samedi 18 juillet 2020

... une oasis !

En ces mois d'été 2020 et après la µexpo (encore visible à l'intérieur) où étaient mises en scène quelques cartes mentales et réflexions sur les liens et les interactions entre Humains, Elisabeth SÉNÉGAS m'offre la vitrine du Chimère café, 12 rue Voltaire, Grenoble, pour y exposer "... une oasis !" une toile de 115 X 75 (techniques mixtes).
Elle est la dernière de la série Collapsologie, commencée après la sidération qu'avait provoqué chez moi la fréquentation de quelques amis écologistes et économistes alternatifs, une réflexion sur l'effondrement de la société industrielle et de ce qui pourrait lui succéder.. S'il est urgent de ralentir il nous faut surtout être force de proposition et penser par quoi remplacer le système néolibéral.

Depuis le déconfinement, qui n'a pas tenu ses promesses, une grande crise ne fait plus aucun doute. Je cherche cependant à rester optimiste, explorant d'abord la piste du surrvivalisme, puis celle du "localisme et du communalisme" où la survie ne serait pas individuelle mais communautaire. A l'échelle d'une ville, les spécificités et les talents de chacun deviendraient la ressource de tous.
Aujourd'hui, il n'y a guère qu'au niveau local que peut commencer une mutation sociétale. Attendre que la nomenclature étatique légifère et règle tous les problèmes par ses systèmes administratifs complexes, inefficaces et lents n'est plus possible. L'idée de production collective de confiance, en limitant au maximum les intermédiaires, à la manière d'une bockchain couplée à une monnaie locale, peut devenir un modèle coopératif adaptable aux fonctionnement urbain. Avec une entraide de qualité, le peuple n'aura pas à prendre le pouvoir, le peuple sera le pouvoir.
En ces périodes troubles, il pourrait ainsi subsister des îlots, des oasis de fraternité (notion chère à notre parrain Edgar Morin).



«  Les portes de la ville resteront ouvertes pendant toute la journée; et même, elles ne seront jamais fermées, car là il n'y aura plus de nuit. On y apportera la splendeur et la richesse des nations. Mais rien d'impur n'entrera dans cette ville, ni personne qui se livre à des pratiques abominables et au mensonge ...  À la fin de l'histoire des hommes, la ville parfaite, contiendra parfaitement tout ce que l'homme attend lorsqu'il désire la ville : sécurité, survivance, vivre ensemble… »
Apocalypse 21.

«  Des villes et des villages renaît l'espérance. Les temps qui viennent seront rudes. Homoeconomicus a vécu. Sur les ruines des dogmes, notre chemin sera de cultiver notre courage. Et nous puiserons dans nos poèmes la force de rendre envisageable ce qui n'a pas encore de nom. ». 
Eric PIOLLE (Grenoble - 2020).

« Plus les libertés s'accroissent, plus les contraintes qui imposent l'ordre diminuent, plus s'accroissent les désordres inséparables des libertés, plus s'accroît la complexité sociale. Mais l'extrême désordre devient destructeur et la complexité se dégrade en désintégration. La seule chose qui puisse protéger la liberté, à la fois de l'ordre qui impose et du désordre qui désintègre, est la présence constante dans l'esprit de ses membres de leur appartenance solidaire à une communauté et de se sentir responsable à l'égard de cette communauté. Ainsi donc l'éthique personnelle de responsabilité/solidarité des individus est aussi une éthique sociale qui entretient et développe une société de liberté. Cette éthique contribuerait à la réhumanisation de la société ainsi qu'à la régénération du civisme, lequel est indissociable de la régénération démocratique ».
Edgar MORIN (2020)




vendredi 20 mars 2020

Pandora [Le chat & le virus]


Notre petite chatte, Pandora, est habituée au confinement mais aujourd'hui, elle est obligée de partager son espace vital avec les 4 autres membres de la  vodoofamily . Elle râle un peu.
Tant que restera un débit internet acceptable et que la fourniture en gaz et en électricité sera assurée, tout ira bien.


lundi 20 janvier 2020

Burn-out / Exposition à l'Atypik


Pierre-Louis GOIRAND
aka
phase3


expose à l’Atypik, 10 place Edmond Arnaud, Grenoble



La peinture est avant tout un moyen d'exploration mentale, expression de la révolte et de la résistance à la souffrance psychique. Inexprimable par des mots, elle est comme un mode d'emploi pour accéder à la « Santé »  au sens antipsychiatrique du terme.



samedi 11 janvier 2020

Expo à l'ATYPIK

Il y avait eu psychiatrists tried to kill phase3 en 2016 :


« - Je travaillais chez R (R.C.N) 

- Je me demande comment on peut travailler dans une usine parce que j'estime que dans une usine on est enfermé, vous êtes là toute la journée, avec les bruits de moteurs et tout ça … 

- Vous avez vachement raison ! C'est dégueulasse. Je me demande comment on fait pour arriver à rester dans une usine, comme vous dites « enfermé ». On est contrôlé. Déjà, il y a cette espèce de division qui se créée entre les ouvriers … Et en plus de ça, il y a la maîtrise qui nous harcèle qui est toujours derrière nous … les contre-maîtres … C'est ça. C'est vraiment dégueulasse ! Vous avez raison, c'est très dur ! 

Seulement on a pas d'autre choix … »       


Jean Rouch – Edgar Morin - Chronique d'un été (1960)


Puis il y eu mon burn-out nucléaire qui me value une nouvelle hospitalisation en février 2017.



Ainsi, à partir du 17 janvier 2020, l'Atypik exposait mes nouveaux dessins et toiles liés à cette expérience douloureuse, sous le titre :

" BURN OUT "





jeudi 5 décembre 2019

The Toy Dolls (40th Anniversary Tour)

Olga & Co étaient hier soir à Grenoble pour la troisième fois. Cette tournée des Toy Dolls fête le 40ème anniversaire du groupe. Comme ce fut le cas les 2 autres fois où ils sont venus ici, nous y étions. 





Plus de vidéos du concert ? Cliquez > ICI <

samedi 23 novembre 2019

Micro-Expo / n°13 - CORPORALITÉ




La micro-expo résonne (dans le vide) au 

Chimère Café - 12 rue Voltaire - 38000 GRENOBLE

(La résonance est ce qui provoque une réponse chez quelqu'un, ce qui l'émeut)



mardi 29 octobre 2019

La mort du nucléaire français


J'ai passé 30 ans de ma vie à travailler dans le nucléaire civil.

 Après 3 premières années de gloire comme chef de chantier dans les centrales et un premier burn-out sur le site de Saint-Laurent-Des-Eaux m'ayant conduit en hôpital psychiatrique à la demande du préfet du Loiret (HO), j'ai été reclassé dans des travaux de réparation de moindre importance et  bien moins bien payés.

17 ans plus tard, après de grands efforts et malgré une santé devenue vacillante,  j'ai été nommé contrôleur technique. Devenu " cocheur de cases " et " rafistoleur de malfaçons ", j'observais les compétences techniques de mes pairs s’effondrer de manière alarmante. Les plus anciens partaient à la retraite sans demander leur reste, les plus jeunes étaient mal formés et les autres étaient englués sous la paperasserie de protocoles devenus monstrueux.

Les plus incompétents étaient les seuls promus car le directoire savait qu’eux ne feraient pas de vagues.  

Au mépris de la sureté nucléaire, il n'y avait plus qu'un seul mantras,  une seule litanie :  " faire du fric ".  Me sont alors venus les interrogations et les scrupules vis à vis de mon métier ainsi salopé.

Quand j'ai tenté d'alerter ma hiérarchie (ou même certains grands chefs) sur la baisse des compétences et la dégradation du savoir-faire, ils ont ressorti mon passé psychiatrique et m'ont rendu la vie de plus en plus difficile en me chargeant de toutes sortes de travaux supplémentaires comme la rédaction d'articles pour le journal interne ou la mise en place du protocole 5S de mon service.  

La mauvaise qualité du travail que je devais ensuite contrôler dans l'atelier de réparations impliquait aussi une surcharge de mon activité car je me faisais un point d'honneur à avoir un indicateur de retour clients égal à zéro et je reprenais souvent moi-même le travail mal fait. 
On me demandait d'être rapide et peu regardant sur la qualité de mes contrôles mais j'étais tout le contraire. 

Toutes les conditions étaient alors réunies pour mon ultime burn-out. C'était il y a 2 ans.

Aujourd'hui,  je suis heureux d'avoir quitté ce grand barnum et que les évènements me donnent enfin raison.

samedi 5 octobre 2019

Micro-Expo / n°12 - FINITUDE


La finitude qualifie, dans le langage courant, ce qui est fini, le caractère de toute chose qui possède une limite au moins sous un certain rapport. Pour l'être humain, dont l'existence est limitée par la mort, la finitude s'entend principalement, mais pas seulement, par rapport au temps : c'est donc un trait, voire une définition, de sa condition essentiellement mortelle. Mais la finitude concerne également les limitations de nos facultés, et, en particulier, de notre faculté de connaître (par les sens et par l'entendement).
Le courant humaniste, qui met au premier plan de ses préoccupations le développement des qualités essentielles de l'être humain et sa capacité d'auto-détermination va avoir à résoudre le paradoxe que lui impose la prise en compte de la finitude concrète des capacités humaines.
Considérée sous le rapport de la fragilité de notre condition, éphémère et changeante, à notre opacité, la finitude s'oppose à l'immuable ainsi qu'à la transparence.



samedi 7 septembre 2019

Micro-Expo / n°11 - EXISTENCE

Le  local du Chimère Café était trop petit. Alors, pour préparer la venue d'Harmut Rosa des 29 et 30 novembre, Agustin Casalia est intervenu à la librairie Arthaud pour le deuxième petit déjeuner philosophique. 



Dans les années 80, issu de la société de consommation et de l'individualisme de masse », le Graffiti naît de la volonté d’expression d’une génération pour laquelle se rendre visible au plus grand nombre, laisser sa signature visuelle, quitte à s’affranchir des lois et des règles communes, c'est exister et paradoxalement faire société.

jeudi 1 août 2019

Fukushima-Sur-Loire :

Travailler dans le nucléaire n'est pas anodin. Je n"ai été un nomade de l'atome que très peu de temps. Une expérience unique cependant.


J'ai parcouru les Centres de Production dans des conditions souvent précaires. Là où la vie d'un homme n'a pas beaucoup de valeur si on la compare au prix de l'énergie. La fatigue et le stress étaient mes compagnes. La peur, aussi, parfois: Celle de ne pas être techniquement à la hauteur et que la production en pâtisse. Pour faire fonctionner la machine, il n'y a pas de prix humain. Le monstre de béton et de ferraille réduit le travailleur à la fonction de " chair à neutrons ". Si tout ceci s'est mal terminé pour moi, ce fut encore bien pire pour certains autres ... mais cela n'a aucune importance.

Après trois ans d'un rythme effréné mes nerfs ont flanchés. 
Après ce premier épisode décompensatoire, j'ai quand même réussi à tenir dans le nucléaire civil pendant 30 ans mais ma carrière n'a plus été qu'une succession de frustrations et de mises au rencard. Dans cette période,  j'ai vu les compétences techniques de mes pairs s’effondrer de manière alarmante.
Cette vidéo (quand même un peu auto-biographique) n'est pas un témoignage mais un simple hommage romanesque à ces obscures qui font vivre le mythe du nucléaire. Leur nom est également sans importance.
Les vétérans commencent à se faire rares ...

samedi 22 juin 2019

Micro-Expo / n°10 - La TEMPORALITÉ

« Si l’accélération constitue le problème central de notre temps, la résonance peut en être la solution. » Résonance, le dernier ouvrage d'Harmut Rosa assoit les bases d’une sociologie de la vie bonne qui rompt avec l’idée que seules les ressources matérielles, symboliques ou psychiques suffisent à accéder au bonheur.

***

Pour préparer les journées des 29 et 30 novembre Agustin Casalia, thérapeute et philosophe suisse d'origine argentine, était au  Chimère café ce samedi 22 juin 2019 pour un premier petit déjeuner philosophique. Il interviendra encore.

Pour lui, la relation se définie selon 5 axes majeurs :
  1.  La temporalité
  2.  La finitude (Mort)
  3.  Le monde
  4.  Le corps
  5.  La subjectivité 
1.  La temporalité : La mémoire n'est pas un objet fixe . Le filtre du souvenir fait évoluer notre histoire personnelle, la remanie sans cesse. Le temps n'est pas linéaire mais sujet à interprétation. Le passé n'est qu'un récipient dont on peut changer le contenu.




vendredi 7 juin 2019

micro-expo / n°9

Ce matin, avec Elisabeth, quand nous sommes allés rencontrer le philosophe et thérapeute Agustin CASALIA , chez lui à Lausanne, nous avions pensé que notre visite durerait une petite heure ... Nous sommes ressortis 3 heures plus tard ... un peu KO.

Si l'idée que le futur n'est pas écrit est assez facile à comprendre, Agustin nous expliquait (entre autre) que le passé ne l'est pas plus. 




La mémoire n'est pas un objet fixe car le filtre du souvenir fait évoluer notre histoire personnelle, la remanie sans cesse. Le temps n'est pas linéaire. Il n'est qu'interprétation. Le passé ne serait qu'un récipient, dont on pourrait changer le contenu.

Agustin Casalia sera au Chimère café le samedi 22 juin 2019 à 9:30 pour un petit déjeuner philosophique. 
Venez nombreux !  (Jetez aussi un œil à la µexpo au fond de la salle). 

mardi 23 avril 2019

micro-expo / n° 8

Visitez la µexpo en suivant ce lien ou directement au Chimère café, 12 rue Voltaire à Grenoble, elle évolue du jour en jour ...

La Loge des Dames 

lundi 15 avril 2019

micro-expo / n°7

Pré-Initiation

Initiation


L'initiation est le processus par lequel un novice accède à un statut plus élevé par l'acquisition de connaissances ou l'admission à des activités particulières d'une communauté religieuse, d'une société secrète ou d'un groupe. D'une façon plus générale, l'initiation désigne l'accession à la connaissance préliminaire d'une science, d'une profession, d'un art. Depuis les mystères d'Isis en Égypte,  jusqu'à la franc-maçonnerie de nos jours, en passant par les peuples premiers, chaque espace culturel contient des rites d'initiation.

lundi 8 avril 2019

micro-expo / n° 6

Un égrégore (ou eggrégore) est, dans l'ésotérisme, un concept désignant un esprit de groupe influencé par les désirs communs de plusieurs individus unis dans un but bien défini. Cette force aurait besoin d'être constamment alimentée par ses membres au travers de rituels établis et définis.


 Quand un seul individu fait la même chose, on dit qu'il délire.

Expérience de mort imminente 

lundi 1 avril 2019

micro-expo / n° 5

En sciences sociales, une interaction fait référence à toutes les actions réciproques entre deux ou plusieurs individus au cours desquelles des informations sont partagées. L'interaction est dite sociale car non seulement elle produira du sens, mais aussi parce qu'elle s'inscrit dans un contexte qui influence les actions de chacun.


lundi 25 mars 2019

micro-expo / n°4


" C'est au contact d'autrui que l'homme apprend ce qu'il sait. "  Euripide.

lundi 18 mars 2019

micro-expo / n° 3

Si vous parlez à Dieu, vous êtes croyant... S'il vous répond, vous êtes schizophrène. Quand un groupe de personnes élabore une pensée chimérique, il se peut qu'ils créent une religion, quand un seul individu fait la même chose, on dit qu'il est fou.



lundi 11 mars 2019

micro-expo / n° 2



Ce qui me lie aux autres humains ? Question très intéressante. La schizophrénie est une maladie du lien. Maladie du lien perdu avec les autres, justement. Lien avec les autres qui est devenu aliénant jusqu'à se rompre. Ce qui lie aux autres c'est le désir, l'envie, l'amour, le sexe, les luttes, les combats que l'on mène ensemble, les associations citoyennes de défense des droits humains. Les hobbies, les passions, le sport, les croyances, les non croyances, l'athéisme, la "religion", religaere en latin. La mort, la maladie, les difficultés de la vie que l'on essaye de surmonter ensemble. L'Art, la beauté, la philosophie, la spiritualité, les émotions, les sentiments. La haine, le mépris, le racisme, l'intolérance et le fanatisme peuvent aussi lier les personnes . La schizophrénie fait perdre le lien aux autres. Il s'agit alors de créer de nouveaux liens de créer une nouvelle histoire, une nouvelle aventure. Dés la naissance, nos liens sont sans cesse renouvelés, tel le cordon ombilical qui est tranché. Le lien avec la mère qui se transforme. D'autres liens, vers d'autres personnes, viennent se greffer autour de l'enfant. 
Bref, vive les liens ! Sauf les liens toxiques et aliénants. 

lundi 4 mars 2019

La micro-expo au Chimère Café

Le grand chaos qui nous entoure ne fait plus le doux bruit de la mer mais celui d'un tsunami. La simplicité d'une époque s'oppose à cette complexité incontrôlable qui, aujourd'hui, semble rendre toute chose impossible. Point de non retour ? Pour ne pas accepter la fatalité. Juste s’asseoir pour boire un café à la Chimère ... même si c'est pour la dernière fois.



Le tiers-espace pose le redoutable problème de l’identification et de la quantification, de sorte que l'on puisse dépasser le diagnostic un peu rapide du lieu physique (ou virtuel) de la rencontres entre personnes et des compétences variées qui n'ont pas forcément vocation à se croiser.

L'oeuvre serait alors de ne rien produire d'autre que du lien. Face à cette perspective un peu péjorative, j'ai préféré laisser une trace quasi insignifiante (mais évolutive) dans ce lieu.  J'ai appelé ça la µexpo ... J'espère qu'elle vous plaira. 

mercredi 27 février 2019

Black-out et faillite d'EDF

Si on voulait remplacer les 4 tranches nucléaires de la centrale de Tricastin par de l'éolien il faudrait environ 3600 éoliennes ... et beaucoup de mistral. 

Cézanne aurait il peint cette Sainte Victoire là ?




Imaginons ce qui découlerait d'une banqueroute d' EDF et interrogeons-nous sur la possibilité de survivre dans des villes qui ne seraient plus alimentées en électricité. 

vendredi 8 février 2019

Robert MALAVAL : une brièveté Eternelle

Robert Malaval (1937 - 1980) est surement le seul peintre Rock français.

Du papier mâché de la série « Aliments blancs », et sa métaphore d'un mal proliférant et inévitable du début des années 60, jusqu'à la série pleine de paillettes « Poussière d’étoiles » où le fond noir symbolise la vacuité et la brièveté de la vie, en passant par les pochoirs des seventies qui annoncent déjà l'arrivée du Graffiti (pas du Street Art, SVP !), Robert Malaval a traversé son époque avec la fulgurance d'un flash d'héroïne, la vitesse d'un riff de Dick Dale ou de Chris Spedding. 

« La vie comme une farce » était presque la devise de celui a qui on attribue parfois la langue des Rolling Stones (à la bourre avec John Pasche) sur le " Sticky Fingers " à la braguette warholienne. 





L'insupportable répétition qui mène au mal-être et au vide. L'insuffisance du manque, la drogue et la jouissance ultime : le Rock'n'Roll !


« Vouloir tout saisir, c'est un vertige terrible ! »


Robert MALAVAL - Kamikaze Rock - Peinture acrylique & paillettes (1977)


En 1980 (il a déjà peint Kamikaze Rock et Kamikaze Fin du monde) dans l'urgence et après son ultime exposition-happening de Créteil, « Attention à la peinture - une exposition pirate » ... ... il se tire une balle dans la tête.





" Vouloir tout saisir, c'est un vertige terrible / faut aimer ça / de la vie à la mort faire le voyage / encore une fois encore une nuit encore un instant /j'aime à penser à des milliards, d'années / à l'infini et au néant toutes ces choses vertigineuses comme les valses de Strauss (et 1e champagne) // Parfois je sens notre vieux monde couler comme un vénérable camembert tout semble vain / je crois que je suis mort, alors pourquoi de temps à autre un visage, un tableau ou une chanson remet tout en marche et je ne vis que pour ça // Quand je peins, c'est que j' en ai envie / et ça recommence / je fais ce qui me plaît / je me fous de ce que les autres et moi ont fait / j'aime les paillettes jetées à la volée, les étoiles, les étincelles dorées / j'aime le charme, le mouvement et l'atmosphère // Ce que je suis, qui peut me le dire ? / les mots n'ont pas de sens mais parfois les images / j'aime la tempête et les orages / à dire vrai je me sens de moins en moins humain / j'aime la viande rouge, les steaks saignants / qu'est-ce que ça veut dire ? Où suis-je / bleu jaune vert rouge NOIR // Qu'on le sache bien / rien n'est plus précieux que le petit cœur qui bat tandis qu'elle dort sur le sofa de l'atelier / Je donnerais toutes les œuvres d'art de 1'univers pour ça pour cette chose sublime / fragile qu'un rien éteint, qu'un rien enflamme / juste un peu de vie/ Tout est pareil jusqu'à ce qu'on décide que c'est autrement // Maintenant ça va changer // Allez encore une fois / encore / encore/" tout compte pour zéro / pour toujours / à L'INFINI / ET J'AIME CA " - Robert Malaval (Ce message a été retrouvé à coté de son corps le 9 août 1980)

mardi 22 janvier 2019

Couper la tête du roi ... en voila une belle idée !

***** Redif d'août 2008 ****
Gil est jaune
Vouloir tout foutre en l’air est un peu trop radical à mon gout. La destruction matérielle, si elle vient de quelques individus, n’est pas une solution crédible. Ses enfants capricieux, la société les mâte vite et ils finissent en prison ou en hôpital psychiatrique, oubliés de tous.


Les émeutes sont le dernier recours et sont toujours réprimées par l’autorité au pouvoir. Elles n’ont pas l’adhésion du plus grand nombre, non plus.
Crois-moi, la violence physique est moins forte que les mots !

La vraie révolution est d’abord dans la tête.

Faire évoluer les mentalités par la réflexion et pas par la force.
Si le combat est dans le mouvement, il doit être celui de la mutation des idées.
Certaines choses doivent rentrer dans les mentalités et la seule façon de le faire, est de les colporter, par tous les moyens, à la conscience collective.

Je ne sais pas, tu parlais de violence …
De toute façon la grève est toujours un sacrifice et si on laisse faire ce gouvernement, on sera bientôt tous à la rue. Comme tu le dis, le système est organisé pour que toute rébellion soit presque impossible à cause de notre taux d’endettement. Mais il n’y a pas un huissier par français.


Je te le répète l’action passera d'abord par le verbe.
Il faut que nous colportions la parole pour faire sortir les gens de la pensée unique véhiculée par les médias, eux même manœuvrés par le pouvoir en place.

Aujourd’hui, sous prétexte de verni démocratique et de respect des autres, plus personne ne fait rien ...

mardi 8 janvier 2019

Gilets jaunes

Certains, restés sur la touche de l'histoire et de la compréhension des choses, se gargarisent encore de l'idée du Grand Soir, sur un rond point sordide, habillés de plastique jaune, à regarder passer notre pire création ... J'ai de la sympathie pour eux, et, encore plus, de la compassion à voir leurs illusions comme j'ai pu perdre les miennes. Il est tard mes amis, bien trop tard ! La Terre est détruite. La société des hommes aussi. L'une à l'image de l'autre dans le "Chaos de l'harmonie" !
La schizophrénie.


Laissons faire le destin, sans rien en vouloir, ne nous opposons pas à l'arrivée de la grande régénération. Il faut que ce qui coule de source regagne l'océan, que ce qui tombe du ciel abreuve les forêts, que les hommes saignent et que les hommes meurent, que tout rouille, tout soit dissout pour que les souffrances cessent et que la vie revienne.



 - Petits enfants, c'est la dernière heure, et comme vous avez appris qu'un antéchrist vient, il y a maintenant plusieurs antéchrists: par là nous connaissons que c'est la dernière heure. »— (I Jean 2:18, LS)2:18.