mardi 20 septembre 2016

Psychiatrists tried to kill phase3

« Il faut mettre la société au service de l'école et non pas l’école au service de la société » disait Bachelard.  Pourtant, aujourd'hui, l’école nuit au développement personnel des enfants. Elle contribue, de plus en plus tôt, à une mise en phase avec un modèle unique, vise l’optimisation de la performance et laisse de moins en moins de place pour la réflexion, la différence, le sentiment et l'expression.


Juddu Krishnamurti

Formater les enfants pour en faire de bons conso-acteurs et appeler cela l’ « intégration sociale » est une escroquerie. Le moule scolaire interdit toute dérive idéologique autre que celle qui prône l’ultralibéralisme à tout crin et la consommation de masse.



L'Histoire, la Philosophie, les Arts ou la Littérature ne seront bientôt plus dispensés dans les écoles car ces matières peuvent éveiller la curiosité des plus jeunes et risqueraient, par la suite, d'en faire de vilains réfractaires.

La différence, cette source d'inspiration et de créativité, pourtant tellement vitale pour changer ce monde en pleine déliquescence, n'est plus admise.

Les restrictions imposées aux enfants font parfois penser que l'autisme serait une réponse presque reptilienne du tout petit face à l'agression sauvage dont il est victime. Avec son classique repli vers un monde personnel meilleur, l'autisme serait, alors, le premier refuge de la conscience naissante.
Accepter ou pas un monde qui place l'argent, le pouvoir et la violence comme les plus belles des valeurs est une option de vie que l'on devrait pouvoir mûrir librement. Ce choix est pourtant interdit et est même répréhensible. Les programmes de l'Education Nationale sont obligatoires jusqu'à l'âge de 16 ans . Ne pas y adhérer est un pari dangereux où le jeune adulte insoumis risque de se voir renvoyé sur le banc de touches de manière violente et rapide.



La loi et la justice protègent la société contre ceux qui ne se conforment pas aux règles imposées par les plus puissants. La sanction la plus courante demeure l'emprisonnement mais, de tout l’arsenal juridique, les soins psychiatriques sans consentement et plus particulièrement l’hospitalisation d’office (appelée aujourd’hui « soins psychiatriques sur décision d'un représentant de l'état ») sont les plus abjects. Sous prétexte d'une déviance, ils répondent, à l’avance, et souvent arbitrairement, à une éventuelle mise en danger du système par ceux qui pourtant le constitue et pourraient même le faire évoluer demain.

« Sur le fondement d'un certificat médical circonstancié émanant d'un psychiatre, le préfet prononce par arrêté l'admission en soins psychiatriques d'une personne dont les troubles mentaux nécessitent des soins, compromettent la sûreté des personnes ou portent gravement atteinte à l'ordre public », ainsi, sans qu’aucun reproche ne puisse lui être fait, hormis celui de ne pas penser « comme il faut », les psychiatres, souvent avec l’aide de la police, se chargent du sale boulot et de la « reconduite dans le droit chemin » et de faire ré adhérer le déviant au modèle. La psychiatrie est le bras séculier des lobbies et des politicards. Elle incarcère et reprogramme les plus rebelles d'entre nous sous prétexte, qu’un jour, ils pourraient être dangereux.

Quand le dispositif psychiatrique se referme, nous comprenons que nous venons de nous faire prendre et que notre vie sera différente de celle que nous projetions.
Notre destin sera bouleversé.

Plus nous nous agiterons, plus nous protesterons, plus nous tenterons de nous justifier, plus violente sera notre souffrance. De la contention aux neuroleptiques, l’arsenal barbare de la psychiatrie est vaste et puissant.
Les plus rétifs, mutilés par l'ablation d'un bout du cerveau, seront définitivement transformés en de dociles légumes. Malgré toutes les croyances, la lobotomie est toujours pratiquée. La recommandation 1235 de 1994, relative à la psychiatrie et aux droits de l’homme (Assemblée parlementaire du conseil de l’Europe) l'évoque et stipule d'ailleurs qu’elle, et la thérapie par électrochocs, peuvent être pratiquées « si le consentement éclairé  a été donné par écrit par le patient lui-même ou par une personne choisie par le patient pour le représenter, un conseiller ou un curateur et si la décision a été confirmée par un comité restreint non composé uniquement d'experts psychiatriques ». 


Il faut quelques fractions de secondes, et un verre d’eau, ou le temps d'une injection, pour commencer un traitement par neuroleptiques mais, après, il sera pratiquement impossible de l'arrêter.

La rechute inévitable qu’entraînerait l'arrêt du traitement est l'une des nombreuses épées de Damoclès brandies par le personnel des hôpitaux psychiatriques. L'est aussi celui de l'instauration d’un état de pathologie chronique. Ainsi effrayé, le patient ne pourra qu'adhérer au programme de soins. Comme révélée, il y déjà longtemps, par Henri LABORIT ou Stanley MILGRAM, parler de « neuro-plasticité provoquée » pour créer la soumission n’est pas aberrant. 
La perte de confiance en soi provoquée par l'autoritarisme abusif des personnels de santé trouve ses fondements dans la peur, la menace et l’infantilisation avec tout un contingent de phrases et de gestes qui seraient presque anodins dans un autre contexte. 
La chambre d'isolement est une brimade courante. 
La contention fait qu'à cause du manque de personnel, le patient peut se retrouver sanglé sur un lit pendant plusieurs semaines. On lui mettra une couche culotte et on lui injectera un produit anticoagulant chaque jour. 

La description d'un futur, de toute façon pourri, peut aussi conduire certains patients au suicide. Les psychiatres, bien sûr, diront, alors, que c'est à cause de la dépression liée à la maladie. 
Le lien social n'existe plus. Les rapports sont de plus en plus superficiels et les contraintes de plus en plus fortes. C'est bien pire dans les institutions. Il y a tellement de misère humaine et de maltraitance dans les hôpitaux psychiatriques que peu arriveront a y supporter un séjour. Le dictât des autorités est tellement illégitime qu'il ne peut être qu'abusif. 

Soit tu adhères à cette société, soit, comme tu ne peux la quitter, la psychiatrie t’en éliminera, sans aucune concession ni le moindre regret ». 


Le sentiment de révolte personnelle face au système peut conduire à se retrouver seul contre tous. Il engendre la partie punk du ZenPunk.  Cette "distorsion mentale" et  la mise en danger permanente qui en découle, sont pourtant les fondements de toute démarche artistique. Le prétexte de la création artistique reste un refuge pour éviter les représailles de la part d'une société définitivement agressive et malade. Les limites entre Art et folie sont ténues, parfois à peine perceptibles, mais toujours violentes.



Le mardi 20 septembre 2016, presque tous ceux que je connais et qui ont encore un questionnement sur nos fondamentaux étaient présents à l'expo.










Pedro et Manu ont assuré la partie musicale de l'exposition.

lundi 12 septembre 2016

NOTAV Chapareillan - 12/09/2016






i-Roads by Toyota ByHamo

2016 :  Je ne serai jamais assez reconnaissant envers la Casemate de Grenoble et Jeany JEAN-BAPTISTE qui m'ont permis de participer à la cinquième édition du Forum des Projets, le 6 avril, pour y présenter mon projeti-Roaders in Grenoble "
En greffant des réflexions sur la mobilité urbaine et celles du ZENPUNK, la présentation du 25 mai avec CitéLib by Ha:mo,  marque mon retour vers une pensée plus construite et plus apaisée. Merci à toutes les personnes de Toyota et aussi à mon vieux complice Axel MOTTE.





              

samedi 13 août 2016

2 - Le Nucléaire Civil Français - Les premières centrales Graphite-Gaz [1958-1973]

Après le succès des réacteurs expérimentaux du CEA (Zoé, Marcoule ... ), c'est l’entreprise publique chargée de la production d’électricité, EDF, qui est mandatée pour mettre en place le programme électronucléaire français avec des réacteurs du type Uranium Naturel Graphite Gaz (UNGG). 

 De 1966 à 1971, six réacteurs sont mis en service : trois sur le site de Chinon, deux à Saint-Laurent-des-Eaux et un à Bugey.
Le nucléaire fournit alors 5 % de l'électricité produite en France.


Chinon A1 surnommé " La Boule " diverge en septembre 1962
La décennie 1960-70 voit aussi la naissance de 9 réacteurs expérimentaux : 

 - Osiris, à Saclay, qui produit des radioéléments pour l'industrie et l' utilisation médicale du Technétium 99m et du Silicium dopé.

 - Sur le tout nouveau site de Cadarache, près de Manosque, outre le réacteur à neutrons rapides, Rapsodie (précurseur de Phénix et Superphénix), Minerve, Pégase, Harmonie, Masurca et Cabri sont destinés aux études de neutronique et de criticité des différentes filières. Ils amèneront à la deuxième, et, surtout, à la troisième génération de centrales, issue de l'ingénierie américaine (Westinghouse) : Les réacteurs à eau pressurisée REP (PWR pour Pressurized Water Reactor en anglais) seront exploités en France à partir de 1977.

(à suivre ... )

samedi 11 juin 2016

La " Fête des Tuiles " vue du balcon d'un indigène du 38100 :

Je propose que l'année prochaine la Fête des Tuiles se tienne ailleurs dans Grenoble (à Villeneuve par exemple, puisque là-bas le Participatif fait fureur et qu'elle raflait la quasi-totalité  des " projets participatifs " cette année).
Plus aucun habitant de la partie 38100 de ce truc, qui est devenu une "minable fête des commerçants", n'y adhère.  Certains de mes voisins étaient même partis à la campagne ce samedi 4 juin.


S'il y en avait quelques-uns en 2015, le nombre de ballons aux balcons du cours de la Libération, cette année, était très significatif quant à notre envie de cette Foire aux jambons même pas digne de Vaulnaveys-le-Haut : Aucun. 
Beaucroissant fait également beaucoup mieux depuis des siècles et n'a jamais bricolé de bouteille de gaz pour en faire le barbecue promis par la Fusée mais finalement jamais livré.

Faire vivre la plus grande artère d'une ville demande une attention sur l'année entière, que l'on sache de quoi on parle et connaitre ce qu'il se fait ailleurs. Grenoble se devait de proposer une offre bien supérieure.

D'ailleurs quand j'avais été accueilli pour la préparation citoyenne dans les locaux cossus de la Fusée par une jeune stagiaire (qui "n'était pas encore à Grenoble lors de la première édition de la Fête des Tuiles") et les gamins de l'association (dont le responsable s'est échappé dès les 5 premières minutes du briefing), j'avais déjà perdu toute illusion.

Faire la Fête des Tuiles ailleurs nous évitera également la cacophonie du weekend et la sensation très désagréable que notre quartier n'est considéré que comme un "garage à cons".  Il faut quand même dire que l'association de quartier Aigle-Foch-Libération y met du sien puisque le 11 (donc une semaine après la Fête des Tuiles ) elle organise la seule activité de l'année : un vide grenier.

Tout cela est bien dommage et fâcheux. L'idée paraissait bonne mais la Fête des Tuiles sent de plus en plus la magouille.



Merci également à la Fusée pour les aboiements des chine de 7h du matin à 19h ce jour-là au 6 cours de la Libération. 

Save the last spray for me !

Quand le public reconnait une forme artistique, c’est qu’elle est morte.

Depuis Banksy, les médias relatent de plus en plus d'événements liés aux Arts Urbains: expo de Street Art, ventes de graffitis. 

La bombe de peinture (comme le numérique, par exemple) n'est qu'une technique.
Facteurs de vitesse, le spray ouvre, cependant, de nouveaux champs aux artistes. Ce support ouvrait la porte ouverte à un changement de donne médiatique. Si Internet laisse le champ aux artistes de court-circuiter les médias habituels : journalistes, critiques, curateurs et galeristes. Ils connaissent maintenant aussi parfaitement les codes du graffiti.
Tandis que les écoles de graphisme dégueulent cette culture et son esthétisme, la transposition (souvent malheureuse) que toute une bande de sales personnages agissant individuellement ou en réunion (associations subventionnées de préférence) fait que l'essence même du graffiti est dévoyée à des fins mercantiles.

Les street artistes se ruent vers le système commercial, les galeries, les musées et les honneurs les plus divers.



Malgré les apparences du graffiti, et quand l'illégalité est soigneusement mise en scène, cette génération est si proche du système économique qu’elle se confond avec lui.
Les acteurs historiques de la scène graffiti ne s’y trompent pas et détestent le street art, cette dégénérescence commerciale de leur pratique.  Il ne faut pas se tromper et savoir que ce succédané n'a qu'un objectif: Le marché de l'art et prendre du pognon là où il en reste.

Rechercher la jouissance collective dans l’espace public n’est pas revendicatif mais hédoniste. " Le street art est à peu prêt au graffiti ce que Doc Gynéco est aux Black Panthers ".

Depuis 2010, la popularisation du street-art et la professionnalisation de ses acteurs suivent un business plan bien établi. La commercialisation bat son plein.

Les institutions culturelles aussi investissent dans ce nouveau filon sans même chercher à le comprendre ou à l’expliciter. Le street art devient peu à peu le nouvel opium du peuple. Par définition (et ethnologiquement), le street art ne peut exister que dans et par la rue.
Le graffiti n’est pas un produit à commercialiser.



Comme toujours, les marchants s'en moquent. Une économie s’est créée, très proche de l’industrie du divertissement.  Les crétins du street art décorent les salons bourgeois. Ils font   un métier reconnus au point qu'on le trouve désormais enseignés dans certaines écoles.


Des tas d’institutions, de municipalités, de sponsors, de galeries et de débouchés commerciaux offrent désormais la perspective d’un métier respectable. Les festivals fleurissent, et offrent à toute une nouvelle génération d’artistes des surfaces d’expression. Les pionniers du graffiti n'ont pas ça. 
La police n'était jamais leurs amis.



Berriat 83 - Extrait du catalogue

Petite confession, les graffiteurs historiques s'en moquent totalement car eux (quand ils ont survécu) restent des artistes.  Oui, ils sont bien loin de tout cela et c'est, croyez-moi, une vraie chance pour cette société de moutons !

dimanche 29 mai 2016

Démocratie Participative

Désir d'avenir ? Vrai foutage de gueule. Je n'ai pu y rester connecté et inscrit qu'une petite heure ... et encore:   >>  Une question un peu embarrassante à Ségo  >>  Exclusion définitive  >> IP backlistée  >>  FIN 

Mise à l'heure quant au numérique comme outil de démocratie.

Heureusement qu'il y a eu quelques expériences plus heureuses comme sur Seemic.tv ou (et) surtout PhreadzSur ces sites de vidéos différées, nous avons réellement échangé, bien plus rapidement que sur un tchat écrit et donc avec bien moins de formalisme aussi. Il y avait là des personnes de tous les horizons, ... de tous les pays. Beaucoup, même si au début, ce n'était pas gagné (Ça ne l'est jamais) sont devenus de véritable et nous nous voyons maintenant dans le " vrai monde " (qui est pourtant le même).



La vidéo différée était un réel outil démocratique (si on veut utiliser ce mot). Un outil d'échanges qui nous apprenait à écouter l'autre et à confronter nos idées (toutes !), un véritable "Phalanstère numérique "

Pas la peine de Googliser. Tout cela n'existe plus. Bizarre non ? (.Nos maîtres sont très forts).

Sortons dans la rue et parlons entre nous ! 

Ça fonctionne encore. J'imagine que sous quelques prétextes sécuritaires, ça aussi on ne va pas tarder à nous l'interdire.

mardi 24 mai 2016

i-Roader à Grenoble

L'i-Road est un concept-car à 3 roues de TOYOTA. En phase d'expérimentation uniquement dans un quartier de Tokyo et ici à Grenoble, j'ai la chance d'être l'un de ses 3 premiers ambassadeurs grenoblois (depuis octobre 2014). Utiliser ce drôle de petit véhicule électrique pour mes déplacements a, certe, modifié mes pratiques urbaines mais a aussi changer mon regard sur la ville et la manière dont nous pourrions aborder l'avenir.

L'usage de la voiture dans les villes est polluant et égoïste puisqu'elle ne transporte, le plus souvent, qu'une seule personne. La voiture est lente. Des études montrent que la vitesse moyenne d'une auto en ville ne dépasse guère les 20 km/h.


Gabegie énergétique, agression envers les plus faibles, hérésie sociale !


Bruits de la ville : Il y a longtemps, que je ne roule plus en voiture dans Grenoble. J'utilise un scooter (125 cm ³ / 4 temps) pour me rendre au travail sur la zone industrielle pompeusement nommée Innovallée. Pour beaucoup de ceux qui y travaillent la première souffrance de la journée est liée aux accès aberrants par des routes qui n'en ont que le nom, à la desserte par les transports en commun à peine digne du XXème siècle et aux parkings improbables et insuffisants. Le scooter est rapide et grisant mais dangereux (surtout sur les routes mouillées devenues glissantes par les scories du diesel) et même si je n'en ai pas modifié l'échappement, il fait pas mal de raffut. Sur les véhicules électriques, si l'on omet le roulement ou le son de la jolie montée en puissance du moteur, l'absence de bruit est un vrai bonheur. (Silence is sexy). Avec le retour du " bruit des métiers ", les cris des gamins et même le chant des oiseaux, l'électricité ramènera-t-elle un peu de sérénité dans nos villes ?

Changer les repères hiérarchiques et sociétaux et muter vers une société où le faible devient prioritaire: lors de mes déplacements en i-Road, je m'efforce de toujours laisser passer les piétons et les vélos qui coupent ma trajectoire. Cette pratique qui inverse les usages communs alors qu'elle est pourtant désirée par le code de la route, peut être tenue comme un exercice cognitif de désapprentissage). Et avec un large sourire, c'est encore mieux ! (Le sourire déclenchant le sourire, je m'aperçois que celui de l'autre me fait du bien). Et si je gène l'automobiliste pressé qui me suit, Tant pis pour lui !

La notion de "bien commun", qui se développe avec l'Auto partage, doit nous faire nous demander si, tout simplement, nous supporterions les sévices ou les incivilités que nous infligeons aux autres.



Une qualification différente et apaisante de nos espaces urbains surpeuplés et pollués se pose comme indispensable. Entre Zen et Punk, une philosophie du " Vivre ensemble" verra rapidement le jour. Je l'ai déjà entrevue en pilotant l'i-Road.
J'aimerai, en modeste colibri, y contribuer et aussi tout en la peaufinant, la décrire, non pas à la manière d'un ethnologue urbain avec des données chiffrées, mais plutôt par un biais artististique, avec mes émotions.




Parce qu'ils nourrissent en nous des habiletés de locomotion et des interactions qui, de jour en jour, deviennent de plus en plus positives et emphatiques, les trajets en i-Road nous font peu à peu comprendre, qu'il y a bien longtemps, juste avant le Big Bang, nous étions tous le même tout petit point dans l'univers.


Vous trouverez plusieurs phases évolutives et surement, à terme très différentes de cette étude en suivant les liens suivants :


 

https://www.facebook.com/iRoaders/

dimanche 15 mai 2016

1 - Le Nucléaire Civil Français - Choix énergétique & arrières-pensées militaires [1945-1958]

Après-guerre, Raoul Dautry, Ministre de la Reconstruction et de l'Urbanisme, informe le général de Gaulle (président du Gouvernement provisoire) que le nucléaire bénéficierait à la reconstruction ainsi qu'à la défense nationale.

De Gaulle demande à Frédéric Joliot-Curie de proposer une organisation de l'industrie française du nucléaire. Ainsi, le 13 octobre 1945, le Commissariat à l’Energie Atomique (CEA) est créé. Cet organisme a officiellement pour but de poursuivre les recherches scientifiques et techniques en vue de l’utilisation de l’énergie atomique dans divers domaines de l’industrie, de la science et de la défense.
Sur la base d’un fonctionnement avec un combustible d’oxyde d’uranium naturel modéré à l’eau lourde, la première pile atomique française Zoé diverge le 15 décembre 1948 à Fontenay-aux-Roses.




Si elle ne dégage que quelques kilowatts, elle va permettre des études poussées sur les réactions en chaîne et permettre la production de radioéléments pour la recherche et l’industrie. Le raffinage de minerai d'uranium africain est réalisé dans une enclave de la Poudrerie du Bouchet à Ballancourt-sur-Essonne. En novembre 1949, y seront isolés les 4 premiers milligrammes de plutonium.

Le procédé du "combustible irradié" de Zoé permet d'en extraire le plutonium nécessaire pour la première bombe atomique française.

La guerre froide et les essais de la première bombe soviétique en 1949 amènent la France à ne plus conserver la position pacifique du CEA, comme affirmée par Joliot-Curie, qui, pour des déclarations favorables à l'Union soviétique, devra démissionner en 1950.
Le CEA prend alors une orientation militaire.

Pour des raisons techniques, financières, et pour la production du fameux plutonium militaire, la filière sera celle des piles au graphite.

Si en 1952, le plan quinquennal ouvre la voie à la bombe atomique française, la décision de sa fabrication ne sera prise qu'en 1954 après la défaite de Dien Bien Phu.



Les premières études de neutronique et de criticité sont entreprises dans les centres de Valduc et de Moronvilliers en 1957.

( à suivre ... )

samedi 7 mai 2016

City of the Death


En 2014, j''ai fait beaucoup d'influencing sur internet en faveur d' Eric Piolle avant et pendant la campagne qui l'a fait devenir Maire de Grenoble (Il était à l'origine largement outsider).
Depuis, je le croise plusieurs fois par semaine, lors de meetings ou simplement dans les rues de la ville. Je pense qu'il est un bon Maire. Malgré une tache énorme et les ravages de la trop longue et malhonnête gouvernance socialiste il semble avoir gardé une certaine naïveté. Celle de ceux qui ne viennent pas du sérail des politicards.

De jour en jour, Grenoble change et les actions d'Eric Piolle me plaisent. 

                                                     

Quelques petites choses me font encore râler (je sais si bien râler !) Principalement dans le domaine de la Culture, mais l'Histoire corrigera ces petits bémols. 

Grâce à Daniel IBANEZ avec qui nous avons suivi nos amis cyclistes du NOTAV jusqu'à Valence, j'ai compris que je dois agir plutôt que de gueuler comme un con. 


Pour commencer, en mai, j'ai présenté un projet d'autoroute à vélos à l'occasion de la Ruche aux projets participatifs 2016. Assez bizarrement (et à 3 points prêts) il a été changé de catégorie au dernier moment (petits projets vers gros projets) et pendant la présentation la vue ci-dessus n'a pas pu être projetée alors que tout mon argumentaire était basé sur elle. Comme on le voit sur la vidéo, j'en ai été fort dépité et passablement énervé pendant la présentation au public.





Malgré tout cela, il ne me manquait que 3 points (sur 250) pour que le projet soit validé. Dommage !

mardi 26 avril 2016

Envoyez ces jeunes con(-suméristes) faire le plein à la


Michèle RIVASI, que j’ai eu la chance de rencontrer le 23 octobre, à Chambéry, et le 6 décembre, à Eybens, grâce à Daniel IBANEZ (Notav), dans le cadre des élections régionales, explique que, malgré le " Green Washing " et l' hypocrisie générale de la COP21,  les idées écolos se distillent peu à peu (et surtout chez les enfants). C’est tardif et très compliqué ! Surtout quand on connait la puissance des différents lobbies industriels et l'asservissement de leur larbins politiciens.



La notion même de politique est dépassée face à la catastrophe climatique et écologique qui arriveParce qu'ils ont des enfants, j'ai des amis ” de Droite ” (hé oui !) qui sont bien plus préoccupés par l’avenir de cette planète que pas mal des petits cons-uméristes qui se la pètent grave au volant de leur 4x4 en bouffant des bananes de Casabio.



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lundi 18 avril 2016

JL BASDEVANT - Un grand (et gentil) savant

Peu après Fukushima, j'ai eu la chance de discuter à propos du nucléaire civil avec Jean-Louis Brasdevant sur Opinews.tv, pendant plus de 2 heures.
Depuis, comme il le dit lui-même, il a " viré sa cuti ".
Cette soirée en vidéo live sur Opinews.tv semble avoir été incroyablement initiatique et décisive, pour lui comme pour moi.

Cette émission sur France-Culture :



est très émouvante, presque magique, car depuis cette soirée, même si je ne lui arrive pas à la cheville, nous avons désormais une  vision similaire. Malgré son petit rire narquois, parfois énervant, Jean-Louis Basdevant est un très grand savant ! (Merci également à la journaliste Ines Benadjaoud qui présentait la soirée).


- 20 avril 2016 : " Je dois rajouter un petit mot sous cette note, car non seulement, parce qu'il a su revoir et changer sa position sur le nucléaire, Jean-Louis Basdevant est un vrai savant. Mais il est aussi un Gentil savant : en effet, j'ai eu, quelques heures après la publication de ce post, la très agréable surprise d'avoir un petit échange avec ce Monsieur. "

Plutôt que de le transcrire ici, je préfère garder ses mots pour moi mais je ne peux pas, cependant, résister à l'envie de vous faire découvrir Jean-Louis Basdevant sous une autre facette : 


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mardi 5 avril 2016

0 - Le Nucléaire Civil Français - Prequels [1895-1945]

En s’inspirant des travaux de l’allemand Wilhelm Röntgen (1845 - 1923) sur la fluorescence et les rayons X, Henri Becquerel, Pierre et Marie Curie ont permis, au début du XXème siècle, la compréhension des mécanismes de fission de l’atome de Radium et de ses 4 isotopes naturels.


L'invasion de la France par l'Allemagne, en mai 1940, contraint à l'arrêt des recherches et aux déplacements secrets d'une part du stock d'eau lourde au Royaume-Uni par Hans Von Halban et Lew Kowarski.  Le stock d'Uranium, lui, est caché au Maroc. 


1942 : La France de Laval est exclue du projet Manhattan et de la coopération entre le Royaume-Uni et les États-Unis lors la course contre l'Allemagne visant à la mise au point de la première bombe atomique :


(à suivre ... )

lundi 8 février 2016

mercredi 27 janvier 2016

Communion

       Je suis attaché à Grenoble (La ville où je suis né en 1963), et où, même si ce n'est pas forcement dans mes gènes, j'essaie maintenant de m'y comporter du mieux que je peux (sans embrouille).
Suite à l'émulation liée à l'élection d' Eric PIOLLE, notre nouveau maire, je tente d'agir (seul ou avec des amis) pour un avenir meilleur pour mes enfants, pour mon quartier ou pour ma ville. (Au-delà ...  c'est le vide !)
Oui, j'aime ma ville et je râle (trop souvent) contre ceux qui ne la respectent pas.

Partager l'espace urbain ? A-t-on le choix ?

Sans politique, comment agir en faveur de mon environnement immédiat et de ceux qui le partage avec moi ?

Comment améliorer le quotidien et, ainsi, dénouer les conflits, dans ma propre tête d'abord, puis dans mes rapports avec les autres ?

La pensée devient :

" Qu'un maximum de gens puissent être heureux autour de moi " 

Je sais que j'en serai aussi bénéficiaire. Je crois en un certain " effet boule de neige " (d'autres disent " Tache d'huile "). Une autre façon de théoriser, presque économiquement, sur " une main qui (du coup) ne serait plus invisible ". Le bonheur autour de moi me fais du bien et pour le reste du monde, on verra après, une fois que j'aurai balayer devant ma porte. Et il y a du boulot !


Face à nous-même.


Repousser nos limites dans l'action collective, prendre conscience que le sort de l'humanité n'est peut-être pas forcement celui que nous-envisageons. Pour vivre au mieux avec les autres, nous devrons faire des concessions, oublier nos égoïsmes et la peur.



Bâtir le futur, jour après jour, pas à pas, sans la crainte qui tue l'esprit et conduit à l'oblitération totale. Quand la peur sera outrepassée, nous trouverons notre voie.

lundi 25 janvier 2016

Tristesse électrique


J'ai beaucoup d’interrogations et de souffrance quand je pense au Japon. 

Même si je ne suis pas de la génération MANGA, adolescent je rêvais de visiter le Japon, pour son coté moderne, techno et créatif mais aussi pour le ZEN que, gamin, la pratique des Arts Martiaux m'avait laissé entrevoir.

Sukothaî - 1996
Même si j'ai eu le bonheur de visiter l'Asie du sud-est, je n'ai pas encore eu l'opportunité d'une expérience nippone et le pays du soleil levant reste une énigme. Quelques amis voyageurs, quelques lectures aussi, me renvoyaient l'image d'un pays aux multiples contradictions où il est bien difficile de vivre. Une complexité très Rock'n'Roll !



Mars 2011 et Fukushima ont provoqué chez moi une grande crise de mélancolie.
Toutes les pertes humaines et les dégâts liés au tsunami et aussi (et surtout) la contamination due à la destruction des 4 réacteurs m'anéantissent chaque jour un peu plus.
Ce malaise a provoqué depuis, la destruction de mes liens sociaux, humains et professionnels :
Parler de radioactivité ou des centrales nucléaires m'est devenu très compliqué.


-Et puis, le futur n'est jamais écrit d'avance -
 
 

lundi 28 décembre 2015

Fukushima : L'Humanité doucement assassinée

Tous les jours, des centaines de tonnes d’eau hautement contaminées sont déversées dans le Pacifique depuis la centrale de Fukushima. Certains tentent d’alerter les autorités car tous redoutent des effets incalculables sur la santé des populations si les poissons du Pacifique continuent à être consommés.


Les spécialistes n'ont toujours pas trouvé de vraies solutions pour stopper le déversement de ce poison dans la mer. Si à Tchernobyl, on a sacrifié des hommes pour contenir la catastrophe, à Fukushima, on ne connaît même pas la situation exacte à l'intérieur de la centrale.
Quant à l'omerta et aux mensonges de TEPCO et du gouvernement japonnais qui maintiennent la population nippone dans l'ignorance, c'est peut-être le seul moyen pour qu'un mouvement de panique ne soit la cause d'un exode historique et massif.

samedi 26 décembre 2015

Joyeuses Fêtes !

Drôle, simple, palpitant, l'atome c'est ludique comme tout !



Voilà une courte sélection de cadeaux sympathiques pour les plus petits qui ont été imaginés aux États-Unis dans les années 60 autour de l'univers du nucléaire


Pédagogique petite valise ...

Ce " laboratoire des énergies atomiques " proposait plus de 150 expériences épatantes qui scandaient la magie de l'atome avec de jolies couleurs.



Pour les explorateurs, cette jolie boite jaune ....

Aujourd'hui, un compteur Geiger est un moyen de détection de la radioactivité utilisé en radioprotection. L'argumentaire sur l'emballage, vante là un merveilleux outil pour partir à la recherche d'uranium ... Un jouet plein d'avenir, sûr, instructif, et tellement excitant. Une pelle, un compteur, et hop ! 
L'aventure de pionnier de l'uranium commence ! 
Depuis leur découverte, les rayons ont été vendues à la population comme quelque chose de magique.


Alors le nucléaire ? Un jeu d'enfants ?




lundi 14 décembre 2015

Un " Grand-soir " qui devient un matin " Gueule-de-bois "

S'agit-il d'un problème d'égo ? De se placer à tous prix ?  J'imagine également que la gamelle n'aurait pas été mauvaise au Conseil Régional d'Auvergne-Rhône-Alpes.

Même si, faute de grives, nous le faisons depuis 2002, l'appel au vote anti FN sera de plus en plus contre-productif et dangereux car, tôt ou tard, il nous am
ènera à l'horreur de croire que le FN est le seul vrai parti révolutionnaire.

On attendait un " Grand Soir " et on se retrouve avec un matin " Gueule de Bois ".


Comment choisir entre la PESTE & le CHOLÉRA ?



La vision d'un futur qui donne de plus en plus envie de mourir que de sourire, feront que pour les Présidentielles en 2017, les français, ne sachant plus à quel chien se vouer, voteront surement pour l'euthanasie.

vendredi 13 novembre 2015

KRAFTWERK 3D - MC2 - Grenoble

Pour tout vous dire, je n'ai pas mis de drapeau noir et encore moins tricolore sur ces réseaux qui n'ont plus de " sociaux " que le nom. J'ai juste fermé ma gueule.

Le 13 novembre, quand tout ce bordel est arrivé, nous étions avec Bilbo, au concert holographique., de Kraftwerk  à la MC2 (maison de la culture de Grenoble).

Arrivé en retard, comme souvent, cette fois, pour cause d'une dépose trop tardive des Voodoookids chez " Tonton Vincent " et " Tata Laurence ", nous avons dû jouer des coudes pour avoir les meilleures places (pour la vision 3D) : Pas trop difficile pour un ex-punk adepte du pogo au milieu d'un public aussi mou.



Un grand moment même si, serrés comme des sardines, beaucoup tapaient des mains hors-rythme (bien sûr) ou tentaient des vidéos avec leur smartphone au son merdique.


Depuis, que j'ai l'âge de 12 ans (1975), Kraftwerk est une partie de ma vie et
 l'est de plus en plus (Robotique, Electronique, Nucléaire et Cyberpunkitude) :
 



A la fin du set, dans les odeurs corporelles des étudiants cracras et comme les rythmes electro sont ceux qui conviennent le mieux à mon métabolisme renaissant, j'avais très soif. Bilbo aussi. Alors, comme en arrivant, nous avions croisé le plus cool des habitants de cette planète (... enfin à ma connaissance),  j'envoyais un SMS à Emilio BORONALI pour boire une bière avec lui au bar :

                  -  " Tu es où mon poussin ??? "  (13 novembre 2015 - 22:34)

                  - " Rentré... Regarde les infos : Paris brule !!!! "  (13 novembre 2015 - 22:35)


samedi 24 octobre 2015

Albert Perino «Ne pas réagir, c'est acquiescer»

La relaxe d' Erri de Luca, qui était poursuivi par la justice italienne pour "incitation au sabotage" sur la ligne ferroviaire Lyon-Turin permet de faire parler de notre mouvement de résistance face à ce projet monstrueux.



Conflits d’intérêt et lobbying sont dans cette affaire, une fois de plus, la preuve de la corruption et du pourrissement total de nos élites. Si on parle de mafia et de corruption italienne liées à ce projet, on omet souvent de dire que l’immunité parlementaire propre à la France rend le travail des juges bien plus délicat ici.  Et avant de railler nos voisins transalpins, nous ferions mieux de balayer devant nos portes et de regarder ce qui se passe chez nous :
 Du coté français, l'intox des promoteurs de ce tunnel est basée sur la cupidité, l'achat des consciences et toujours les conflits d’intérêts qui au final font taire les protagonistes et les habitants de la vallée de la Maurienne : A grands coups d'argent public, les politiques locaux (pourris jusqu'à l'os) et les médias qui leur sont dévoués achètent, peu à peu, la populace pour les multinationales bétonneuses (Spie Batignolles, TCPI, Sotrabas, Eiffage TP, Ghelle, CMC di Ravennaet Cogeis), comme ce fut le cas jadis autour des centrales nucléaires). L'avidité et la cupidité aidant, la tache n'est pas bien difficile.

Affiche d'une fête sponsorisée par le chantier LGV

Après la désindustrialisation du secteur de la chimie qui a amené la dramatique crise de l'emploi dans leur vallée,, une fois de plus, les Mauriennais vont faire les frais du Monopoly et des magouilles des politicards, avec la nuance qu'aujourd'hui le propos n'est même plus industriel mais purement financier.

Ne serait-il pas plus pertinent de préparer un avenir radieux pour les jeunes de la vallée ?
Ne pourrions-nous pas laisser les anciens profiter un peu de leur age dans la sérénité ?


L'Histoire l'a montré, la Maurienne a des terres qui ont bien plus de potentiel que le tourisme de masse et des montagnes qui méritent bien mieux que la poussière d'un tunnel qui ne sera jamais achevé.

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vendredi 25 septembre 2015

#SonoErri

J'en parle depuis longtemps et réédite ce billet car, maintenant, la mobilisation est urgente !!!

28/01/2015
A Turin, le procès de l’écrivain Erri de Luca est en cours. Il est accusé de terrorisme juste pour avoir dit qu’il fallait " saboter " le tunnel de l'extravagante ligne ferroviaire à grande vitesse  Lyon-Turin".


Erri de Luca lors de son procès à Turin
 8 mois de prison sont aujourd'hui requis 
Libération en parle [ici]


Il y a une quinzaine de jours, les dirigeants mondiaux ont marché ensemble, avec derrière eux des millions de moutons bêlant " #JeSuisCharlie ! ". Mais quand, à 100 kilomètres de chez nous, un vieux montagnard est poursuivi pour " paroles et délit d'opinion ", quand la liberté d’expression est, au plus haut point, muselée, alors là, il n'y plus grand monde pour s'indigner.
Face aux menaces des biens et de l’intérêt communs, la question de la désobéissance citoyenne se pose plus que jamais.

Assez de ce monde où on est, soit un pur salaud, soit un pauvre con d'esclave !