J’ai souvent dit qu’un jour, la nature se vengerait de ce
que l’humanité lui avait fait subir.
Lorsque s’est produit le séisme au Japon, il y a un an, j’étais hospitalisé, au centre de Rocheplane à Saint Martin
d’Hères. La nouvelle du tremblement de terre annoncée, et, déformation professionnelle
oblige, j’ai tout de suite pensé aux
centrales nucléaires nipponnes.
Même si, à l’époque, je n’étais pas capable de citer une
seule d’entre elles, n’ayant jamais collaboré avec TEPCO (l’opérateur d’électricité
japonais), je savais que le pays du soleil levant avait choisi (comme nous) l’option
de la production d’énergie électrique atomique.
Quand j’ai vu les premières images du tsunami, je me suis
dit qu’il n’y avait plus qu’à attendre ….
Lors d'une tournée en 1978, The Cramps créé l’un des plus étranges moments de
l'histoire à la fois du Rock'n''Roll mais aussi de la psychiatrie en donnant
un concert à l'intérieur du « Napa State Mental Hospital ».
Même s’il est difficile de croire que ceci s'est réellement passé et que l'histoire ressemble
plus à une légende du rock, il y a pourtant quelqu'un qui a filmé le
concert.
Comme pour le concert historique de Johnny Cash, joué une
décennie plus tôt à la prison de St Quentin en Californie, il serait facile
de supposer que les spectateurs sont des figurants et qu’ils font
partie d'un terrible coup de buzz.
Une chose, aussi, est frappante : il n’y avait pas de réservations pour ces dates lors des
ces 2 tournées.
Les Cramps et Johnny Cash ne font pas le même style de musique et ont peu
de points communs. Cependant, ils ont tiré leur musique de la marginalisation
et ici ils laissent entendre que vous n’êtes pas si différents de
ceux que vous enfermez.
During a 1978 tour, psychobilly punk band The Cramps created
one of the strangest moments in the history of both rock n' roll and psychiatry
when they played a gig inside Napa State Mental Hospital.
It's hard to believe it actually happened. The story sounds more like an
exaggerated rock legend than an account of a real concert, but no suspension of
disbelief is needed. Someone filmed the gig.
As with Johnny Cash's landmark concert, played a decade earlier in Folsom
Prison, it would be easy to assume that the onlookers are intended to be part
of an ironic publicity stunt.
But one thing is striking from both of these shows: the audience wouldn't have
looked out of place at any other date on the tour.
Cash and The Cramps are unlikely bedfellows, but both took their music to the
marginalised and hinted that we're not so different from those we lock away.
Les maires de Maurienne auraient mieux fait de se pendre,
tout court, parce que la messe est dite.
RIO TINTO ALCAN, dans sa logique guerrière, après avoir récupéré
les brevets ex-Péchiney, privatisé en 1995, ne fera aucun sentiment.
L'alibi d'une électricité trop chère était l'aubaine pour se
défaire de l'activité savoyarde. Il est évident que EDF, privatisé en 2004, n'a
plus non plus de vertu philanthropique.
Et ce n'est pas les quelques crétins des alpes sur le
carreau qui vont émouvoir qui que se soit.
C'est ça la cruauté du capitalisme et de l'économie de
marché !
Puisque nous les avons plébiscités en 2007, il ne faut pas
venir pleurer maintenant.
La Maurienne va devenir une terre de vieillards, traversée
par une autoroute et un TGV.