jeudi 22 juillet 2010

Lésion du nerf ulnaire


Le 22 février 2008, en faisant certains gestes (répétitifs) au boulot, je ressens des fourmillements dans les doigts extérieurs de la main gauche.

Dans la période, j'alerte le médecin du travail de ma boîte; Incapable, il semble s'en foutre royalement.

Pendant un mois, cela me stresse pas mal.
Mes doigts se crispent de plus en plus, un peu comme cela : 







Finalement, grâce au Docteur B., mon généraliste, une investigation est enfin engagée.

Le 25 mars, je passe d’abord un électromyogramme. Il s’agit d’une lésion du nerf ulnaire au niveau du coude, certainement due à ma position de travail ; je contrôle des cartes électroniques en appui sur mes coudes, pratiquement, toute la journée. Ma position lors des validations sur l'ordinateur y est aussi surement pour quelque chose.

Il faut alors agir vite car la lésion est importante. L'opération est maintenant inévitable.

Je suis donc hospitalisé d'urgence le mardi 6 mai, opéré le 7 (l'intervention consiste à sortir le nerf de son canal).
Je sors le 8 avec une gouttière à porter pendant un mois et 1/2 et un arrêt maladie de la même durée.

Voici mon bras, une semaine après l'hospitalisation :




Aujourd'hui, plus de deux ans après l'intervention, mon bras me fait toujours souffrir. Je continue mon travail tant bien que mal. Mon poste n'a que très peu été réaménagé (une table plus grande et un tapis de souris ergonomique). Quand, j'ai trop mal, je prends des analgésiques. Si vraiment cela devient insupportable, le docteur B. m'arrête quelques jours (Et je passe pour un tire au flanc !!!).
Un chantage a même été fait par le service médical remettant en cause ma place dans l'entreprise ("Si tu la ramène trop, on te vire ...")

Je sers les dents car j'ai une famille à nourrir, et à 47 ans, retrouver du travail, c'est difficile ....



8 commentaires:

  1. Merci pour votre témoignage.

    Je pense que n'êtes pas seul à vivre ce genre de situation.

    D'autres témoignages comme celui-ci devrait-être plus nombreux.

    Mais tous n'ont peut-être pas le même courage de faire partager leur souffrances au travail, et c'est regrettable, et au final même dommageable, car d'une façon ou d'une autre, il faudra bien, tôt ou tard, tenir compte dans notre société, de situations comme la votre, faute de quoi, les coûts au final seront bien plus importants que ne le pensent tous ces crétins ultralibéraux ayant une vision qui ne dépasse pas le bout de leur nez.

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  2. Ba ! Finalement, j'ai de la chance.
    Dans mon service, 2 collègues se sont suicidés ...
    Evidemment, la direction n'avouera jamais le lien de cause à effet et avancera le fait qu'ils avaient d'autres soucis. (Ce qui n'est pas faut non plus).
    Le monde du travail n'a jamais été aussi stressant et ce n'est pas prêt de s'arranger.

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  3. De la chance ?

    Si vous considérez que, comparé à vos collègues suicidés, votre survie constitue une "chance", je ne peux que m'inquiéter plus encore quant aux valeurs de la société française. Il y a de quoi je pense.

    Quant au fait que l'on parle de problèmes personnels des personnes qui se suicide, j'attends de voir des études qui prouvent que des problèmes personnels n'ont jamais comme source des problèmes de travail.

    En France, paradoxalement, on aime bien séparer le privé du public quand ça arrange, et on aime le mélanger aussi ... quand ça arrange.

    Cela dépend du milieu dans lequel vous évoluez et du moment de votre carrière, éventuellement politique, par exemple.

    Non ?

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  4. Evidemment que quand je dis "chance", c'est sarcastiquement.
    Il est banal de dire que dans le triangle Famille-Vie sociale-Travail l’équilibre est complexe et les interconnections multiples. Un défaut sur l’une de ces trois composantes doit être compensé par une hypertrophie des 2 autres facteurs. L’idéale étant de tendre vers l’équilibre parfait des 3 parties.
    Mais, mise à part quelques rares artistes et, dans un autre registre, quelques business men carriéristes, qui peut aujourd’hui se targuer d’avoir une vie professionnelle satisfaisante pour ne pas dire enrichissante ?
    Les dirigeants des sociétés ne nous demandent plus de faire du bon boulot mais de faire du chiffre, d’être hyper rentables.
    L’épanouissement professionnel est donc, de ce fait, totalement impossible

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  5. Bonjour,
    Je viens de tomber sur votre témoignage très interessant!
    J'ai fait la même opération et on dirait presque mon coude dans votre photo :)

    Cette affection est bien répertorié comme Maladie Professionnelle (Tableau 57 du régime général).

    la différence c'est que moi je travaillais physiquement toute la nuit dans la manutention, chargement/déchargement de amrchandises de tout genre.

    j'ai engagé une demande de reconnaissance en MP qui a été refusé et là j'ai passé l'affaire devant le Tribunal de la Sécurité Sociale. C'est vraiment un parcours de guérrier pour avoir quelque chose ...

    En bref, je souhaite regrouper le maximum de témoignages avant ma nouvelle audience au mois de Septembre

    Je vous laisse mon mail pour autres précisions: Mohamed.Tnsi@gmail.com

    Cordialement

    Mohamed.

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  6. bonjour voila quelque temps j'avais des fourmillement dans mes 2 doigts main gauche aussi passer un electromyogramme et dianostiquer le nerf ulnaire donc vue un chirugien et me propose de porter une atele pendant 3 mois apres je verrais vous dirais la suite

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