dimanche 28 août 2016

mercredi 17 août 2016

Graffiteurs ou peintres muraux ?

Le public ne reconnait un mouvement artistique que quand il mort.

Depuis Banksy, les médias relatent de plus en plus d'événements liés aux Arts Urbains: expo de Street Art, ventes de graffitis. Les institutions investissent ce nouveau filon sans chercher à le comprendre ou à l’expliciter, un produit comme un autre. La Culture devient divertissement.  On assiste à l'aberration de ventes aux enchères et d'expositions de ce que, par essence, ne peut exister que dans la rue.

Tandis que les écoles de graphisme dégueulent la culture urbaine  et son esthétisme, la transposition malheureuse que toute une bande de sales personnages agissant individuellement ou en associations, subventionnées de préférence,  dévoie d'autant plus le Street-art en des voies mercantiles.  Avec une fausse rébellion et la mise en scène de l'illégalité, cette génération est maintenant si proche du système économique qu’elle se confond avec celui qu'elle dit combattre.

Comme le numérique, la bombe de peinture est un outil pour la création picturale. Facteur de vitesse, les spray nous ouvraient de nouveaux champs par l'accélération du rythme d'exécution du tableau, lui-même. Même si, parce qu'il s'agissait le plus souvent de peintures glycérophtaliques qui demandaient plus d'attention au séchage (et pouvait couler), en ces début des années 80,  la " bebom " accélérait l'exécution et par effet de bord apportait une nouvelle donne médiatique.

Les objets dérivés, rarement la figure elle-même, ont créé une économie entière. 

Proche de l’industrie du divertissement, les street-artistes décorent les salons et les façades des bourgeois et leur lèchent le cul pour qu'ils achètent une de leurs toiles vides de sens
Ils ont un métier, reconnus et  enseignés dans les écoles.
Si le numérique, internet ou le hacking nous donne aujourd'hui le loisir de court-circuiter les médias habituels (journalistes, critiques, médiateurs, curateurs, et galeristes), le Street-art, lui, fait exactement le contraire et se rue vers le système commercial, les galeries, les musées et les honneurs les plus divers. 


Rechercher la satisfaction immédiate:  La jouissance express dans l’espace public avec un minimum d'efforts de réflexion et de création, sans revendication, ni éducation, nous conduit au cul de sac sociétal de l'hédonisme.  

" Le street art est à peu prêt au graffiti ce que Doc Gynéco est aux Black Panthers ".




Le graffiti vrai n’était pas commercialisable et les politicards, ou leur police, n'était pas des amis. Quelques graffiteurs historiques, quand ils ont survécu, restent les messagers de la contre-culture et du changement. Leurs réflexions et leurs engagements sont la dernière chance de modification de notre société de moutons !

samedi 13 août 2016

2 - Le Nucléaire Civil Français: Les premières centrales Graphite-Gaz [1958-1973]

Après le succès des réacteurs expérimentaux du CEA (Zoé, Marcoule ... ), c'est l’entreprise publique chargée de la production d’électricité, EDF, qui est mandatée pour mettre en place le programme électronucléaire français avec des réacteurs du type Uranium Naturel Graphite Gaz (UNGG). 

 De 1966 à 1971, six réacteurs sont mis en service : trois sur le site de Chinon, deux à Saint-Laurent-des-Eaux et un à Bugey.
Le nucléaire fournit alors 5 % de l'électricité produite en France.


Chinon A1 surnommé " La Boule " diverge en septembre 1962
La décennie 1960-70 voit aussi la naissance de 9 réacteurs expérimentaux : 

 - Osiris, à Saclay, qui produit des radioéléments pour l'industrie et l' utilisation médicale du Technétium 99m et du Silicium dopé.

 - Sur le tout nouveau site de Cadarache, près de Manosque, outre le réacteur à neutrons rapides, Rapsodie (précurseur de Phénix et Superphénix), Minerve, Pégase, Harmonie, Masurca et Cabri sont destinés aux études de neutronique et de criticité des différentes filières. Ils amèneront à la deuxième, et, surtout, à la troisième génération de centrales, issue de l'ingénierie américaine (Westinghouse) : Les réacteurs à eau pressurisée REP (PWR pour Pressurized Water Reactor en anglais) seront exploités en France à partir de 1977.

dimanche 10 juillet 2016

City of Death


En 2014, j''ai fait beaucoup d'influencing sur internet en faveur d' Eric Piolle avant et pendant la campagne qui l'a fait devenir Maire de Grenoble (Il était à l'origine largement outsider). Je le croise plusieurs fois par semaine, lors de meeting ou simplement dans les rues de la ville et je pense qu'il est un bon Maire pour ma ville. Malgré une tache énorme et les ravages de la trop longue et malhonnête gouvernance socialiste et aussi la naïveté de ceux qui ne viennent pas du sérail des politicards.

De jour en jour, Grenoble change et les actions de Monsieur Piolle me plaisent. 

                                                     

Quelques petites choses me font encore râler (je sais si bien râler !) principalement dans le domaine de la Culture. mais l'Histoire corrigera ces petits bémols. 

Grâce à Daniel IBANEZ avec qui nous avons suivi nos amis cyclistes du NOTAV jusqu'à Valence, j'ai compris que je dois agir plutôt que de gueuler comme un con.




samedi 11 juin 2016

La " Fête des Tuiles " vue du balcon d'un indigène du 38100 :

Je propose que l'année prochaine la Fête des Tuiles se tienne ailleurs dans Grenoble (à Villeneuve par exemple, puisque là-bas le Participatif fait fureur et qu'elle raflait la quasi-totalité  des projets participatifs cette année).
Plus aucun habitant de la partie 38100 de ce truc qui n'est devenu qu'une " minable fête des commerçants " n'y adhère.  Certains de mes voisins étaient même partis à la campagne ce samedi 4 juin.



S'il y en avait quelques-uns en 2015, le nombre de ballons aux balcons sur le cours de la Libération cette année était très significatif (aucun !) quant à notre envie de cette Foire aux jambons même pas digne de Vaulnaveys-le-Haut. 
Beaucroissant fait également beaucoup mieux depuis des siècles et n'a jamais bricolé de bouteille de gaz à la dernière minute pour en faire les barbecues promis par la Fusée mais finalement manquants.

Faire vivre la plus grande artère d'une ville demande une attention sur l'année entière, que l'on sache de quoi on parle et connaitre ce qu'il se fait ailleurs.
Grenoble devait proposer une offre bien supérieure.

Etre été accueilli par une jeune stagiaire dans les locaux cossus (également qui n'était pas encore à Grenoble lors de la première édition de la " Fête des Tuiles " et des les gamins d'une association cossue dont le responsable s'est échappe dès les 5 premières minutes m'avait déjà enlevé toute illusion.


Faire la fête des tuiles ailleurs nous évitera également la cacophonie du weekend et la sensation très désagréable que notre quartier n'est considéré que comme un " garage à cons ".  Il faut quand même dire que l'association de quartier Aigle-Foch-Libération met du sien dans l’attribution de ce qualificatif puisque le 11 (donc une semaine après la Fête des Tuiles ) elle organise la seule activité de l'année : un vide grenier.

Merci également pour les aboiements de clébards de 7:00 du matin à 19:00, ce jour-là, au 6 Libération. Tout cela est dommage, initialement, l'idée de la municipalité paraissait bonne.


dimanche 29 mai 2016

Démocratie Participative

Désir d'avenir ? Vrai foutage de gueule. Je n'ai pu y rester connecté et inscrit qu'une petite heure ... et encore:   >>  Une question un peu embarrassante à Ségo  >>  Exclusion définitive  >> IP backlistée  >>  FIN 

Mise à l'heure quant au numérique comme outil de démocratie.

Heureusement qu'il y a eu quelques expériences plus heureuses comme sur Seemic.tv ou (et) surtout PhreadzSur ces sites de vidéos différées, nous avons réellement échangé, bien plus rapidement que sur un tchat écrit et donc avec bien moins de formalisme aussi. Il y avait là des personnes de tous les horizons, ... de tous les pays. Beaucoup, même si au début, ce n'était pas gagné (Ça ne l'est jamais) sont devenus de véritable et nous nous voyons maintenant dans le " vrai monde " (qui est pourtant le même).



La vidéo différée était un réel outil démocratique (si on veut utiliser ce mot). Un outil d'échanges qui nous apprenait à écouter l'autre et à confronter nos idées (toutes !), un véritable "Phalanstère numérique "

Pas la peine de Googliser. Tout cela n'existe plus. Bizarre non ? (.Nos maîtres sont très forts).

Sortons dans la rue et parlons entre nous ! 

Ça fonctionne encore. J'imagine que sous quelques prétextes sécuritaires, ça aussi on ne va pas tarder à nous l'interdire.

mardi 24 mai 2016

i-Roader à Grenoble

L'i-Road est un concept-car à 3 roues de TOYOTA. En phase d'expérimentation uniquement dans un quartier de Tokyo et ici à Grenoble, j'ai la chance d'être l'un de ses 3 premiers ambassadeurs grenoblois (depuis octobre 2014). Utiliser ce drôle de petit véhicule électrique pour mes déplacements a, certe, modifié mes pratiques urbaines mais a aussi changer mon regard sur la ville et la manière dont nous pourrions aborder l'avenir.

L'usage de la voiture dans les villes est polluant et égoïste puisqu'elle ne transporte, le plus souvent, qu'une seule personne. La voiture est lente. Des études montrent que la vitesse moyenne d'une auto en ville ne dépasse guère les 20 km/h.


Gabegie énergétique, agression envers les plus faibles, hérésie sociale !


Bruits de la ville : Il y a longtemps, que je ne roule plus en voiture dans Grenoble. J'utilise un scooter (125 cm ³ / 4 temps) pour me rendre au travail sur la zone industrielle pompeusement nommée Innovallée. Pour beaucoup de ceux qui y travaillent la première souffrance de la journée est liée aux accès aberrants par des routes qui n'en ont que le nom, à la desserte par les transports en commun à peine digne du XXème siècle et aux parkings improbables et insuffisants. Le scooter est rapide et grisant mais dangereux (surtout sur les routes mouillées devenues glissantes par les scories du diesel) et même si je n'en ai pas modifié l'échappement, il fait pas mal de raffut. Sur les véhicules électriques, si l'on omet le roulement ou le son de la jolie montée en puissance du moteur, l'absence de bruit est un vrai bonheur. (Silence is sexy). Avec le retour du " bruit des métiers ", les cris des gamins et même le chant des oiseaux, l'électricité ramènera-t-elle un peu de sérénité dans nos villes ?

Changer les repères hiérarchiques et sociétaux et muter vers une société où le faible devient prioritaire: lors de mes déplacements en i-Road, je m'efforce de toujours laisser passer les piétons et les vélos qui coupent ma trajectoire. Cette pratique qui inverse les usages communs alors qu'elle est pourtant désirée par le code de la route, peut être tenue comme un exercice cognitif de désapprentissage). Et avec un large sourire, c'est encore mieux ! (Le sourire déclenchant le sourire, je m'aperçois que celui de l'autre me fait du bien). Et si je gène l'automobiliste pressé qui me suit, Tant pis pour lui !

La notion de "bien commun", qui se développe avec l'Auto partage, doit nous faire nous demander si, tout simplement, nous supporterions les sévices ou les incivilités que nous infligeons aux autres.



Une qualification différente et apaisante de nos espaces urbains surpeuplés et pollués se pose comme indispensable. Entre Zen et Punk, une philosophie du " Vivre ensemble" verra rapidement le jour. Je l'ai déjà entrevue en pilotant l'i-Road.
J'aimerai, en modeste colibri, y contribuer et aussi tout en la peaufinant, la décrire, non pas à la manière d'un ethnologue urbain avec des données chiffrées, mais plutôt par un biais artististique, avec mes émotions.




Parce qu'ils nourrissent en nous des habiletés de locomotion et des interactions qui, de jour en jour, deviennent de plus en plus positives et emphatiques, les trajets en i-Road nous font peu à peu comprendre, qu'il y a bien longtemps, juste avant le Big Bang, nous étions tous le même tout petit point dans l'univers.


Vous trouverez plusieurs phases évolutives et surement, à terme très différentes de cette étude en suivant les liens suivants :


 

https://www.facebook.com/iRoaders/

dimanche 15 mai 2016

1 - Le Nucléaire Civil Français - Choix énergétique & arrières-pensées militaires [1945-1958]

Après-guerre, Raoul Dautry, Ministre de la Reconstruction et de l'Urbanisme, informe le général de Gaulle (président du Gouvernement provisoire) que le nucléaire bénéficierait à la reconstruction ainsi qu'à la défense nationale.

De Gaulle demande à Frédéric Joliot-Curie de proposer une organisation de l'industrie française du nucléaire. Ainsi, le 13 octobre 1945, le Commissariat à l’Energie Atomique (CEA) est créé. Cet organisme a officiellement pour but de poursuivre les recherches scientifiques et techniques en vue de l’utilisation de l’énergie atomique dans divers domaines de l’industrie, de la science et de la défense.
Sur la base d’un fonctionnement avec un combustible d’oxyde d’uranium naturel modéré à l’eau lourde, la première pile atomique française Zoé diverge le 15 décembre 1948 à Fontenay-aux-Roses.




Si elle ne dégage que quelques kilowatts, elle va permettre des études poussées sur les réactions en chaîne et permettre la production de radioéléments pour la recherche et l’industrie. Le raffinage de minerai d'uranium africain est réalisé dans une enclave de la Poudrerie du Bouchet à Ballancourt-sur-Essonne. En novembre 1949, y seront isolés les 4 premiers milligrammes de plutonium.

Le procédé du "combustible irradié" de Zoé permet d'en extraire le plutonium nécessaire pour la première bombe atomique française.

La guerre froide et les essais de la première bombe soviétique en 1949 amènent la France à ne plus conserver la position pacifique du CEA, comme affirmée par Joliot-Curie, qui, pour des déclarations favorables à l'Union soviétique, devra démissionner en 1950.
Le CEA prend alors une orientation militaire.

Pour des raisons techniques, financières, et pour la production du fameux plutonium militaire, la filière sera celle des piles au graphite.

Si en 1952, le plan quinquennal ouvre la voie à la bombe atomique française, la décision de sa fabrication ne sera prise qu'en 1954 après la défaite de Dien Bien Phu.



Les premières études de neutronique et de criticité sont entreprises dans les centres de Valduc et de Moronvilliers en 1957.

( à suivre ... )

vendredi 13 mai 2016

CHOMSKY - Les dix stratégies de manipulation des masses

Réédit du 1er octobre 2010   

Dans son livre "Armes silencieuses pour guerres tranquilles" (1979), le linguiste et philosophe américain, Noam CHOMSKY, Professeur émérite du Massachussetts Institute of Technology, a élaboré une liste des « Dix Stratégies de Manipulation » qui selon lui servent à maintenir le public dans l'ignorance et la médiocrité.


1/ La stratégie de la distraction :

Élément primordial du contrôle social, la stratégie de la diversion consiste à détourner l’attention du public des problèmes importants et des mutations décidées par les élites politiques et économiques, grâce à un déluge continuel de distractions et d’informations insignifiantes. La stratégie de la diversion est également indispensable pour empêcher le public de s’intéresser aux connaissances essentielles, dans les domaines de la science, de l’économie, de la psychologie, de la neurobiologie, et de la cybernétique. « Garder l’attention du public distraite, loin des véritables problèmes sociaux, captivée par des sujets sans importance réelle. Garder le public occupé, occupé, occupé, sans aucun temps pour penser de retour à la ferme avec les autres animaux. »


2/ Créer des problèmes, puis offrir des solutions :

Cette méthode est aussi appelée « problème-réaction-solution ». On crée d’abord un problème, une « situation » prévue pour susciter une certaine réaction du public, afin que celui-ci soit lui-même demandeur des mesures qu’on souhaite lui faire accepter. Par exemple, laisser se développer la violence urbaine, ou organiser des attentats sanglants, afin que le public soit demandeur de lois sécuritaires au détriment de la liberté. Ou encore : créer une crise économique pour faire accepter comme un mal nécessaire le recul des droits sociaux ou le démantèlement des services publics.


3/ La stratégie de la dégradation :

Pour faire accepter une mesure inacceptable, il suffit de l’appliquer progressivement, en « dégradé », sur une durée de 10 ans. C’est de cette façon que des conditions socio-économiques radicalement nouvelles (néolibéralisme) ont été imposées durant les années 1980 à 1990. Chômage massif, précarité, flexibilité, délocalisations, salaires n’assurant plus un revenu décent, autant de changements qui auraient provoqué une révolution s’ils avaient été appliqués brutalement.


4/ La stratégie du différé :

Une autre façon de faire accepter une décision impopulaire est de la présenter comme « douloureuse mais nécessaire », en obtenant l’accord du public dans le présent pour une application dans le futur. Il est toujours plus facile d’accepter un sacrifice futur qu’un sacrifice immédiat. D'abord parce que l’effort n’est pas à fournir tout de suite. Ensuite parce que le public a toujours tendance à espérer naïvement que « tout ira mieux demain » et que le sacrifice demandé pourra être évité. Enfin, cela laisse du temps au public pour s’habituer à l’idée du changement et l’accepter avec résignation lorsque le moment sera venu.


5/ S’adresser au public comme à des enfants en bas-âge :

La plupart des publicités destinées au grand-public utilisent un discours, des arguments, des personnages, et un ton particulièrement infantilisant, souvent proche du débilitant, comme si le spectateur était un enfant en bas-âge ou un handicapé mental. Plus on cherchera à tromper le spectateur, plus on adoptera un ton infantilisant. Pourquoi ? « Si on s’adresse à une personne comme si elle était âgée de 12 ans, alors, en raison de la suggestibilité, elle aura, avec une certaine probabilité, une réponse ou une réaction aussi dénuée de sens critique que celles d’une personne de 12 ans ».


6/ Faire appel à l’émotionnel plutôt qu’à la réflexion :

Faire appel à l’émotionnel est une technique classique pour court-circuiter l’analyse rationnelle, et donc le sens critique des individus. De plus, l’utilisation du registre émotionnel permet d’ouvrir la porte d’accès à l’inconscient pour y implanter des idées, des désirs, des peurs, des pulsions, ou des comportements…


7/ Maintenir le public dans l’ignorance et la bêtise :

Faire en sorte que le public soit incapable de comprendre les technologies et les méthodes utilisées pour son contrôle et son esclavage. « La qualité de l’éducation donnée aux classes inférieures doit être la plus pauvre, de telle sorte que le fossé de l’ignorance qui isole les classes inférieures des classes supérieures soit et demeure incompréhensible par les classes inférieures ».


8/ Encourager le public à se complaire dans la médiocrité :

Encourager le public à trouver « cool » le fait d’être bête, vulgaire, et inculte.


9/ Remplacer la révolte par la culpabilité :
Faire croire à l’individu qu’il est seul responsable de son malheur, à cause de l’insuffisance de son intelligence, de ses capacités, ou de ses efforts. Ainsi, au lieu de se révolter contre le système économique, l’individu s’auto-dévalue et culpabilise, ce qui engendre un état dépressif dont l’un des effets est l’inhibition de l’action. Et sans action, pas de révolution !


10/ Connaître les individus mieux qu’ils ne se connaissent eux-mêmes :

Au cours des 50 dernières années, les progrès fulgurants de la science ont creusé un fossé croissant entre les connaissances du public et celles détenues et utilisées par les élites dirigeantes. Grâce à la biologie, la neurobiologie, et la psychologie appliquée, le « système » est parvenu à une connaissance avancée de l’être humain, à la fois physiquement et psychologiquement. Le système en est arrivé à mieux connaître l’individu moyen que celui-ci ne se connaît lui-même. Cela signifie que dans la majorité des cas, le système détient un plus grand contrôle et un plus grand pouvoir sur les individus que les individus eux-mêmes.

mardi 26 avril 2016

Envoyez ces jeunes con(-suméristes) faire le plein à la


Michèle RIVASI, que j’ai eu la chance de rencontrer le 23 octobre, à Chambéry, et le 6 décembre, à Eybens, grâce à Daniel IBANEZ (Notav), dans le cadre des élections régionales, explique que, malgré le " Green Washing " et l' hypocrisie générale de la COP21,  les idées écolos se distillent peu à peu (et surtout chez les enfants). C’est tardif et très compliqué ! Surtout quand on connait la puissance des différents lobbies industriels et l'asservissement de leur larbins politiciens.



La notion même de politique est dépassée face à la catastrophe climatique et écologique qui arriveParce qu'ils ont des enfants, j'ai des amis ” de Droite ” (hé oui !) qui sont bien plus préoccupés par l’avenir de cette planète que pas mal des petits cons-uméristes qui se la pètent grave au volant de leur 4x4 en bouffant des bananes de Casabio.



***

lundi 18 avril 2016

JL BASDEVANT - Un grand (et gentil) savant

Peu après Fukushima, j'ai eu la chance de discuter à propos du nucléaire civil avec Jean-Louis Brasdevant sur Opinews.tv, pendant plus de 2 heures.
Depuis, comme il le dit lui-même, il a " viré sa cuti ".
Cette soirée en vidéo live sur Opinews.tv semble avoir été incroyablement initiatique et décisive, pour lui comme pour moi.

Cette émission sur France-Culture :



est très émouvante, presque magique, car depuis cette soirée, même si je ne lui arrive pas à la cheville, nous avons eu un parcours très similaire. Malgré son petit rire narquois, parfois énervant, Jean-Louis Basdevant est un très grand savant ! (Merci également à la journaliste Ines Benadjaoud qui présentait la soirée).


- 20 avril 2016 : " Je dois rajouter un petit mot sous cette note, car non seulement, parce qu'il a su revoir et changer sa position sur le nucléaire, Jean-Louis Basdevant est un vrai savant. Mais il est aussi un Gentil savant : en effet, j'ai eu, quelques heures après la publication de ce post, la très agréable surprise d'avoir un petit échange avec ce Monsieur. "

Plutôt que de le transcrire ici, je préfère garder ses mots pour moi mais je ne peux pas, cependant, résister à l'envie de vous faire découvrir Jean-Louis Basdevant sous une autre facette : 


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mardi 5 avril 2016

Le Nucléaire Civil Français - n°0 - Prequels [1895-1945]

En s’inspirant des travaux de l’allemand Wilhelm Röntgen (1845 - 1923) sur la fluorescence et les rayons X, Henri Becquerel, Pierre et Marie Curie ont permis, au début du XXème siècle, la compréhension des mécanismes de fission de l’atome de Radium et de ses 4 isotopes naturels.


L'invasion de la France par l'Allemagne, en mai 1940, contraint à l'arrêt des recherches et aux déplacements secrets d'une part du stock d'eau lourde au Royaume-Uni par Hans Von Halban et Lew Kowarski.  Le stock d'Uranium, lui, est caché au Maroc. 


1942 : La France de Laval est exclue du projet Manhattan et de la coopération entre le Royaume-Uni et les États-Unis lors la course contre l'Allemagne visant à la mise au point de la première bombe atomique :
(à suivre ... )

mardi 29 mars 2016

Robert MALAVAL : une brièveté Eternelle

Robert Malaval (1937 - 1980) est surement le seul peintre Rock français.

Du papier mâché de la série « Aliments blancs », et sa métaphore d'un mal proliférant et inévitable du début des années 60, jusqu'à la série pleine de paillettes « Poussière d’étoiles » où le fond noir symbolise la vacuité et la brièveté de la vie, en passant par les pochoirs des seventies qui annoncent déjà l'arrivée du Graffiti (pas du Street Art, SVP !), Robert Malaval a traversé son époque avec la fulgurance d'un flash d'héroïne, la vitesse d'un riff de Dick Dale ou de Chris Spedding. 

« La vie comme une farce » était presque la devise de celui a qui on attribue parfois la langue des Rolling Stones (à la bourre avec John Pasche) sur le " Sticky Fingers " à la braguette warholienne. 





L'insupportable répétition qui mène au mal-être et au vide. L'insuffisance du manque, la drogue et la jouissance ultime : le Rock'n'Roll !


« Vouloir tout saisir, c'est un vertige terrible ! »


Robert MALAVAL - Kamikaze Rock - Peinture acrylique & paillettes (1977)


En 1980 (il a déjà peint Kamikaze Rock et Kamikaze Fin du monde) dans l'urgence et après son ultime exposition-happening de Créteil, « Attention à la peinture - une exposition pirate » ... ... il se tire une balle dans la tête.




Aujourd'hui, bien loin de toutes ces histoires d'Art et de recherches picturales, le grand chaos qui nous entoure n'est plus ce doux bruit de la mer mais celui d'un tsunami ... La simplicité d'une époque s'oppose à cette complexité incontrôlable qui, aujourd'hui, semble rendre toute chose impossible. 
Ne pas accepter la fatalité et juste déjeuner sur l'herbe ... même si c'est pour la dernière fois.
" Vouloir tout saisir, c'est un vertige terrible / faut aimer ça / de la vie à la mort faire le voyage / encore une fois encore une nuit encore un instant /j'aime à penser à des milliards, d'années / à l'infini et au néant toutes ces choses vertigineuses comme les valses de Strauss (et 1e champagne) // Parfois je sens notre vieux monde couler comme un vénérable camembert tout semble vain / je crois que je suis mort, alors pourquoi de temps à autre un visage, un tableau ou une chanson remet tout en marche et je ne vis que pour ça // Quand je peins, c'est que j' en ai envie / et ça recommence / je fais ce qui me plaît / je me fous de ce que les autres et moi ont fait / j'aime les paillettes jetées à la volée, les étoiles, les étincelles dorées / j'aime le charme, le mouvement et l'atmosphère // Ce que je suis, qui peut me le dire ? / les mots n'ont pas de sens mais parfois les images / j'aime la tempête et les orages / à dire vrai je me sens de moins en moins humain / j'aime la viande rouge, les steaks saignants / qu'est-ce que ça veut dire ? Où suis-je / bleu jaune vert rouge NOIR // Qu'on le sache bien / rien n'est plus précieux que le petit cœur qui bat tandis qu'elle dort sur le sofa de l'atelier / Je donnerais toutes les œuvres d'art de 1'univers pour ça pour cette chose sublime / fragile qu'un rien éteint, qu'un rien enflamme / juste un peu de vie/ Tout est pareil jusqu'à ce qu'on décide que c'est autrement // Maintenant ça va changer // Allez encore une fois / encore / encore/" tout compte pour zéro / pour toujours / à L'INFINI / ET J'AIME CA " - Robert Malaval (Ce message a été retrouvé à coté de son corps le 9 août 1980)

mercredi 9 mars 2016

Sarkozy nie avoir reçu le moindre centime des Bettencourt

Jeudi 22 novembre 2012, quand Nicolas Sarkozy a assuré aux juges bordelais, que les Bettencourt " ne lui ont jamais donné un sou ", il dit peut-être la vérité. Il se peut aussi qu'il n'ait pas touché à cet argent puisse que c'était Eric Woerth qui l'avait directement porté en Suisse mais qu’il n’en ait jamais profité personnellement, ou pour sa campagne, c’est une toute autre histoire ...



Si on analyse les propos plus récents d'Hervé Falciani 



et l'explication qu'il fait de la fraude fiscale chez HSBC, on comprend qu'il existe (quel que soit le système) énormément de manière de détourner de l'argent.
Si, le plus souvent, pas mal de personnes sont également arrosées, elles deviennent, suivant une bonne vieille recette mafieuse, redevables des escrocs. Ils seront ainsi assurés de leur silence. 

Il suffira ensuite de régler l'opinion publique en lui faisant croire aux pires âneries et le tour est joué. 

mercredi 3 février 2016

Cyberpunk

Le Cyberpunk (association des mots cybernétique  et punk) met en scène un futur proche empreint de violence et de pessimisme  dans une société technologiquement avancée, aseptisée et froide. 



« Le courant cyberpunk provient d'un univers où le dingue d'informatique et le rocker se rejoignent, d'un bouillon de culture où les tortillements des chaînes génétiques s'imbriquent. » 
 Bruce Sterling



Le Sony-Center (à la fin de la vidéo) situé sur la Potsdamer Platz (Berlin) . Architecte: Helmut JAHN . Charpente: 700 tonnes d'acier,  3500 m² de verre. Hauteur : 103 mètres . 26 étages de bureaux . Surface habitable: 132 500 m² .  Surface au sol: 26 500 m ². Siège européen de Sony . Achevé en 2000 .

mercredi 27 janvier 2016

Communion

       Je suis attaché à Grenoble (La ville où je suis né en 1963), et où, même si ce n'est pas forcement dans mes gènes, j'essaie maintenant de m'y comporter du mieux que je peux (sans embrouille).
Suite à l'émulation liée à l'élection d' Eric PIOLLE, notre nouveau maire, je tente d'agir (seul ou avec des amis) pour un avenir meilleur pour mes enfants, pour mon quartier ou pour ma ville. (Au-delà ...  c'est le vide !)
Oui, j'aime ma ville et je râle (trop souvent) contre ceux qui ne la respectent pas.

Partager l'espace urbain ? A-t-on le choix ?

Sans politique, comment agir en faveur de mon environnement immédiat et de ceux qui le partage avec moi ?

Comment améliorer le quotidien et, ainsi, dénouer les conflits, dans ma propre tête d'abord, puis dans mes rapports avec les autres ?

La pensée devient :

" Qu'un maximum de gens puissent être heureux autour de moi " 

Je sais que j'en serai aussi bénéficiaire. Je crois en un certain " effet boule de neige " (d'autres disent " Tache d'huile "). Une autre façon de théoriser, presque économiquement, sur " une main qui (du coup) ne serait plus invisible ". Le bonheur autour de moi me fais du bien et pour le reste du monde, on verra après, une fois que j'aurai balayer devant ma porte. Et il y a du boulot !


Face à nous-même.


Repousser nos limites dans l'action collective, prendre conscience que le sort de l'humanité n'est peut-être pas forcement celui que nous-envisageons. Pour vivre au mieux avec les autres, nous devrons faire des concessions, oublier nos égoïsmes et la peur.



Bâtir le futur, jour après jour, pas à pas, sans la crainte qui tue l'esprit et conduit à l'oblitération totale. Quand la peur sera outrepassée, nous trouverons notre voie.