mardi 11 octobre 2011

La lutte syndicale a-t-elle encore un sens ?


par phaz3


Aujourd’hui, au sens marxiste du terme, les riches sont la seule classe sociale à perdurer. Une caste mobilisée sur tous les fronts et tout le temps pour la défense de ses intérêts.
En face, avec la désindustrialisation et les délocalisations massives, l’individualisme est hélas devenu prédominant dans les classes ouvrière et moyenne.
Warren buffet disait : « Nous sommes passés de la lutte des classes à la guerre des classes et cette guerre, c’est nous les riches qui sommes en train de la gagner ».
La saturation de l’espace médiatique par les classes dirigeantes fait que le peuple n’a plus la possibilité de faire sa propre analyse.
Les gens oublient que les riches ne représentent même pas 1% de la société française.

De la part des jeunes, on a quand même une réaction. Eux que l’on croyait condamnés à la culture de l’instantané sont en train de nous donner une bonne leçon politique et révolutionnaire.

Même si, pour l’instant, on a plutôt affaire à une sorte de magma primitif par le refus de cette situation débile, les organisations syndicales, elles, sont assez préoccupées de voir partir la mobilisation en dehors de leur aire d’influence.
Non, seulement, elles ne sont pas à l’origine de ces mouvements, mais n’en font même pas partie.
Les jeunes Européens (les Indignés) ne considèrent  pas les syndicats comme les porte-parole naturels de leur protestation.
Parce qu’ils font aujourd’hui partie du système qu’il faut combattre, les syndicats ne représentent plus rien aux yeux de la jeunesse.
Il n’y a plus, pour le moment, de grandes idéologies alternatives à l’économie de marché et ce n’est certainement pas le marxisme pur et dur des syndicats qui s’imposera, car ils ne défendent que des droits aux quels les plus démunis, les plus précaires, n’accéderont jamais.  

20 commentaires:

  1. En même temps, le 11, c'était pour la baisse des effectifs dans l'Education Nationale, non ?

    Quel intérêt d'aller manifester pour ça ?

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  2. @boronali Ce n'était une manif pour l'enseignement mais une manif pour rien<.

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  3. Salut,
    Je me permets une petite réponse à ton interrogation sur la lutte syndicale. Hier, nous avons justement discuté avec 40 syndicalistes CGT sur l’avenir des luttes, sur la démarche délégataire, sur l’engagement des élus, sur les indignés aussi. Un Compte rendu sera réalisé et si ça t’intéresse je te l’enverrai mais en quelques mots :
    - La CGT pour le 11, c’est retrouvé seul à faire l’info et les médias n’ont pas du tout pris en compte le 11.
    - Dans la période de l’élection d’un candidat Socialiste au primaire, les Citoyens de ce pays sont, comme tu l’as dit, sur une démarche individuelle, mais nous rajouterons sur une démarche délégataire que ce soit en politique ou syndicat. C’'est à dire qu’ils apprécient les syndicats (même chez les jeunes) mais pensent que c’est pour les autres et ne veulent pas s’impliquer ! Quelques manifs accessoirement !
    - Beaucoup trop de salarié, pensent que les élus sont à leur service et qu’un syndicat est un service public ! On vient voir quand on a besoin !
    - Nous avons estimé que nous devons continuer la lutte malgré que les gens attendent 2012 ! Nous ne sommes pas la courroie de transmission des partis politiques.
    - Concernant les indignés. Personne à la CGT ne conteste leur action. Certains apprécient d’ailleurs, que malgré le tapage médiatique sur l’obligation d’austérité, autant de gens se manifestent. Mais je te rappelle que ce mouvement a pris forme en Espagne par ce que là-bas, les syndicats tel la Commission Ouvrière (catalogué à gauche) ont approuvé le recul de l’âge de départ en retraite et autres reculs sociaux ! D’où la fracture entre citoyen et salariés ! Mais ce n’est pas le cas en France ou la CGT continue à combattre. Etre indigné c’est bien mais s’engagé c’est mieux à dit « Stéphane Essel ». D’ailleurs personne n’a interdit au militant CGT de descendre dans Paris samedi mais ils étaient quelques centaines. Alors que pour la manif du 11 on était légèrement plus nombreux et les médias en on très peu parlés.
    Tu reviens sur le marxisme dans les orgas syndicales. La doctrine marxiste est très peu étudiée dans les syndicats, même à la CGT ! Je t’invite à débattre avec des élus de ta connaissance et tu verras que très peu ont lu « capital ». Sur le point concernant un syndicalisme qui serait corporatiste. Je suis à la métallurgie depuis 1991 et milite depuis 1992 et nous faisons le maximum pour aider les petites entreprises et précaires ! Mais force est de contesté que c’est très difficile pour une intervention dans une petite boite ou précaire car souvent pression sur l’embauche !
    Sans être plus long, je reste persuadé, comme notre histoire nous là prouvé que c’est bien dans des luttes organisés que nous avancerons ensemble.
    « La lutte c’est la vie, il faut lutter pour rester en vie » a dit un révolutionnaire bien connu. Bonne journée.

    Amitiés,

    Patrick BERNARD
    Secrétaire Général de l'USTM CGT Isère

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  4. Bon, Christian, tu sais j'aime bien lancer des pavés dans les marres !
    Même si je me fais un peu l’avocat du diable, je me rappellerai toujours de la réponse d’un représentant syndicale de Schneider (Celui que l’on voit dans les premières secondes de la vidéo) quand les manifs étudiantes battaient leur plein et que les gamins allaient en découdre place de Verdun devant la préfecture … c’était il y a 2 ou 3 ans.
    ‘Laissons les jeunes se démerder, moi j’ai l’expérience des 20 ans de syndicat …»
    Et la CGT est allée se faire un gros barbecue devant le palais des sports alors que les jeunes balançaient des pavés sur les flics … ça m’avait bien mis les boules.
    Il y a un moment où il faut passer à l’action et arrêter de compter les troupes …
    Je crois qu’aujourd’hui le temps presse.

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  5. Salut Pierre-Louis,

    Nous avons eu déjà bien souvent ces discussions tous les deux et tu sais que je respecte ces opinions mais que j’ai du mal à les comprendre J.
    Ce que je vais dire ici est mon opinion et mon engagement syndical à la CGT tel que je le vis au quotidien.
    Je dis au quotidien car dans le film j’ai entendu dire qu’on nous considérait comme faisant partie du système. Or, c’est vrai que nous intervenons dans un système qui n’est pas le notre, en tant qu’élus CE, DP ou autre ; mais l’engagement syndical à la CGT ce n’est pas seulement ça, c’est 24h sur 24. L’engagement syndical à la CGT c’est aussi une autre manière de consommer, c’est une autre manière de se comporter avec les gens dans tous les pans de la vie, privée et professionnelle.

    Concernant le « marxisme pur et dur des syndicats », j’admet mon incompétence en la matière, n’ayant jamais étudié cette littérature. Néanmoins si je devais rattacher les valeurs de la CGT à un « dogme », puisque la mode est de tout classer et tout catégoriser, je parlerais d’humanisme.
    Pour synthétiser, les valeurs défendues par la CGT sont simples : le partage des richesses produites par tous selon ses moyens de manière à ne laisser personne sur le bord de la route ; c’est dire que nous produisons suffisamment de richesses pour que chacun puisse vivre dignement ; c’est mettre l’être humain au centre de nos préoccupations au lieu d’enrichir des élites en détruisant des populations entières (et la planète par la même occasion) pour leur voler leurs matières premières.
    Et ces valeurs nous les défendons pour nous même et pour les peuples de tous les pays.
    C’est peut-être du marxisme mais alors je soupçonne un plagia car ces valeurs sont aussi vieilles que l’humanité.

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  6. C’est pour cela Pierre-Louis que je te répète ce que je dis au début du mail : quand j’entends dans le film que nous ne disons pas que « le capitalisme à tout crins » c’est pas bien, quand j entend parler de « marxisme pur et dur » ou de « pendre les curés », comme si ces propos ou ces vœux étaient portés par nous syndicalistes, je ne comprends pas. C’est une caricature qui date du 19ème siècle que je m’étonne d’entendre dans la bouche de personnes jeunes et révolutionnaires.
    La CGT ne fait que dire et répéter que le capitalisme, tel qu’il est mené mène l’humanité à sa perte. La CGT ne prône ni la haine de l’autre ni la violence. La CGT dit « ne comptez pas seulement sur les élus, prenez vous en main et luttez tous les jours dans les syndicats dans les partis politiques, dans les associations, dans les entreprises ».
    J’entend aussi parler « d’un meilleur marketing pour le libéralisme alors que les syndicats ne savent pas donner envie aux gens de se mobiliser ».
    C’est évident que le « marketing » des dirigeants est simple, il se sert de l’inclination naturelle de l’être humain à la paresse : « achetez des mp3, écoutez de la musique toute la journée, achetez des téléphones 3G, n’oubliez pas de voter pour la star-ac, nous on s’occupe de tout le reste ».
    Alors que nous syndicalistes nous ne proposons que des contraintes : il faut payer pour adhérer au syndicat, il faut donner de son temps et se réunir pour débattre des idées, informer les gens autour de nous sur les enjeux par des tracts, des réunions auxquelles personne n’a le temps d’assister, venir manifester quand il fait froid, quand il pleut, perdre de l’argent quand on fait grève, se faire mal voir dans sont entreprise, manifester le samedi au lieu d’aller au ski … C’est sur, c’est pas moderne, c’est pas sexy mais c’est tout ce qu’on a à proposer : un monde meilleur au bout d’une lutte continuelle et opiniâtre

    A titre d’exemple : dans un supermarché en Isère, des femmes salariées de ce magasin ont manifesté pendant 2 ans, tous les dimanches, devant celui-ci contre le travail du dimanche obligatoire qui les privait de leur vie famille. Deux ans tous les dimanches ! Elles ont subie des pressions de la direction, la police est intervenue, elles ont été trainées en justice .. Hé bien elles viennent d’obtenir gain de cause. C’est ça le combat syndical, le marketing n’y a pas sa place. C’est de l’engagement, de la solidarité, des tripes. Tout le contraire de ce que propose les commerciaux du libéralisme.

    Pour finir, les indignés ne disent pas autre chose, nous avons les mêmes thèmes. Simplement quand tu regardes où les indignés arrivent à mobiliser le plus, c’est dans les pays où il n’y a pas ou peu de syndicat, c’est dans les pays où les syndicats sont « modernes et réformistes », c’est dans les pays où les syndicats disent comme les dirigeants politiques, « votez pour nous, on s’occupe de tout ».

    Alors oui c’est vrai, chez nous, en France, ça existe aussi, c’est pour ça que moi j’adhère et je milite avec la CGT. Ne mettons pas tout le monde dans le même panier.

    Salut Pierre-Louis, je suis sur que nous en reparlerons dès notre prochaine rencontre.

    Amitiés à tous.
    Joseph.

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  7. Joseph, je ne suis pas syndicaliste et nous ne connaissons pas, mais ce propos je le trouve très intelligent et modéré !

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  8. Bonjour Pierre-Louis,

    En lisant les propos de Joseph, j’ai eu envie comme lui de te répondre.

    Tout d’abord, une personne qui se félicite de la mort de centaines d’individus sous prétexte qu’ils habitent dans la citadelle du capitalisme est pour moi une personne qui a forcément du mal à comprendre le travail d’un militant syndical et de l’action collective en général. Et je crois me rappeler que l’après-midi du 11 septembre 2002, tu semblais réjoui d’une telle horreur.
    Aussi, quand une personne demande que les grèves permettent l’organisation de journées vaquées pour éviter de venir au travail et donc de ne pas participer aux manifestations, je comprends une nouvelle fois que cette personne ait du mal à comprendre le travail d’un militant syndical et de l’action collective. Et je te revois encore débouler dans le local syndical pour te plaindre de l’heure de débrayage, 9h30, qui t’empêchait d’accoler une demi-journée de grève à une demi compensée pour probablement consacrer ta journée à une tâche plus noble telle la peinture ou autre activité dite « artistique ».
    Le marxisme ne relève pas de la pratique artistique. Et c’est peut-être pour cette raison que tu ne comprends pas la discipline. Quand tu écris : « au sens marxiste du terme, les riches sont la seule classe sociale à perdurer. Une caste mobilisée sur tous les fronts et tout le temps pour la défense de ses intérêts.», tu as dû oublier de lire l’ABC du marxisme « le manifeste du parti communiste » de Karl Marx.
    Deux classes subsistent du fait de leur opposition, et la disparition de la classe ouvrière entraînera la disparition du capitalisme pour une autre société communiste ou pas. De plus, le terme de « riche » n’a pas de sens marxiste puisqu’il ne recouvre pas une réalité sociale.
    Nous n’avons pas les mêmes références et les mêmes lectures, pour ma part la rhétorique de Warren Buffet ne fait pas partie de ma culture.
    A t’entendre : « Eux (des jeunes) que l’on croyait condamnés à la culture de l’instantané sont en train de nous donner une bonne leçon politique et révolutionnaire.»
    Si tu fais référence aux indignés espagnols, sache qu’il se refusent à faire de la politique et qu’ils ne prétendent ni préparer, ni faire la révolution.
    le monde du travail ne pourra pas riposter en se réfugiant dans l’apolitisme. La classe ouvrière (qui existe toujours) doit se préparer à mener un combat politique et social, à faire de la politique, une politique qui défende ses intérêts, une politique qui ne se contente pas de contester mais engage le combat pour changer l’économie, pour changer la société.
    Oui s’indigner ne suffit pas !
    En écrivant « les organisations syndicales, elles, sont assez préoccupées de voir partir la mobilisation en dehors de leur aire d’influence. Non, seulement, elles ne sont pas à l’origine de ces mouvements, mais n’en font même pas partie. » tu laisses entendre que les organisations syndicales sont habituellement l’étincelle et le combustible des mouvements de masse, l’histoire du mouvement ouvrier a toujours montré le contraire. Il n’en reste pas moins vrai que nombres de militants syndicalistes ont joué des rôles de premier plan dans des mouvements sociaux de fonds. Les directions syndicales sont une chose, les militants une autre. C’es derniers sont des acteurs des actions de masse alors que les directions syndicales sont intégrés aux appareils d’état. Critiquer les directions syndicales est recevable, ridiculiser les militants est un peu facile quand on préfère la moquette douillette installé devant son ordinateur plutôt que manifester sur le pavé.

    Tout cela me chatouillais depuis longtemps. Désolé mais je me suis soulagé.

    Xavier

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  9. Xavier,

    Tu m’attaques sur des propos que je n’ai pas réellement eus ou que tu n’as pas compris et que tu as mis 9 ans à digérer.
    Je suis assez heurté et blessé par ta réponse …
    Comment t’expliquer qu’à cette époque toute journée de travail était pour moi une torture et que j’encaissais tellement mal les coups que je me suis retrouvé plusieurs fois hospitalisé.
    Enfin, c’est vrai que la psychologie et toi …

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  10. Cher Xavier, je ne te connais pas mais au travers de ta réponse qui consiste pour l'essentiel en des attaques personnelles, à un propos qui se voulait généraliste et interrogateur sur la place et l'avenir du syndicalisme, je crois reconnaître des vieux relents pseudo trotskystes à 2 balles...
    J'ignorais qu'il n'existait qu'une seule lecture de la pensée marxiste mais il me semble qu'elle est trop riche pour être résumée en une vision simpliste de l'affrontement entre 2 classes qui aurait nécessairement comme issue leur disparition au profit d'un monde nouveau...
    Nous pourrions débattre pendant des heures de la pensée marxiste et de l'apport théorique qu'elle a pu apportée à la pensée notamment économique. Quoi qu'il en soit, et c'est l'objet d'un certains nombres d'ouvrages parus sur la question ces dernières années, la pensée marxiste s'est développée dans un certain contexte historique bien différent du contexte actuel et mérite d'être revisitée à l'aune des évolutions sociales et économiques qu'à connu notre monde depuis le développement de ladite théorie: en clair la théorie de Marx n'a rien à voir avec une prophétie et je doute qu'un Carl Marx plongé dans notre époque théorise le monde exactement de la même manière qu'il avait pu le faire à l'époque même si certains de ses apports demeurent indéniables.
    Par ailleurs je trouve le ton de ta réponse très professoral voire très dogmatique et je ne vois pas très bien quel peut être l'apport de ta réponse à la réflexion initiale qui portait sur la place du syndicalisme aujourd'hui.

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  11. Hoooo soyons calme!
    C est un débat d idées
    On va pas se tailler des costumes Comme ça !
    On n avance pas!
    Salut
    Walter

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  12. Pierre-Louis,

    Je te l’accorde je ne suis ni psychologue, ni artiste. Mais à chaque fois que tu critiques les militants syndicaux, je me sens agressé. Alors si tu t’es senti blessé par mes propos, sache que tu as enclenché chez moi un mécanisme « d’action réaction ». Critiquer les syndicats et le syndicalisme sont de bon ton aujourd’hui, et je trouve dommage que tu reprennes ces propos ambiants.

    Pour les faits que j’ai relaté, ils m’ont choqué à l’époque et il me choque toujours aujourd’hui. Pour moi, les idées ne sont pas des figures de style ou des rhétoriques de salon mais des outils pour lutter contre les préjugés et construire l’avenir. Alors oui, je fais attention aux propos qui sont tenus.

    La lutte syndicale a toujours un sens !

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  13. Xavier,

    Ce qui me navre le plus, c’est que tu n’ais toujours pas compris mon propos. Je ne prétends pas que le syndicalisme est mort mais je me demande, au contraire, par quel biais le rendre plus fort, plus percutant.
    Le point d’interrogation n’est pas une figure de style, il indique un questionnement.
    Evidement, j’attaque le syndicalisme pour son coté vintage et un peu désuet. « Du pinard, il y en a, dans les caves du patronat ! ».
    Aujourd’hui, il faut de la réflexion sur les modes d’action et l’amplification des revendications quitte à passer un peu de temps à théoriser devant un clavier.
    Les temps ont changés depuis que le bitume a remplacé les pavés, les outils du syndicalisme doivent eux aussi évoluer.
    Ce n’est certainement pas en se renfermant dans une doctrine trotskiste et sectaire que l’on fera avancer les choses. Il faut débattre le plus possible et surtout arrêter de s’en prendre frontalement aux personnes qui sont finalement assez proche de nos idées.
    Ce qui est une figure de style, par contre, c’est la manière d’exprimer les choses. La provocation a souvent été ma compagne et visiblement elle imprime bien les esprits.
    Il faut arriver à trouver un mode d’action différent de la sempiternelle et vociférante manif le poing levé qui est cependant, je te l’accorde, assez amusante. Utiliser des outils du XXIème siècle me parait fondamental.

    Ah oui, une dernière chose : Que l’on se bouffe le foie entre nous, c’est exactement ce que cherche le pouvoir en place.

    Salutations.

    PL

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  14. Les syndicats : Trop collés à la notion has been du hippie 68ard québlo.
    Trop associée au monde ouvrier qui ne represente plus la majorité comme avant
    Trop en greve et les jeunes veulent juste travailler. La greve à papa et gueuler tout le temps contre les patrons ça séduit plus personne parce que depuis les start up de 2000 les patrons c'est tout le monde et beaucoup de jeunes veulent entreprendre. Ils n'ont donc pas la haine du patronat, je ne pense pas. Ils veulent du boulot et des perspectives d'avenir.

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  15. Oui, Pierre Louis, je suis d’accord avec toi. Tu as lancé un sujet pas simple et je ne suis pas syndicaliste, donc mon propos n'est pas vraiment fondé. Mais force est de constater que les réactions sont vives par rapport à une question qui a lieux d'être.

    Tu vois c'est un peut pour ça que je ne serait jamais syndicaliste même si je trouve que votre action a tout son sens !!!

    Mais vos positions (pas la tienne) sont des affirmations qui ne sont pas apparemment pas discutables !

    Et c'est la ou je bloque !!! Je ne peux pas être dans un système qui est aussi bloqué et dans lequel il n'est pas possible de s'exprimer sans être traité de .....

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  16. Jean Michel,

    Le débat d'idée, c'est ce que j'aime. Je sais que c'est la même chose pour toi et les potos de phreadz ou p2c.
    Si nous avons fait tant de pas en avant ces dernière années, c'est grâce à nos échanges.
    Je n'ai jamais trouvé de tels réels débats au sein du syndicat.
    L'appareil est tellement figé et statique que seuls quelques copains échangent.
    Mais j'ai encore espoir que ça change car sinon c'est cuit ....

    A+

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  17. Il faut que tu les "colles" sur P2C :-)

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  18. Pourquoi pas, Jean-Michel ?

    Donc, amis syndiqués (ou non), venez débattre sur la lutte sociale ici :

    http://sandbox.project2cloud.org/Home.action

    ça ira plus vite !

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  19. Salut à tous,

    j'ai lu tous vos commentaires avec intérêt : certains jugent les syndicats trop ceci, pas assez cela, d'autres estiment que nous avons des "positions bloquées"...

    Tout ça me parle, d'autant plus que ça me rappelle ma propre histoire !

    Je me suis posé exactement les mêmes questions pendant plus de 20 ans.
    Et un jour, j'avais 40 ans, je me suis dit: "tu refais le monde plusieurs fois par semaine avec les copains, tu cherches un idéal, tu cherches le moyen d'action parfait, celui qui fédère les jeunes, les vieux, les chômeurs, tu cherches un mouvement au fonctionnement démocratique irréprochable et pendant ce temps là, la vie avance, des gens prennent des risques, s'engagent, se battent à ta place et si tu continues tu auras passé ta vie à théoriser mais tu n'auras jamais rien fait concrètement !".

    Alors je suis allé vers la structure qui correspondait le mieux à mon état d'esprit et je me suis engagé.

    C'est pas parfait mais c'est beaucoup moins frustrant que d'être en dehors. Et surtout je ne culpabilise plus quand je vois l'engagement de tout ces gens militants d'une cause ou d'une autre, peu importe. Et puis je n’ai pas renoncé à mes idéaux, j’y travaille à chaque fois que cela est possible.

    Si on veut changer, améliorer un système, quelque soit le système, syndicat ou autre, c'est de l'intérieur que cela se fait, en s'engageant, pas en restant un spectateur. Spectateur éclairé peut-être mais spectateur tout de même.


    Amitiés sincères d'un combattant modeste mais combattant tout de même.

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  20. merci,

    tu as bien fait de poser une telle question mais je remarque que les personnes qui ont réagit l'on fait pour se justifier de leur engagment mais ne répondent pas réellement à la question. Comme le dit ton copain JM qui n'est pas syndiqué, les discourts sont figés pas d'échanges juste des idées des convictions imposées et des grandes ligne genre sauveur des petits ou de la planète! il est difficile de faire comprendre l'intérêt de s'engager.

    c'est vrai qu'on peut continuer à se poser cette question la lutte syndicale....SENSE ce mot est bien choisi on aurait pu se demander si elle avait encore un avenir ? etc...

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