
Berriat 83 - Extrait du catalogue

Mais (petite confession), ils s'en battent les couilles car aujourd'hui ils sont déjà tellement plus loin, tellement plus haut. Oui, ils sont loin et c'est tant mieux pour cette société de cloportes !

lundi 11 mai 2015

Cuba Libre


   Je me rappelle du sourire malin et bienveillant du vieil homme, quand à la buvette du Summum de Grenoble surchauffé, il entendit mon " está frío " et de son caliente " hace mucho calor ".  
Ce n'est la manière dont les hispanisants parlent de la météo avec le verbe " avoir " qui était importante dans ce très court échange mais l'évocation et le souvenir de la Havane, avec Bilbo, en 1989 :



Lui-même était déjà la mise en abîme des récits de mon père : il avait eu la chance de prospecter à Cuba au début des années 70. 


Adiós " hombre sincero ". 
Bonjour obèse serviteur de Gringos prêt à tout pour le tourisme de masse et le capitalisme.

*** 

vendredi 1 mai 2015

Résistance à Grenoble : CEMOI le printemps !

Ils sont marrants chez Piolle à Grenoble !

Parce que nous avons élu un maire un peu (un peu) atypique le mot résistance nous est servi à toutes les sauces. Il y a même un événement sportif du nom de " course de la résistance " sponsorisée par les moules à kids à gaufres de l'Education Nationale, le syndicat du tourisme de masse et (Tenez-vous bien !) le Ministère de la Défense. Pourquoi pas les pastilles Vichy ? Oui marrants mais un peu nazes quand même !

Hier matin, comme nous passions avec les voookids près de l'Hotel de Ville et que ce bâtiment les intrigue déjà depuis un petit moment (Tu parles ! " Le boulot d'Eric Piolle ").


Nous décidons d'y rentrer pour une petite visite. Dans le Halle, nous tombons sur une très belle exposition de dessins et de peintures réalisés par des déportés dans les camps de concentration.


La dame que l'on voit sur la vidéo nous accueille gentiment. Nous discutons.  J'aime sa pertinence et son regard sur ces témoignages. En esquivant le truc à la Lautréamont : " Fossoyeur, il est beau de contempler les ruines des cités ; mais, il est plus beau de contempler les ruines des humains ", nous en venons à parler " Résistance & Graffitis ".

Sur mon smartphone, je lui montre ça un peu embêtée, elle m'invite au théâtre de Grenoble, ce jeudi 30 avril.

Là, après une où deux Castafiores interprétant des œuvres composées dans le camp-vitrine de Theresienstad, fut projeté " Parce que j'étais peintre ", un film documentaire de Christophe COGNET, sur les motivations de ces peintres de la solution finale.
Dans ce contexte, je n'ai toujours pas compris le rapport entre la résistance et visions de charniers. Je crois que c'était également le cas pour le petit vieux à coté de moi, car même, si peut-être, il a été maquisard en 1944, ce sont ses ronflements qui m'ont réveillé. Je quitte la séance et le théâtre.

        J'ai une faim de Louve Romaine. Rue Renauldon, " chez Sam " existe encore. Pan ! 30 ans dans la gueule ! Le vieux Sam (il est pourtant plus jeune que moi) me reconnait. Nous attendons le départ d'une bande d'étudiants avinés, et la fin de leur tentative de cours magistral sur les sandwiches, pour évoquer le bon vieux temps. Celui où Sam pouvait prendre son temps et nous servir un casse-dalle qui tenait la route. Il m'explique l'extermination du Brochette-Salade, qui, pour 5 Francs, était une des bases de notre alimentation sous Alain CARIGNON. A la fois, pionnier et outsider du Kebab, je ne suis pas étonné que Sam ne me conseille qu'une "Mayo-Harissa" et pas une " Sauce Résistance ". Comme 2 vieux cons nous évoquons, l'époque où quand tu te faisais choper à faire un graffiti,, tu avais plein de problèmes avec tes vieux, les keufs, le maire et parfois même avec les psychiatres ... , voire le préfet. Ce temps où tu n'achetais pas les bombes de peinture chez un revendeur de Montana colors mais où tu les taxais. Même s'il est devenu diabétique et que, du coup, suite à la perte d'un arpion, la Sécu lui offre tous les six mois une paire de pompes neuves, ça m'a fait bien plaisir de revoir le vieux Sam. Presque ému.

Je file ensuite me jeter un petit kawa à " La Table Ronde " face à moi-même, à la même table de l'autre coté, face à moi-même quand j'avais 20 ans.


1983 - By NoArt à la Table Ronde
Autoportrait à la Table Ronde (1986)
La Résistance, comme la politique, ou l'Art, n'est avant tout qu'une histoire d'opportunité et d’égo. Les héros sont ceux qui modifient le paradigme, jour après jour, souvent au risque de leur vie, pas ceux qui fanfaronnent ou se mettent indûment en avant.

Puisque ce sont eux qui l'écrivent, l'Histoire oublie les héros et sanctifie les vainqueurs.

Pour finir, je crois que le moment le plus comique de la soirée fut sans doute celui où deux keufs nationaux prenaient des renseignements sur un gamin qui avait commit l'outrecuidante performance d'un wheeling en scooter, dans l'après-midi, sur la place St André devant la terrasses du restaurant, où la gentille dame soupait avec l'élégant réalisateur. du documentaire soporifique.






Alors je suis rentré dans le 38100 en fredonnant " C'est moi le printemps" de Daniel Darc.



vendredi 24 avril 2015

Charlie et la turbine à chocolat

Une triste affaire , qui avec toute la violence qu'elle a déjà générée (et va encore générer)  tombe à pic. Elle est tout sauf un hasard: nous sommes les promoteurs de cette société hyper violente où écraser l'autre est  la meilleur des choses.
Quand même les sentiments, l'indignation ou la réflexion sont médiatisés et face au risque d'exclusion d'un système pourtant au plus haut point vérolé, à quoi sert de nous indigner ou de pleurnicher ?


Nous parlons de laïcité mais jamais de Dieu. Nous parlons de liberté d'expression sans savoir ce qu'est la Liberté. Nous nous raccrochons à des branches pourries avec la douce illusion que nous allons, nous, nous en sortir. Les autres, on s'en tapeFermons nos gueules et penchons nous en avant en nous écartant légèrement les fesses.  Honorons nos Maîtres et fermons nos gueules ! Les moutons n'ont pas droit au chapitre.



Combien y a-t-il de Cabu dans les hôpitaux psychiatriques ?

lundi 20 avril 2015

FUKUSHIMA from 03 / 11 / 2011 To Eternity

mercredi 8 avril 2015

En train, en vélo ou à pied ?

Cette année, à grand renfort d'argent public, le petit Maire prétentieux de St Jean de Maurienne a dépensé une somme conséquente pour que son bled devienne, non pas une, mais deux fois, ville étape du Tour de France


Pour couvrir ça, des journalistes du monde entier seront présents. 


C'est chouette le Tour de France, non ?




Comprenne qui veut ! 

dimanche 29 mars 2015

" Si vous parlez à Dieu , vous êtes croyant .............................. mais s'il vous répond , vous êtes schizophrène. " Pierre DESPROGES


« Ce n’est pas un signe de bonne santé mentale que d’être bien adapté à une société profondément malade. »        Jiddu Krishnamurti



« Artiste maudit, génial parce que fou, ou vice versa. Sans doute faut-il nous défaire de cette image romantique et davantage suivre le parcours pour en comprendre la souffrance, la profondeur et la lumière .. »         Jean Pacôme (About phase3 - 1992)

mercredi 25 mars 2015

Fun with i-Roads ! Thanks Toyota


Du 4 X 4 diesel à l'i-Road

Modèle économique absurde, épuisement des ressources, pollutions bientôt létale, à moins de faire l’autruche, nous savons tous que notre civilisation file droit dans le mur. L’Ecologie, si galvaudée aujourd'hui, devrait pourtant être notre préoccupation principale.
A contre-courant de la tendance du « chacun pour soi » actuelle, nous sommes quelques-uns à avoir envie de donner une chance à notre planète … à nos enfants (en commençant par les miens).

Mon cursus industriel et mes déplacements urbains en tram, bus ou en scooter (4 Temps quand même) ne me font pas considérer la science et la technologie comme nos pires ennemis. Encore faut-il qu'elles soient capables de modestie, de pondération et (surtout) d’autocritique.
Voilà pourquoi j'ai décidé, à ma toute petite échelle de Colibri, de participer à l'expérience de TOYOTA By Ha :mo en devenant testeur d' i-Roads et de Coms TOYOTA par l’intermédiaire de CitéLib à la fin de l'année 2014.

mardi 24 mars 2015

Le moteur à explosion : un Culte d'un autre siècle

La bagnole, qui entraîna un développement urbain "à l'américaine" et, outre le fait qu'elle soit le moyen de transport le plus meurtrier, a largement contribué à la laideur et à la pollution de la France.

Je me rappelle de mon père (représentant dans une société de mécanique et donc "gros rouleur"), qui aimait nous faire visiter l' Hexagone et une partie de l'Europe en nous véhiculant sur l'asphalte.
Je me rappelle de nos discussions quasi philosophiques avec papa qui devenait une oreille, puisque mis à part un bout de ses bras sur le volant, c'est tout ce que je voyais de lui. Ces moments privilégiés quand le reste de famille dormait,  juste avant le petit déjeuner, à l'aube, dans quelque "routier" de sa connaissance. C'était chouette mais c'était, il y a longtemps ! 

Mais je me souviens aussi de ma petites sœur qui vomissait souvent et de la fumée de cigarettes brunes dans le confinement de l'habitacle.  Les voyages étaient longs et fatigants ... " Dis Papa, c'est encore loin la mer ? "

Plus tard, à mon tour, je fus amené à parcourir la France, celle des centrales nucléaires,.
Certainement à cause et de cette utilisation professionnelle intensive, j'ai très vite considérer la voiture comme un simple outil.

En parfaite communion avec mon oncle, le designer Paul Arzens, la voiture m’apparaît comme un simple outil. Arzens en parlait même comme d'un vulgaire " instrument ménager ".


Si comme évoqué dans cette vidéo, la voiture semble encore conférer à certains un aura de virilité et de puissance bien illusoire.  Les déplacements étant devenus courts et urbains, les vapeurs d'essence ( et encore plus de diesel) qu'ils produisent saturent notre environnement.





N'est-il pas temps de repenser les déplacements ?

vendredi 20 mars 2015

Nothing but the Sun ! (ma dernière éclipse)

Donc, ce matin, face à la bêtise ministérielle, nous nous sommes  mis hors la loi avec les Voodookids. Ils ont séché l'école.
Nous voulions monter à la Bastille par les Bulles mais il n'y a pas que l'éducation nationale qui délire puisque le téléphérique n'ouvrait qu'à 11 heures.
Les quais de l'Isère ont fait l'affaire.



Loulou m'a dit qu'à la prochaine éclipse, s'il était toujours vivant, il penserait à moi.

Je n'ai pas pleuré !

La Nature n'est pas notre ennemi !

Ce matin, l'éducation nationale dans son éternel paranoïa sécuritaire privera les enfants du splendide spectacle qui se déroulera à 10:28, allant jusqu'à interdire la récréation du matin et imposer des mesures de confinement, comme pour une alerte chimique ou nucléaire.


La connerie n'a plus de limite et le fait de penser que les kids ne seraient pas capables d'appliquer des consignes de protections individuelles laisse perplexe. Une fois de plus, les politiques (relayés par leurs chiens, lesmédias)  montrent la confiance qu'ils accordent à leurs oilles et (encore plus cynique)  aux futurs citoyens.

Jour après jour, la France ne cesse de perdre de son intelligence

Bientôt, on élèvera les enfants dans des bocaux, protégés par du coton, leurs insufflant juste ce qui faut de connaissances pour faire tourner, en parfaits employés-esclaves, le système libéral. 

Ce matin, mes enfants n'iront pas à l'école.


lundi 16 mars 2015

Omerta nucléaire

Employer des termes mafieux pour parler de Fukushima (comme omerta ou Yakuza) est loin d'être absurde. On peut même parler de " mensonge d'état ".
Le consensus mondial fait que personne (ou presque) ne communique plus sur la catastrophe nucléaire nippone. Si dans les premiers jours qui ont suivi le tsunami, certains se sont exprimés, ils ont vite été ramenés au rang de " prophètes de l'absurde ", de doux illuminés qui n'y connaissaient rien à l'affaire.

Pourtant l'Histoire, malheureusement, semble leur donner raison : Fukushima est totalement ingérable et ses ruines risquent fort de devenir le mausolé de l'humanité.

L'Armageddon nucléaire n'est pas violent mais inexorable.

Nous restons convaincus que si une solution valable de sauvegarde des tranches japonaises existait ou que s'il y avait un moyen fiable d’arrêter la radioactivité, il serait mis en oeuvre par les états du monde et, ce, à n'importe quel prix.

Il n'y a pas de solution pérenne.



dimanche 15 mars 2015

La Belle Electrique / Grenoble rocke-t-elle ?

Parce que, pour cause de weekend au ski, j'y avais loupé le passage des Wampas et aussi pour faire plaisir à une amie, j'ai accepté d'aller écouter Nina Hagen en live à La Belle Electrique.

La Belle Electrique est la toute nouvelle salle de concert de Grenoble "dédiée aux musiques électriques".

Un café, au bar, un mercredi après-midi, et une discussion plutôt agréable avec le barman, nous avait fait parler du Rock à Grenoble avec, bien sûr, une évocation de Feu-l’Entrepôt.



Je me rappelle de cette soirée de 1999 où sur la droite de la scène, avec Bilbo, nous nous étonnions de ce Bus-Régie et des caméras mobilisées pour un concert d'à peine une trentaine de spectateurs.

Pourtant les vidéos qui en résultent, trop rares témoignage sur les mythiques Dogs, permettent à Dominique LABOUBÉE de rejoindre le panthéon des rockers qu'il mérite.

Il me revient également, entre autre, un souvenir ému d'éructations alcooliques avec Moon MARTIN dans les pissotières.

L'Entrepôt était le vrai lieu Rock de Grenoble.

Si je suis assez septique, à cause du officiel et convenu, je souhaite, du fond du cœur,  à cette Belle Electrique de trouver sa place entre nos montagnes.

Quant à Nina HAGEN, qui annule son concert sans réelle explication,  je reste sur l'évocation du personnage odieux qu'en fait Antoine de Caunes dans son " Dictionnaire amoureux du Rock ".




samedi 14 mars 2015

NOTAV : Lutter plus que jamais !

On nous met dans la tête avec l'aide des médias à la botte de nos maîtres que la ligne TGV Lyon-Turin devrait finalement voir le jour.

Je me suis intéressé, presque par hasard, à cette aberration économique, sociale et environnementale qui peu à peu devient le plus gros des outrages au peuple de toute l'Histoire européenne.

Très peu de temps après,  j'ai vu quel traitement l'état italien (berlusconien à l'époque) infligeait à des gens paisibles, souvent âgés, qui pourtant n'aspiraient qu'à vivre tranquillement le reste de leur age.

Une dangereuse terroriste du NOTAV

Le peuple du Val de Suse ne veut pas de ce projet pharaonique qui détruira leur belle vallée. Ils disent non à la dilapidation de l’argent public; Non encore aux campagnes de criminalisation et aux accusations de terrorisme dont ils font régulièrement l'objet dans les médias corrompus.


La résistance est maintenant organisée et s’appelle NOTAV.

En France, les opposants sont peu nombreux, les " Crétins des Alpes " voyant même dans ce chantier une bonne occasion de se faire du fric. 
Il est vrai que les premières indemnités d’expropriation  étaient plutôt juteuses (pour les opportunistes proches du dossier).
Encore plus naïfs, certains mauriennais se  voient déjà embauchés comme tunneliers. Une simple réflexion sur l'affaire Bouygues et l'EPR de Flamanville leur démontrerait le contraire. 
D'autres, carrément benêts, rêvent au développement des sports d'hiver, avec des TGV dégueulant leur flux de touristes sur St Jean-de-Maurienne.
.C'est vrai  que pendant 15 ou 20 ans, ils vont apprendre à l'aimer cette vallée poussiéreuse pleine des camions, ceux qui empruntent déjà du tunnel routier du Fréjus, et bientôt, ceux (à benne) qui charrieront les gravats issus de l'excavation..
Qu'elle va être belle la neige des quelques modestes stations de ski mauriennaises où déjà, à grand renfort d'artifices les choses, tournent au tragique !

Photo de la station de la Norma, pourtant réputée pour son enneigement, le 11 janvier 2015

L'avidité légendaire de ses habitants, le bourrage de crâne médiatique, un chantier d'une vingtaine d'année, au moins, et le non report rapide du trafic des camions sur les rails (alors qu'il est possible en trois mois) vont faire que la vallée de la Maurienne un endroit invivable.


***

Pour finir, cette vieille vidéo, longtemps indisponible sur Dailymotion, explique très bien toute l’aberration du projet TGV Lyon-Turin :

jeudi 12 mars 2015

Lyon-Turin : Délire sur toute la ligne

Je ne serai malheureusement plus là dans vingt ou trente ans pour voir la courge des petits vieux, qui, si quelqu'un arrive à creuser ce tunnel, verront enfin passer le TGV ... Après 20 ou 30 ans dans la poussière et le bruits des camions-bennes charriant les gravas d'excavation (19 fois Khéops), ils ne vont pas être déçus !  
Bon, ils vont surement être un peu déshydratés, ces  Mauriennais du futur, puisque le percement des galeries aura asséché la plupart des sources de la région en pulvérisant, au passage, force amiante, uranium et autres matériaux très bons pour la santé.
En fait, on ne peut pas savoir ce qu'ils entendront, puisque  qu'il n'y a encore d'exemple de TGV roulant dans des espaces aussi réduits et confinés que la vallée de la Maurienne ou le Val de Suse. Mais c'est sûr que ça va donner un TGV à 250 km/h là-dedans ! 
Et encore plus, si devant, il y a un train de marchandises qui lui roule à 70 ou même 110 km/h.


Le Lyon Turin enjeu caché derrière la chaîne... par tvnetcitoyenne

La France (ou plutôt ses politiques) aimait, les grands projets inutiles, mais, depuis l'EPR de Flamanville, comme si ça ne lui suffisait pas, elle opte désormais pour les chantiers titanesques, irréalisables et déjà obsolètes.

lundi 9 mars 2015

Le droit à " La Parole Contraire "

Les Italiens ne veulent pas du projet de ligne TGV (TAV en italien, Treno Alta Velocità) qui, sous de faux prétextes écologiques, condamne à mort une bonne partie des Alpes.

Ils disent " NO " à cette dilapidation de l’argent public et à son détournement par la mafia et par les caisses des partis politiques.La Résistance est organisée et s’appelle NOTAV.

Les lobbies, les politiciens véreux qu'ils arrosent, les médias qu'ils manipulent, donnent encore un vernis de respectabilité au projet dont le financement crouvrirait largement le déficit de la Sécurité Sociale.

L'écrivain et alpiniste Erri De Luca,  parce qu'il aime les Alpes, soutient depuis des années le mouvement. Son engagement le mène depuis le 28 janvier 2015 devant le tribunal de Turin et, malheureusement, l'issu sera sans surprise.

Le système archaïque qui ose encore s'autoproclamer Etat ou Démocratie veut museler la liberté d’expression. Préparons-nous à la désobéissance citoyenne car notre Humanité même en est l'enjeu.

jeudi 26 février 2015

Soirée #NOTAV jeudi 26 février à Chambéry




Quand avec un couple d'amis mauriennais, nous sommes arrivés à cette réunion, nous avons plutôt été surpris de n'y trouver qu'une petite vingtaine de personnes. Mais comme nous avions croisé Daniel Ibanez à l'entrée, je savais que cela allait quand-même être une bonne soirée.

Tout d'abord un petit apéro pendant lequel je discute avec Daniel. Il me fait une jolie dédicace de son livre "Trafics en tous genre".
Ensuite devant une salle qui commence à se remplir, un monsieur un peu âgé du collectif NO-TAV SAVOIE nous retrace l'historique du mouvement, le corrélant avec celui du projet de la ligne Lyon-Turin. Durant cet exposé beaucoup de chiffres un peu difficile à mémoriser sont présentés mais comme les choses sont bien faites, beaucoup de documents et tracts sont à notre disposition.


Un jeune homme nous explique, ensuite, les motivations de la lutte savoyarde ou plutôt leur carence quand on compare la mobilisation ici et du coté du Val de Suse.
Pour clore la réunion, la partie " questions & échanges" est animée, les témoignages intéressants, les vécus riches et passionnés.
Cette très bonne soirée au final m'a donné envie de me rendre le samedi 7 mars dès 10 heures à St Michel-de-Maurienne (Rond point de l'ex-Métaltemple) pour une journée d'information sur ces percements de tunnels qui n'apporteraient qu'un peu plus de misère et de désolation dans une vallée déjà bien laminée.