dimanche 16 août 2015

TAGuez-moi !

Vous le savez je suis attaché à Grenoble, la ville où je suis né, et où, même si ce n'est pas forcement dans mes gènes, j'essaie de me comporter du mieux que je peux et sans embrouille. Suite à l'émulation liée à l'élection d' Eric PIOLLE, notre nouveau maire, je tente d'agir (seul ou avec d'autres grenoblois) pour un avenir radieux et serein de mon foyer, de mon quartier et de ma ville. Oui, j'aime ma ville ! Je râle (trop) souvent contre ceux qui ne la respectent pas, par exemple, quand ils utilisent leur bagnole pour s'y déplacer.

Gagnant du concours Tram E en juin 2014

Je me demande souvent comment, au delà de toute connotation politique,   je pourrai agir dans mon environnement immédiat pour rendre le quotidien plus beau. Peu à peu la pensée devient : " Qu'un maximum de gens autour de moi soient heureux ".  Le reste de la France, ou du monde ? On verra plus tard car je crois en un effet boule de neige.

vendredi 14 août 2015

Paul ARZENS : Le moteur électrique plus d’un siècle que l’on en parle




Paul ARZENS (1903-1990), que l’on voit au début de ce documentaire de 1968, est un membre de ma famille. Mon père, quand il était étudiant à Paris, l’avait beaucoup fréquenté. Quand j’étais enfant, papa me parlait souvent de ce curieux bonhomme.

Quand j’ai annoncé que je voulais faire les Beaux-Arts, Paul ARZENS, qui avait vu quelques uns de mes dessins, avait encouragé mes parents à me permettre de rentrer dans cette école. Une seule fois dans ma vie, j’ai eu le bonheur de le rencontrer, chez lui, rue de Vaugirard à Paris. C’était au début des années 80.

Tandis que sa fille, Brigitte, travaillait sur un énorme métier à tisser, Paul m’avait fait faire le tour du propriétaire et notamment de son atelier, tout en verrières, situé juste en face de leur appartement. L’endroit était bâtit sur 3 ou 4 niveaux, avec au dernier étage, une cuisine et une terrasse. Nous avions surtout passé un long moment à discuter sur la plateforme du bas où il y a avait son immense réseau miniature de trains électriques. Il s’en servait pour dessiner et créer ses fameuses locomotives. Tout en me montrant, un petit poste d’aiguillage qu’il avait composé à partir de vieilles boites de conserve de sardines à l’huile, Paul m’avait prévenu des difficultés et des vicissitudes des métiers de la création, de l’isolement du créateur, et des pressions qui peuvent s’exercer sur lui quand, réellement, il bouscule un peu trop l’ordre établi.

La vidéo montre que la voiture électrique n'a guère évoluée depuis l’« Œuf » de Paul Arzens au début des années 1940.  Ce véhicule roulait jusqu'à 80 km/h et avait 250 km d'autonomie. Arzens l’a utilisé jusqu’à sa mort en 1990. 


L’œuf électrique de Paul ARZENS (1939)

La baleine de Paul ARZENS


En 1944, un autre membre (un peu dandy) de la famille possédait également un véhicule électrique. On le voit sur la photo avec mon père (et ses lunettes rondes), mon oncle Bernard  (le plus petit),  les 2 autres frères et leur sœur, Monique, devant la maison de mes grands-parents à Pont-de-Claix (38). D'après Brigitte ARZENS, la fille de Paul, avec qui j'ai la joie d'avoir pu reprendre contact, il s'agissait d'une voiturette tricycle " Baby Rhône ".
Voiturette tricycle " Baby Rhône "
Suite à sa diffusion, ce post a été retranscrit dans
 
merci à Marion Sabourdy

&

Une allusion sur le blog 



jeudi 13 août 2015

Motion Picture

Le plus grand effroi de ma  vie fut celui que j'ai connu quand la police et les psychiatres m'ont enfermé et définitivement placé en marge de la société.

Les neuroleptique sont la pire des drogues car, comme la lobotomie, ils privent de tout sentiment.

vendredi 7 août 2015

Si #JesuisCharlie, c'est celui là

Charlie Bauer 

Militant révolutionnaire d’extrême gauche, ancien compagnon de Jacques MESRINE, Charlie BAUER (24/02/1943  07/08/2011) a passé 25 ans en détention, dont neuf dans les quartiers de haute sécurité (QHS) de la prison de la Santé où il a rencontré MESRINE. Il était devenu un défenseur acharné des droits de l'homme et plus particulièrement contre les QHS. En prison, il avait passé une licence de philosophie et une autre de sociologie.



jeudi 6 août 2015

NOTAV : Lutter plus que jamais !

On nous met dans la tête, avec l'aide des médias à la botte de nos maîtres, que la ligne TGV Lyon-Turin devrait finalement  et inévitablement voir le jour.

Je me suis intéressé, presque par hasard, à cette aberration économique, sociale et environnementale qui peu à peu devient le plus gros des outrages au peuple de toute l'Histoire européenne.

Très peu de temps après,  j'ai vu quel traitement l'état italien (berlusconien à l'époque) infligeait à des gens paisibles, souvent âgés, qui n'aspiraient qu'à vivre tranquillement le reste de leur age.

Une dangereuse terroriste du NOTAV

Le peuple du Val de Suse ne veut pas de ce projet pharaonique qui détruira leur belle vallée. Ils disent non à la dilapidation de l’argent public; Non encore aux campagnes de criminalisation et aux accusations de terrorisme dont ils font régulièrement l'objet dans les médias corrompus.


La résistance est maintenant organisée et s’appelle NOTAV.

En France, les opposants sont encore peu nombreux, les " Crétins des Alpes " voyant même dans ce chantier une bonne occasion de se faire du fric. 
Il est vrai que les premières indemnités d’expropriation  étaient plutôt juteuses (pour les opportunistes proches du dossier).
Encore plus naïfs, certains mauriennais se  voient déjà embauchés comme tunneliers. Une simple réflexion sur l'affaire Bouygues et l'EPR de Flamanville leur démontrerait le contraire. 
D'autres, carrément benêts, rêvent au développement des sports d'hiver, avec des TGV dégueulant leur flux de touristes sur St Jean-de-Maurienne.
.C'est vrai  que pendant 15 ou 20 ans, il va falloir l'aimer cette vallée poussiéreuse pleine de camions (ceux qui empruntent déjà le tunnel routier du Fréjus, et bientôt aussi ceux (à benne) qui charrieront les gravats issus de l'excavation..
Qu'elle va être belle la neige des quelques modestes stations de ski mauriennaises où déjà, même à grand renfort d'artifices les choses, tournent au tragique !

Photo de la station de la Norma, pourtant réputée pour son enneigement, le 11 janvier 2015

L'avidité légendaire de ses habitants, le bourrage de crâne médiatique, un chantier d'une vingtaine d'année, au moins, et le non report rapide du trafic des camions sur les rails (alors qu'il est possible en trois mois) vont faire que la vallée de la Maurienne un endroit invivable.


***

Pour finir, voici une vieille vidéo (longtemps indisponible sur Dailymotion) qui explique très bien toute l’aberration frauduleuse dont fait partie le projet de TGV Lyon-Turin :

Va doucement, c'est tout bon !


On s'amuse bien sur les pistes de skis, mais en tant que Rhône-alpin, je déplore que l'accès aux cimes soit devenu si facile. 
L'hiver, à la Norma (d'où est originaire ma femme), je suis effaré en observant les touristes. Ils skient de l'ouverture à la fermeture des pistes, et enquillent les descentes sans même regarder les montagnes pourtant si belles.
Du haut de mes 52 ans, je ne sais toujours pas ce qu'est la montagne: chaque année y est riche de surprises et de grandes joies, mais aussi de tristesse quand je vois certains coins de nature transformés en dépotoirs ou en parcs d'attractions pour le tourisme de masse à grands renforts de bulldozers. L'impression, qu'ici aussi, on est dans le concept de la montagne, clé en main, et sans aléa, façon Eurodisney.

Pendant les vacances scolaires, les pentes sont plein de couillons qui rasent les débutants ou les enfants, le plus vite possible (c'est facile sur une piste verte ou bleue) mais sans maîtrise de leur vitesse. Go-pro sur le casque, ils se la pètent à mort. 


Pourtant, comme la mer, les sommets restent un mystère, une formidable école de la vie; ils nous rendent modestes et nous rament à notre juste taille dans l'univers.

Allez ! Je l'avoue, moi aussi, je filme les pistes, et surement depuis plus longtemps que les gugus avec leurs " boîtes à casques " sur la tête.


jeudi 23 juillet 2015

En train, en vélo ou à pied ?

A grand renfort d'argent public, le petit Maire prétentieux de Saint-Jean-de-Maurienne a dépensé une somme conséquente pour que ce bled devienne, les 23 et 24 juillet prochains, non pas une, mais deux fois, ville étape du Tour de France. 

Pour couvrir ça, des journalistes du monde entier seront présents. 

C'est chouette le Tour de France, non ?




Comprenne qui veut ! 

samedi 18 juillet 2015

De l'éphémérité de l'oeuvre

Au synchrotron de Grenoble, la source de rayons X la plus intense au monde, une équipe pluridisciplinaire, sponsorisée par la Fondation américaine Barnes, expertise l'oeuvre de Matisse, Ensor ou Van Gogh pour comprendre la détérioration du jaune de cadmium si cher aux peintres du début de la période moderne,  et qui, au fil des ans, perd de son éclat, en virant au beige ou au gris. Parfois, il peut même se détacher de la toile.
Les physiciens ont ainsi identifié les processus de décoloration en incriminant d'abord le dessin préparatoire sous la peinture et compris que les effritements et autres desquamations étaient aussi liés aux conditions de conservation des tableaux. 


Ce constat d'altération, s'il est un peu tristounet, pose surtout la question de l'éternité d'une oeuvre et, presque philosophiquement, nous renvoie à notre propre éphémérité que la vanité nous fait souvent oublier. La Nature, même si nous la détruisons chaque jour un peu plus, .nous remet à notre juste place par cette sorte de pourrissement.

Que dire de la peinture de Jean Michel BASQUIAT dont le délabrement m'avait déjà choqué en 1990 et qui était encore plus évident en 2010 ?

Pour ma part, le problème est réglé : il ne reste pratiquement plus rien de ce que j'ai peint dans mes jeunes années.

L'oeuvre serait-elle de ne pas en avoir ?

Parce q'elle permet d'abord d'échapper à tout marché financier et face à la débauche agressive des images, ce " Minimalisme Écologique " impose sa sobriété désespérée. Il est vital.

La non-production de nouvelles formes comme ultime tentative de préservation de l'espèce.

Ne pas en rajouter : une abnégation, qui loin d'être un renoncement serait plutôt une sorte de sobriété choisie visant l'improbable désemballement d'une civilisation fonçant droit dans le mur.

mercredi 1 juillet 2015

Grenoble : Donnons une chance au futur !

Normalement, l'Humain, à partir d'un certain âge, se distinguent, par sa capacité d'imagination, à envisager le futur proche et à s'y projeter, mais il se doit aussi de penser à des futurs plus lointains, ceux où vivront les générations futures.  L'Homme peut ainsi développer des stratégies anticipatrices, individuelles et parfois collectives, pour le long terme, c'est là qu'est l'enjeu principale de la gouvernance.

Sa motivation principale devrait être, par l'instauration d'une dynamique sociale collective, un accès à l’information et la Culture pour tous, la gestion efficace des ressources, la reconnaissance des générations passées et futures, la protection de l’environnement et le développement durable.

Si la prospective est la démarche consistant à estimer les probabilités des scénarios possibles sur le court (voire moyen) terme, la futurologie travaille sur une plus longue période, à partir des données socio-économiques.

Parce qu’à Grenoble on a toujours été en avance, on voudrait essayer des choses :



N'oublions pas le rôle incontestable que la toile a joué en faveur d'Éric PIOLLE et la mobilisation extrême de cette force, par essence démocratique, et non (encore trop) censurée, qu'est internet. Si PIOLLE avait dû compter sur les médias traditionnels (comme le Daubé, dont émane ces 5 vidéos et qui maintenant lui trouve toutes les vertus) pour un quelconque soutien, on y serait encore.

Par définition, le futur n'est jamais écrit, comme aurait tendance à le laisser entendre certains, et si on est bien, à Grenoble, dans l'apport de supports démocratiques nouveaux et réellement citoyens (évidemment à peine évoqués dans les 5 films). Attention à ne pas les sous-estimer !

Si, en son temps, Alain CARIGNON avait eu la machiavélique intelligence de vouloir contrôler la ville de manière quasiment autocratique, Éric PIOLLE, lui, a tout intérêt à se rapprocher de ces obscures qui sont, en fait, le ferment de son élection, les HISTORIQUES de la lutte grenobloise. 

Les moyens individuels de scrutation de la vie politique d'une ville sont aujourd'hui très différents de ce qu'ils étaient jadis. Ne l'oubliez pas car nous, nous ne l'oublions pas, nous ne pardonnons pas, redoutez-nous, car nous sommes légion. 

Bien avant le brouhaha généré pas l'illusoire arlésienne de la participation citoyenne qui voudrait nous faire croire que chacun aurait son mot à dire quant à la gestion de la ville, nous avons voté pour un Eric PIOLLE qui nous parlait d'écologie et de pureté de l'air.

Un peu de courage Monsieur le Maire ! 
(Même Anne HIDALGO, à Paris, fait mieux que vous).


En raison des conditions météo et de l'usage quasi généralisé du diesel dans les moteurs des voitures, l'air est devenu irrespirable. Les réseaux de transports en commun de Grenoble, sont gratuits les jours de pollution (sauf pour les vertueux abonnés qui payent toute l'année pour utiliser le tram ou le bus mais aussi l'entretien de la voirie par les impôts locaux). 

Ne faudrait-il pas penser à une gratuité permanente des transports en commun sur l'agglo, financée par un péage urbain ?

Cela permettrait, peut-être, un réel changement des comportements vis à, vis des modes de transports individuels sur le long terme et de retarder d’autant les prochains pics de pollution. 

mardi 9 juin 2015

CHOMSKY - Les dix stratégies de manipulation des masses

Réédit du 1er octobre 2010   

Dans son livre "Armes silencieuses pour guerres tranquilles" (1979), le linguiste et philosophe américain, Noam CHOMSKY, Professeur émérite du Massachussetts Institute of Technology, a élaboré une liste des « Dix Stratégies de Manipulation » qui selon lui servent à maintenir le public dans l'ignorance et la médiocrité.

1/ La stratégie de la distraction :
Élément primordial du contrôle social, la stratégie de la diversion consiste à détourner l’attention du public des problèmes importants et des mutations décidées par les élites politiques et économiques, grâce à un déluge continuel de distractions et d’informations insignifiantes. La stratégie de la diversion est également indispensable pour empêcher le public de s’intéresser aux connaissances essentielles, dans les domaines de la science, de l’économie, de la psychologie, de la neurobiologie, et de la cybernétique. « Garder l’attention du public distraite, loin des véritables problèmes sociaux, captivée par des sujets sans importance réelle. Garder le public occupé, occupé, occupé, sans aucun temps pour penser de retour à la ferme avec les autres animaux. »

2/ Créer des problèmes, puis offrir des solutions :
Cette méthode est aussi appelée « problème-réaction-solution ». On crée d’abord un problème, une « situation » prévue pour susciter une certaine réaction du public, afin que celui-ci soit lui-même demandeur des mesures qu’on souhaite lui faire accepter. Par exemple, laisser se développer la violence urbaine, ou organiser des attentats sanglants, afin que le public soit demandeur de lois sécuritaires au détriment de la liberté. Ou encore : créer une crise économique pour faire accepter comme un mal nécessaire le recul des droits sociaux ou le démantèlement des services publics.


3/ La stratégie de la dégradation :
Pour faire accepter une mesure inacceptable, il suffit de l’appliquer progressivement, en « dégradé », sur une durée de 10 ans. C’est de cette façon que des conditions socio-économiques radicalement nouvelles (néolibéralisme) ont été imposées durant les années 1980 à 1990. Chômage massif, précarité, flexibilité, délocalisations, salaires n’assurant plus un revenu décent, autant de changements qui auraient provoqué une révolution s’ils avaient été appliqués brutalement.


4/ La stratégie du différé :
Une autre façon de faire accepter une décision impopulaire est de la présenter comme « douloureuse mais nécessaire », en obtenant l’accord du public dans le présent pour une application dans le futur. Il est toujours plus facile d’accepter un sacrifice futur qu’un sacrifice immédiat. D'abord parce que l’effort n’est pas à fournir tout de suite. Ensuite parce que le public a toujours tendance à espérer naïvement que « tout ira mieux demain » et que le sacrifice demandé pourra être évité. Enfin, cela laisse du temps au public pour s’habituer à l’idée du changement et l’accepter avec résignation lorsque le moment sera venu.


5/ S’adresser au public comme à des enfants en bas-âge :
La plupart des publicités destinées au grand-public utilisent un discours, des arguments, des personnages, et un ton particulièrement infantilisant, souvent proche du débilitant, comme si le spectateur était un enfant en bas-âge ou un handicapé mental. Plus on cherchera à tromper le spectateur, plus on adoptera un ton infantilisant. Pourquoi ? « Si on s’adresse à une personne comme si elle était âgée de 12 ans, alors, en raison de la suggestibilité, elle aura, avec une certaine probabilité, une réponse ou une réaction aussi dénuée de sens critique que celles d’une personne de 12 ans ».

6/ Faire appel à l’émotionnel plutôt qu’à la réflexion :
Faire appel à l’émotionnel est une technique classique pour court-circuiter l’analyse rationnelle, et donc le sens critique des individus. De plus, l’utilisation du registre émotionnel permet d’ouvrir la porte d’accès à l’inconscient pour y implanter des idées, des désirs, des peurs, des pulsions, ou des comportements…


7/ Maintenir le public dans l’ignorance et la bêtise :
Faire en sorte que le public soit incapable de comprendre les technologies et les méthodes utilisées pour son contrôle et son esclavage. « La qualité de l’éducation donnée aux classes inférieures doit être la plus pauvre, de telle sorte que le fossé de l’ignorance qui isole les classes inférieures des classes supérieures soit et demeure incompréhensible par les classes inférieures ».

8/ Encourager le public à se complaire dans la médiocrité :
Encourager le public à trouver « cool » le fait d’être bête, vulgaire, et inculte…


9/ Remplacer la révolte par la culpabilité :
Faire croire à l’individu qu’il est seul responsable de son malheur, à cause de l’insuffisance de son intelligence, de ses capacités, ou de ses efforts. Ainsi, au lieu de se révolter contre le système économique, l’individu s’auto-dévalue et culpabilise, ce qui engendre un état dépressif dont l’un des effets est l’inhibition de l’action. Et sans action, pas de révolution !


10/ Connaître les individus mieux qu’ils ne se connaissent eux-mêmes :
Au cours des 50 dernières années, les progrès fulgurants de la science ont creusé un fossé croissant entre les connaissances du public et celles détenues et utilisées par les élites dirigeantes. Grâce à la biologie, la neurobiologie, et la psychologie appliquée, le « système » est parvenu à une connaissance avancée de l’être humain, à la fois physiquement et psychologiquement. Le système en est arrivé à mieux connaître l’individu moyen que celui-ci ne se connaît lui-même. Cela signifie que dans la majorité des cas, le système détient un plus grand contrôle et un plus grand pouvoir sur les individus que les individus eux-mêmes.

lundi 8 juin 2015

#SonoErri

Depuis le 28 janvier, le procès de l’écrivain Erri de Luca est en cours à Turin, accusé d’incitation au sabotage pour avoir dit qu’il fallait "saboter" le chantier du tunnel ferroviaire Lyon-Turin". Pour cela, il encourt 5 ans de prison.


Les dirigeants mondiaux ont marché ensemble, avec derrières eux des millions de moutons bêlants #jesuischarlie, mais quant, à  même pas 100 kilomètres de chez nous, un vieil amoureux de la montagne est poursuivi pour délit d'opinion, que la liberté d’expression est muselés,, alors, là, il n'y plus grand monde pour s'indigner.
Pourtant, aujourd'hui, alors que le bien commun est plus que jamais menacé, la question de la désobéissance citoyenne se pose ardemment.

Assez de ce monde où on est, soit un pur salaud, soit un con d'esclave ?

dimanche 7 juin 2015

Bonnets rouges frigiens ou blancs bonnets frigides ?

Malgré, une météo un peu rabat-joie, qui, comme à Fukushima, nous a rappelés que la Nature est toujours la plus forte (l'Ecologie le sait bien), la Fête des Tuiles d'Eric Piolle fût une belle manifestation populaire et citoyenne (presque du niveau de la braderie du cours Berriat).


Bravo aux commerçants et aux bénévoles ayant accepté de se déguiser en coqs !

Merci à la police municipale, aux différentes sociétés de surveillances, aux contrôleurs de la SEMITAG bien présents et aux CRS qui, en veillant toute la nuit sous la pluie battante, ont empêché la racaille du 38100 de venir embêter les gentils grenoblois du 38000.

Trop bien la Révolution !

mardi 19 mai 2015

Graffiteurs ou peintres muraux ?

Quand le public reconnait une forme artistique (comme ce fut le cas, il y a peu, pour le tatouage), c’est qu’elle est déjà morte depuis longtemps.

Depuis Banksy, les médias relatent de plus en plus d'événements liés aux Arts Urbains: expo de Street Art, ventes de graffitis ou répression du vandalisme. Le spray, comme l'informatique ne sont que deux technologies, pourtant, elles ouvrent de nouveaux champs aux artistes. Facteurs de vitesse, elles sont aussi la porte ouverte à un changement de donne médiatique. Internet laisse le champ aux jeunes artistes de court-circuiter les médias habituels : journalistes, critiques, curateurs et galeristes. Ils connaissent parfaitement les codes du graffiti. Les écoles de graphisme dégueulent cette culture et de son esthétisme. Cette transposition dans leurs travaux et leur prétention à devenir artistes professionnels, leur font dévoyer, les codes même du graffiti pour en entreprendre la mercantilisation.
Ceux du graffiti ne recherchaient pas la commercialisation alors que les street artistes se ruent vers le système commercial, les galeries, les musées et les honneurs les plus divers.



Malgré les apparences du graffiti et les risques de l’illégalité soigneusement mis en scène. Cette génération d’artistes est maintenant si proche du système économique qu’ils se confondent l’un avec l’autre. Les acteurs historiques de la scène graffiti ne s’y trompent pas et détestent le street art, dégénérescence commerciale de leur pratique. Il ne faut pas s’y tromper, le street art est un succédané du graffiti, son principal objectif étant la mercantilisation. Recherche de jouissance collective de l’art dans l’espace public, le street art n’est plus revendicatif mais hédoniste.


" Le street art est au graffiti ce que Doc Gynéco est aux Black Panthers ".
Depuis 2010, environ, l’objectif de la popularisation du mouvement street-art et de la professionnalisation de ses acteurs est atteint et la commercialisation bat son plein. Les institutions culturelles investissent ce nouveau filon sans chercher à le comprendre ou à l’expliciter. Le street art devient un produit comme un autre. On assiste désormais partout, non sans aberration, à des ventes aux enchères, des expositions de street art, alors que par essence, le street art ne peut exister que dans la rue, et que le graffiti n’est pas un produit commercial.



Comme toujours, les marchants s'en moquent. Une économie s’est créée, très proche de l’industrie du divertissement. Les artistes du street art ornent désormais les salons bourgeois.

Le street art est devenu un métiers comme les autres, reconnus au point que le trouve désormais enseignés dans certaines écoles.

Des tas d’institutions, de municipalités, de sponsors, de galeries et de débouchés commerciaux offrent désormais la perspective d’un métier respectable. Les festivals fleurissent, et offrent à toute une nouvelle génération d’artistes des surfaces d’expression que les pionniers du graffiti n'ont jamais connues.


Berriat 83 - Extrait du catalogue

Mais, petite confession, ils s'en moquent totalement, car aujourd'hui ils sont tellement plus loin, tellement plus haut !

Oui ! Ils sont loin et, croyez-moi, c'est une chance pour cette société de moutons !

lundi 11 mai 2015

Cuba Libre


   Je me rappelle du sourire malin et bienveillant du vieil homme, quand à la buvette du Summum de Grenoble surchauffé, il entendit mon " está frío " et de son caliente " hace mucho calor ".  
Ce n'est la manière dont les hispanisants parlent de la météo avec le verbe " avoir " qui était importante dans ce très court échange mais l'évocation et le souvenir de la Havane, avec Bilbo, en 1989 :



Lui-même était déjà la mise en abîme des récits de mon père : il avait eu la chance de prospecter à Cuba au début des années 70. 


Adiós " hombre sincero ". 
Bonjour obèse serviteur de Gringos prêt à tout pour le tourisme de masse et le capitalisme.

*** 

vendredi 1 mai 2015

Résistance à Grenoble : CEMOI le printemps !

style="text-align: justify;"> Ils sont marrants les Piolle à Grenoble ! Parce que nous avons élu un maire un peu (un peu) atypique le mot résistance nous est servi à toutes les sauces. Il y a même un événement sportif du nom de " course de la résistance " sponsorisée par les moules à kids à gaufres de l'Education Nationale, le syndicat du tourisme de masse et (Tenez-vous bien !) le Ministère de la Défense. Pourquoi pas les pastilles Vichy ? Oui marrants mais un peu nazes quand même ! Hier matin, comme nous passions avec les voookids près de l'Hotel de Ville et que ce bâtiment les intrigue déjà depuis un petit moment (Tu parles ! " Le boulot d'Eric Piolle ").

Nous décidons d'y rentrer pour une petite visite. Dans le Halle, nous tombons sur une très belle exposition de dessins et de peintures réalisées par des déportés dans les camps de concentration.


La dame que l'on voit sur la vidéo nous accueille gentiment. Nous discutons.  J'aime sa pertinence et son regard sur ces témoignages. En esquivant le truc à la Lautréamont : " Fossoyeur, il est beau de contempler les ruines des cités ; mais, il est plus beau de contempler les ruines des humains ", nous en venons à parler " Résistance & Graffitis ".

Sur mon smartphone, je lui montre ça un peu embêtée, elle m'invite au théâtre de Grenoble, ce jeudi 30 avril.

Là, après une où deux Castafiores interprétant des œuvres composées dans le camp-vitrine de Theresienstad, fut projeté " Parce que j'étais peintre ", un film documentaire de Christophe COGNET, sur les motivations de ces peintres de la solution finale.
Dans ce contexte, je n'ai toujours pas compris le rapport entre la résistance et visions de charniers. Je crois que c'était également le cas pour le petit vieux à coté de moi, car même, si peut-être, il a été maquisard en 1944, ce sont ses ronflements qui m'ont réveillé. Je quitte la séance et le théâtre.

        J'ai une faim de Louve Romaine. Rue Renauldon, " chez Sam " existe encore. Pan ! 30 ans dans la gueule ! Le vieux Sam (il est pourtant plus jeune que moi) me reconnait. Nous attendons le départ d'une bande d'étudiants avinés, et la fin de leur tentative de cours magistral sur les sandwiches, pour évoquer le bon vieux temps. Celui où Sam pouvait prendre son temps et nous servir un casse-dalle qui tenait la route. Il m'explique l'extermination du Brochette-Salade, qui, pour 5 Francs, était une des bases de notre alimentation sous Alain CARIGNON. A la fois, pionnier et outsider du Kebab, je ne suis pas étonné que Sam ne me conseille qu'une "Mayo-Harissa" et pas une " Sauce Résistance ". Comme 2 vieux cons nous évoquons, l'époque où quand tu te faisais choper à faire un graffiti,, tu avais plein de problèmes avec tes vieux, les keufs, le maire et parfois même avec les psychiatres ... , voire le préfet. Ce temps où tu n'achetais pas les bombes de peinture chez un revendeur de Montana colors mais où tu les taxais. Même s'il est devenu diabétique et que, du coup, suite à la perte d'un arpion, la Sécu lui offre tous les six mois une paire de pompes neuves, ça m'a fait bien plaisir de revoir le vieux Sam. Presque ému.

Je file ensuite me jeter un petit kawa à " La Table Ronde " face à moi-même, à la même table de l'autre coté, face à moi-même quand j'avais 20 ans.


1983 - By NoArt à la Table Ronde
Autoportrait à la Table Ronde (1986)
La Résistance, comme la politique, ou l'Art, n'est avant tout qu'une histoire d'opportunité et d’égo. Les héros sont ceux qui modifient le paradigme, jour après jour, souvent au risque de leur vie, pas ceux qui fanfaronnent ou se mettent indûment en avant.

Puisse que ce sont eux qui l'écrivent, l'Histoire oublie les héros et sanctifie les vainqueurs.

Pour finir, je crois que le moment le plus comique de la soirée fut sans doute celui où deux keufs nationaux prenaient des renseignements sur un gamin qui avait commit l'outrecuidante performance d'un wheeling en scooter, dans l'après-midi, sur la place St André devant la terrasses du restaurant, où la gentille dame soupait avec l'élégant réalisateur. du documentaire soporifique.






Alors je suis rentré dans le 38100 en fredonnant " C'est moi le printemps" de Daniel Darc.



vendredi 24 avril 2015

Charlie et la turbine à chocolat

Une triste affaire , qui avec toute la violence qu'elle a déjà générée (et va encore générer)  tombe à pic. Elle est tout sauf un hasard: nous sommes les promoteurs de cette société hyper violente où écraser l'autre est  la meilleur des choses.
Quand même les sentiments, l'indignation ou la réflexion sont médiatisés et face au risque d'exclusion d'un système pourtant au plus haut point vérolé, à quoi sert de nous indigner ou de pleurnicher ?


Nous parlons de laïcité mais jamais de Dieu. Nous parlons de liberté d'expression sans savoir ce qu'est la Liberté. Nous nous raccrochons à des branches pourries avec la douce illusion que nous allons, nous, nous en sortir. Les autres, on s'en tapeFermons nos gueules et penchons nous en avant en nous écartant légèrement les fesses.  Honorons nos Maîtres et fermons nos gueules ! Les moutons n'ont pas droit au chapitre.



Combien y a-t-il de Cabu dans les hôpitaux psychiatriques ?

lundi 20 avril 2015

Eternal Sham >>> #FUKUSHIMA

dimanche 29 mars 2015

" Si vous parlez à Dieu , vous êtes croyant .............................. mais s'il vous répond , vous êtes schizophrène. " Pierre DESPROGES


« Ce n’est pas un signe de bonne santé mentale que d’être bien adapté à une société profondément malade. »        Jiddu Krishnamurti



« Artiste maudit, génial parce que fou, ou vice versa. Sans doute faut-il nous défaire de cette image romantique et davantage suivre le parcours pour en comprendre la souffrance, la profondeur et la lumière .. »         Jean Pacôme (About phase3 - 1992)