mercredi 1 janvier 2014

2014 : une putain d'année !

Il se peut bien que 2014 soit une putain d'année.
Non pas parce que la crise va encore s'amplifier ou pour je ne sais quelle autre raison exogène.
Mais parce que 2014 marquera, pour moi, l'arrêt des neuroleptiques.
Ceci n'est pas une résolution.
Les résolutions nous focalisent sur nos défauts et nous empêchent le passage à l'acte, le changement. Les résolutions nous enkystent dans ce que nous voulons justement modifier.

Quand j'avais 21 ans, il y a 30 ans, les psychiatres m'ont étiqueté Schizophrène. J'ai vécu avec cette stigmatisation si longtemps que j'ai l'impression d'avoir toujours été un malade mental.
Mais quand je dresse un bilan de ma vie, je m’aperçois que je l'ai mener de main de maître et que les seuls cotés obscures de mon existence sont justement liés à ce diagnostique sans appel.
Que je sois schizophrène ou pas ... finalement : quelle importance ?

Cette vie, c'est la mienne. Et je n'ai finalement que trop laissé des tiers décider ce qui était bon ou pas pour moi. C'est dans la peur de la "rechute" que ma vie a été organisée. Ma maladie est celle de la crainte, celle de l'hypothèse défavorable. Et ça, c'est assez stupide. Je ne peux plus vivre dans la peur de ....
Parce que justement, j'ai encore plein de choses à faire (avec les enfants notamment), je ne peux, ne veux plus me laisser diriger par cette théorie de la peur.
Les "gardes fous" que sont les médicaments et la psychiatrie (par définition) sont devenus la plus contraignante des prisons.

Cette année, je fais péter les barreaux. Je m'évade de ce carcan. Les chaines sont trop lourdes.

Tant pis si c'est une connerie ... au moins j'aurai essayé.



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